Frédéric Gouis

Archive for the ‘Présidentielle #2012’ Category

Sarkozy doit passer devant les juges

In Le fil, Politique, Présidentielle #2012 on 23 juin 2012 at 15:08

Une semaine après que Nicolas Sarkozy soit redevenu un justiciable lambda , le sujet semble avoir quitté les chroniques. Pourtant, nombreux étaient les commentateurs, observateurs et supporters du camp d’en face qui salivaient d’impatience à l’idée de le voir entendu par un juge d’instruction.

Pour beaucoup, le sentiment de revanche, après ses cinq ans à la tête de la France, agit comme un leitmotiv. Le simple citoyen, celui qui se fait prendre au radar ou dans le métro lorsque d’autres, pour 1000 fois plus d’enjeu, passeraient à travers les mailles du filet, applaudissaient à cette idée d’égalité devant la justice. Même si les enjeux demeurent incomparables… 

Alors, oui Nicolas Sarkozy doit être entendu pour que la lumière soit faites dans deux dossiers, deux affaires de financement de campagne électorale, qui ont entretenu le doute et les fantasmes pendant les cinq années de son mandat. Celle d’Edouard Balladur en 1995 avec le dossier Karachi. Les commissions, avec effet rétro, les piscines d’intermédiaires, et autres manoeuvres d’officines. L’autre financement concerne la propre campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy, celle de 2007, via la famille Bettencourt et les avantages que ces deniers auraient pu en retirer.

Nicolas Sarkozy doit être traité tel un justiciable, non pas normal, mais lambda. Sans aucun acharnement politique. Pas le plus simple… 

Frédéric Gouis

#surleterrain, ou lorsque les députés (re)découvrent les Français

In Le fil, Présidentielle #2012, Reims on 26 mai 2012 at 22:12

Mon irritation n’est pas nouvelle à la vue de ce phénomène. Je vous en parlais déjà début avril. Ces derniers jours, elle est décuplée… La campagne pour les législatives remet les députés, et ceux qui rêvent de poser leurs fesses sur les bancs de l’Assemblée nationale, dans la nature !

Comme avant chaque rendez-vous dans les isoloirs, élus et ceux ambitionnant de l’être, redécouvrent leurs électeurs, les Français en fait. Quel est leur quotidien, leurs problèmes, leurs aspirations ? Tout à coup, les politiques en campagne devinent la vraie vie. Ou du moins viennent entretenir l’illusion qu’ils sont à l’écoute.

Bien qu’élu dans une circonscription, chaque député représente la Nation tout entière. Du coup, il n’a pas obligation de résider là où il a acquis la confiance des électeurs lui permettant de décrocher son mandat et mille choses encore… Alors, tous les cinq ans, assiste-t-on aux mêmes petites scènes. Les politiques briguant l’un des 577 fameux sésame écument leur circonscription. Comme s’ils découvraient des contrées inconnues. Sur Twitter, les candidats désignent cette tournée des popotes par le hashtag #surleterrain. Un terme qui semble sorti d’un dialogue d’un film militaire, avec de la mission commando inside. Ah moins que ce ne soit l’expression d’un sportif ? Ou d’un flic… Alors, certains politiciens en quête de voix devraient s’y rendent en 4X4. Plus prudent !

Sur le terrain… Mais quelle horrible expression ! Les Français vivraient donc sur le terrain, et les élites dans les palais de la République, bien loin de leurs homologues ?

Ce qui me navre le plus, en fait, tient dans la propension de ces chercheurs de mandats à se glorifier de se rendre dans un monde qu’ils ne connaitraient pas en le faisant savoir via twitter…

Enfin, soyez rassurés, candidats de droite comme de gauche usent de ce hashtag. Il n’est l’apanage exclusif d’aucune sensibilité politique…

Frédéric Gouis 

Vainqueur ou vaincu, leur camp va exploser….

In Le fil, Présidentielle #2012 on 8 mai 2012 at 20:52

Une lecture toute manichéenne de la situation politique française laisserait le sourire chez les élus et la tristesse dans le camp des vaincus. L’image s’avère aussi réductrice que celle de citoyen qui voit derrière chaque journaliste un agent du mal… Le paysage politique français se trouve à l’aube d’une nouvelle ère. Avant cette période, il va falloir en passer par bien des tracas. La recomposition se fera dans la douleur, les cris et les pleurs au sein des appareils…

Les législatives, dans un mois, déchirent déjà. Les luttes UMP-FN, UMP-Modem/Centristes d’une part s’annoncent sans merci après le coup de barre à droite toute de Nicolas Sarkozy. Le FN n’a pas vraiment gouté cette tentative de vidange de l’électorat et a déjà élaboré une liste noire des personnalités UMP à qui il convenait de barrer la route du Palais Bourbon. A l’UMP, on a aussi réservé à François Bayrou un petit de sa chienne sous la forme d’une candidature dans sa circonscription. Chez les centristes, en dehors de Bayrou, le silence est assourdissant. Borloo, Morin, Villepin sont aux abonnés absents, devant déjà, pour les deux premiers, régler les tracas en interne. De l’autre côté de l’échiquier politique, cela risque aussi de ruer dans les brancards. Si les EELV se dit que finalement, le programme Hollande est compatible avec le leur contre quelques maroquins ministériels, tout n’est pas aussi simple dans les 60 circonscriptions que le PS leur a réservé. Dans certaines, des socialistes plus ou moins dissidents pourraient se présenter. Quand aux circonscriptions dévolues au PS, des Verts y seront aussi sur la ligne de départ. Les accords n’engagent que ceux qui les croient. Et puis, le mariage du PS avec Jean-Luc Mélenchon, et son Front de Gauche, n’aura duré que le temps des deux semaines de l’entre deux tours de la présidentielle sous la bannière du « tout sauf Sarkozy ». Depuis, le tribun a repris ses troupes et présentera partout ou cela sera possible des candidats aux législatives face à ceux du PS.

Toutes ces luttes dans le mois à venir ne valent pas tripette en comparaison avec celles qui agitent déjà les deux principaux partis de France ! L’UMP va traverser des moments extrêmement difficiles sans son chef, celui qui faisait éteindre toute contestation interne grâce à sa maitrise de tous les leviers. Sarkozy redevenu simple justiciable, s’annonce une sacrée foire d’empoigne pour prendre le leadership en vue de la présidentielle de 2017. Jean-François Copé, actuel n°1 de l’UMP, se voit depuis des mois, pour ne pas dire des années, comme le représentant de la droite à l’explication finale de la présidentielle 2017. Problème, l’UMP regorge de tels prétendants. Fillon, Juppé (pour un retour de l’enfer…) mais aussi les Baroin, Lemaire, Pécresse et NKM se verraient bien, aussi, dans ce costume. Et puis, chacun d’eux apprécié à divers degrés les coups de barre à droite de l’ancien chef ces dernières semaines, l’exprimant avec plus ou moins de virulence. L’automne devrait être chaud pour le parti de droite. Sans parler des rendez-vous judiciaires de certains…

Le coup de chaud, au PS, c’est maintenant ! François Hollande ne prendra ses fonctions que le mardi 15 mai, dans une semaine. Autant dire que le gouvernement ne sera pas annoncé avant le lendemain. Pourtant, les médias publient des listes de ministrables qui font craindre un gouvernement d’une ampleur digne de celui d’une république polynésienne (jusqu’à plus de 20 ministres pour 280 000 habitants). Hollande, qui se veut le chantre de la morale et de la bonne gestion des fonds publics, ne peut pondre un gouvernement d’une trentaine de ministres et d’une vingtaine de secrétaires d’Etat. Autrement dit, les déçus se ramasseront à la pelle, bien plus que ceux qui connaitront au quotidien les ors de la République. Le problème s’avère identique, bien évidemment, pour Matignon, le perchoir de l’Assemblée et le poste de 1er secrétaire du parti… Sans parler de ceux, électeurs ou syndicats, chez qui il a fait naitre des aspirations à des jours meilleurs !

La course à la présidentielle et ses fols espoirs se rangent déjà dans les livres de souvenirs. Le retour au quotidien ne se fera pas dans la joie au sein de toutes les composantes de la politique française !

Frédéric Gouis

Que restera-t-il du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?

In Le fil, Présidentielle #2012 on 6 mai 2012 at 18:59

Nicolas Sarkozy, Président de la République, c’est fini en ce dimanche soir. Le président sortant n’a pu commettre un retournement de situation, digne du Saint-Etienne européen des années 70, par la grâce des abstentionnistes du 1er tour revenus en masse dans les isoloirs.

Alors, quelle trace va-t-il laisser ? On évoque souvent la France pompidolienne, les années de Gaulle, la génération Mitterrand des 80’s. Et Sarkozy ?

Le bling-bling ? La période de la crise boursio-bancairo-financièro-économique ? L’homme de la fin de la retraite à 60 ans ?

Forcément, son mandat sera marqué par la crise. Comme Thatcher est synonyme de période noire pour l’Angleterre…

Bien délicat de se prononcer sur ce que les années et l’histoire se chargeront de retenir sur son passage à la tête de la France. Pour le moment, Rue 89 sollicite les internautes pour les aider à se souvenir du quinquennat de Nicolas Sarkozy Mais, m’est avis que, ces cinq années ne feront pas des chapitres dans les prochains livres de nos élèves…

Frédéric Gouis 

Jour d’élection en Polynésie : La République pas si uniforme…

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 22 avril 2012 at 15:48

La Polynésie française a déjà voté, en ce dimanche. Comme toutes les communautés de la République française. Enfin, pas tout à fait… La décennie passée dans cette collectivité d’outremer m’a permis de couvrir moult élections, locales comme nationales. Alors, si je vis cette présidentielle depuis la métropole, voici un petit récit de mes souvenirs de scrutins, tel qu’ils se tiennent à 18 000 km de Paris.

Déjà, tout débute par des largages. Non de résistants, même si l’ambiance Radio Londres s’est emparée des réseaux sociaux, mais du matériel électoral dans les îles ne bénéficiant pas d’un aérodrome (une quinzaine de la soixantaine d’habitées sur les 118 qui composent la Polynésie française). Parfois, les bulletins de vote, professions de foi et affiches arrivent avec pas mal de retard de Paris. Pour respecter le timing, cela impose alors le recours aux avions militaires pour parachuter des documents au départ de Tahiti.

Hier, samedi, les 48 communes étaient prêtes à accueillir 189 680 électeurs (pour 270 000 habitants) pour la présidentielle. Les 12 heures actuelles en moins de décalage horaire avec Paris expliquent cette avancée pour un scrutin national (les municipales se déroulent le dimanche). Avec leur demi-heure d’avance sur Tahiti, l’archipel des îles Marquises se démarque un peu.

En dehors du rendez-vous républicain, le jour J, la Polynésie s’arrête de vivre. Pas de manifestation sportive ou culturelle, l’alcool est interdit à la vente depuis la veille au soir (non, le colonialisme existe encore…), et les supporters de chaque candidat se préparent comme pour un match de football !Le matin du scrutin, les abords du lieu unique de chaque commune qui regroupe plusieurs bureaux de vote sont pris d’assaut. D’abord par les vendeurs de boissons fraiches, de casse-croutes (oui, on ne dit pas sandwichs à Tahiti !) et de brochettes. Ensuite, les sympathisants des divers candidats mettent leur tenue à la couleur du parti qu’ils soutiennent. Et préparent leur siège pour tenir toute la journée jusqu’à la publication des résultats. Ensuite, lorsqu’il s’agit d’un scrutin local, les candidats se positionnement dans l’allée centrale, celle bordée de barrières où agglutinent les partisans avec leur tee-shirt et drapeau coloré, qu’empruntent les électeurs. Les candidats se font la course pour aller serrer la main de leurs concitoyens. Pendant ce temps-là, les mutoi, les policiers municipaux font, ou tentent d’établir, la circulation avec leur sifflet aux abords du lieu de vote, école ou mairie comme en métropole. C’est que, après avoir accompli leur devoir, les Polynésiens restent sur place, discutent, palabrent, et prennent des nouvelles de la famille… Et comme quasiment tout le monde est en famille, cela peut durer des heures… D’ailleurs, les ukulele ne tardent pas à sortir. On chante, alors. A Papeete, la capitale, un speaker aiguillonne au micro les électeurs, qui pour trouver son bureau, qui pour récupérer sa carte d’électeur, qui pour aller déplacer un pick-up qui bloque une servitude, une impasse.

Il faut savoir aussi,que le président du bureau de vote et ses assesseurs, et même les rideaux des isoloirs, affichent parfois les couleurs des partis politiques. Des fois, cela passe, d’autres fois le couperet tombe de la justice tombe, annulant le scrutin… Mais, on n’hésite jamais à afficher ses opinions politiques !Le tavana, le maire, de la commune passe la journée à attendre. Quant vient le soir, que les lumières donnent une ambiance particulière, que la douceur vient remplacer la moiteur, le dépouillement peut commencer. Après les comptage, les résultats sont proclamés par le tavana. En présence des candidats ou de leur représentant local, tous alignés cote à côte. Les perdants prennent la parole au micro officiel. Puis les vainqueurs. Et les supporters chantent, crient… C’est le signe que l’on peut aller fêter la victoire, ou tenter d’oublier la défaite, en débouchant quelques obus de Hinano, des bouteilles de 50 cl de la bière locale. Demain, on lira les résultats de tous les bureaux de vote dans les deux quotidiens locaux… Et l’on reprendra les palabres jusqu’aux prochaines élections de la République française.

Frédéric Gouis 

Bien calmement dans la queue…

On chante en attendant les résultats…

Les hommes politiques, ici Gaston Tong Sang et Philip Schyle devisent de la participation.

Les chants commencent dès le matin !

Le député-maire de Papeete Michel Buillard, et le speaker officiel, accueillent les électeurs.

Ah, ce n’était pas une élection présidentielle…

 

Présidentielle : la Résistance au secours de la twittosphère

In Le fil, Présidentielle #2012 on 19 avril 2012 at 22:00

Internet, ou le web, a décuplé l’inventivité. Ou du moins a fait exploser la diffusion de cette créativité, décuplant la médiatisation des idées et des réalisations de nombre d’esprits ingénieux. Ainsi, depuis le début de semaine, la twittosphère bouillonne… Comment contourner l’interdit découlant de la loi française au sujet de la diffusion des résultats de l’élection ? La Résistance leur est venue en aide !

Disposition engendrée par la disparité entre les différentes villes de France, les horaires de clôture du scrutin s’échelonnent entre 18 et 20 heures dimanche, la diffusion des premiers résultats demeure interdite avant 20 heures, puisque des électeurs peuvent encore voter. Les radios et les télévisions respectent -avec plus ou moins de rigueur- cette obligation depuis des lustres. La tentation, avec l’amplification via les réseaux sociaux des canaux de transmission de l’info, s’avère décuplée.

En 2007, des sites de médias Belges et Suisses avaient déjà ouvert une brève en mettant en ligne, dès 18 heures, les premières estimations « sortie des urnes » mais aussi les derniers sondages qui ne peuvent plus être rendus publics en France depuis le vendredi soir minuit, avant le dimanche du scrutin. Depuis 5 ans, Facebook et -surtout- Twitter ont changé la donne de la diffusion des nouvelles en France. Le petit oiseau bleu s’arroge désormais une part non-négligeable de la propulsion d’informations, même s’il renvoie vers des médias traditionnels. Du coup, le débat a surgit en cette dernière semaine de campagne sur les risques de diffuser, via Twitter, les résultats qui circulent dans les rédactions et les QG de campagne avant le gong libératoire de 20 heures. Les 75 000 € d’amende encourus font réfléchir les twitteurs amateurs, même si des médias traditionnels -mais rebels- agitent la menace de braver l’interdit.

L’esprit frondeur, hérité autant de de nos ancêtres gaulois que la débrouillardise et du système-D latin, semble avoir accouché de la parade pour contourner la loi sans tomber sous le couperet de la sanction : réinventer Radio Londres. Les messages codés, envoyés par l’état-major de la France Libre depuis la capitale anglaise lors de la 2nde Guerre mondiale à destination de la Résistance, devraient reprendre du service ce week-end.

En utilisant les surnoms des candidats à la présidentuelle (Flamby, le nabot, la fille de, Au miyeux, Mémé, Bisous, Grüüt, Bisou, Arlette Bis, ou ET…) vous pourrez y accoler une indication quant au % de suffrages recueillis. D’autres twitteurs envisagent de livrer des bulletins météo : « 24° à Tulle, 22° à Neuilly, 16° à Moscou, 12° dans le Béarn, 4° en Norvège… » Pour les twitters sportifs, ils pourraient lâcher des 140 signes à la façon d’une course cycliste ou de Formule 1. « Flamby de Tulle possède 2 minutes (ou tours) d’avance sur le Hongrois de Neuilly et 8 sur la Jeanne d’Arc bleue… ».

Sûrement pas aussi importants que « Les sanglots longs des violons de l’automne » ou « Il est temps de cueillir les tomates », lancés voilà près de 70 ans, les messages codés de 2012 perpétuent néanmoins la tradition de passer outre les interdits. Manque plus que le fameux « Pom, Pom, Pom, Pooom… » emprunté à Beethoven !

Frédéric Gouis

Présidentielle : Le sacro-saint dimanche 20 heures va tomber !

In Le fil, Présidentielle #2012 on 17 avril 2012 at 21:46

Cette campagne présidentielle, qui n’aura jamais décollé, s’offre une dernière polémique en fin de la course à 10. Il faut dire que, le résultat du 2nd tour paraissant acquis, le suspens n’entoure plus que quelques questions subsidiaires. Qui arrivera en tête ce dimanche ? Un 3e homme ou une 3e femme ? Le Top 5 dans quel ordre ?

La multiplication des sources d’infos « non-officielles », twitter aidant, proposant des alternatives à foison, la course aux résultats s’annonce. Les médias interrogent les médias pour savoir qui osera briser le sacro-saint dimanche 20 heures en lâchant en exclu les résultats avant tout le monde, quitte à se mettre hors-la-loi.

On connaissait, déjà usités en 2007, les sites d’infos belge (Le Soir) et suisse (TSR devenue RTS) pour savoir avant tout le monde. En 2012, les gazouillis de l’Oiseau bleu ouvrent de nouvelles perspectives. Tentantes mais punissables. Le célébrissime avocat-blogueur Maitre Eolas (http://www.maitre-eolas.fr) explique sur son compte twitter la législation en cours.

 Ce qui est permis :

– Jusqu’au 20 avril inclus, donner des liens vers les sites qui publieront ces sondages les jours interdits

– Tweeter un faux sondage ne tombe pas sous le coup de la loi

– Tweeter des sondages le jour du scrutin depuis l’étranger

Ce qui est punissable jusqu’à 75 000 € d’amende en vertu de la loi qui sanctionne la diffusion par tout moyen de résultats ou de sondages :

– Tweeter un sondage ou un lien depuis la France (même si c’est vers un site étranger) samedi 21 et dimanche 22 avril (comme les samedi 5 et dimanche 6 mai), tout comme uniquement le retweeter, que l’on soit Français ou non

Vous connaissez la précaution avec laquelle je me penche sur les sondage (mon billet du 22 mars), néanmoins, ces chiffres qui circulent le samedi et le dimanche (les fameux « sortie des urnes ») dans diverses corporations, certains n’hésitent pas à annoncer qu’ils vont les balancer et casser donc le fameux dimanche 20 heures. En voici deux :

Frédéric Gerschel « Grand reporter au Parisien. Accrédité à l’Elysée » a lâché ceci sur Twitter :

Un site « Les résultats de la présidentielle 2012 » veut « mettre en exergue l’incohérence de la législation française en matière de droit électoral. En effet, alors que la plupart des journalistes, des hommes politiques, des “insiders” connaitront les derniers tendances de la présidentielle et les résultats avant l’heure fatidique (à 20 heures) ; les citoyens doivent demeurer exclus de cette boucle. Ici, chacun pourra prendre connaissance des chiffres qui circulent à l’intérieur de ce cercle. (…) Cette initiative aurai pu se faire sur le territoire français néanmoins ce choix d’un hébergement hors de France veut renforcer le caractère absurde de cette loi. L’information est mondiale, ses sources de diffusion mondialisées ». De même, les auteurs de ce site annoncent que les deux samedi du scrutin, ils diffuseront les sondages réalisés la veille mais interdits de diffusion par la loi actuelle.

Ces initiatives risquent de se multiplier à l’avenir. A quand un média français « établi » brisant ce tabou ? En fait, une incongruité désormais…

Frédéric Gouis

Gaston Flosse : qui était le menteur ?

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 12 avril 2012 at 20:47

La venue de François Baroin, ce vendredi à Tahiti, afin de participer à un meeting de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, me rappelle un grand souvenir professionnel, me rajeunissant de plus de cinq ans !

Je me suis fait traiter de menteur publiquement. Enfin en conférence de presse à la mode polynésienne. C’est à dire avec une tripotée de militants du politique qui faisait face aux médias. Cet élu, à l’époque et encore actuellement, sénateur et représentant à l’assemblée de la Polynésie française, vous l’avez reconnu, c’est Gaston Flosse. La scène se déroulait en septembre ou octobre 2006, de mémoire, au siège de son parti, Tahoera’a Huiraatira. Aux Nouvelles de Tahiti, l’un des deux quotidiens de Polynésie qui m’accueillait à l’époque, nous avions acquis la certitude que, contrairement aux multiples déclarations de Gaston Flosse, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur mais surtout quasiment déjà candidat à la présidentielle de l’année suivante, ne se rendrait pas dans le Pacifique Sud, du moins en Polynésie. Une info béton venant -notamment- de notre correspondant à Paris qui bénéficiait de tuyaux de premier ordre.

Lors de cette conférence de presse de 2006, dont le thème m’échappe désormais, j’en profite pour interroger le « vieux lion » à ce sujet. Et là, il me lance que je suis un menteur, moi et Les Nouvelles, « Le torchon » ou « Les poubelles » comme Gaston Flosse nous baptisait. Bref, j’était un menteur, Nicolas Sarkozy lui avait promis personnellement qu’il viendrait en Polynésie. Les politiques les utilisent tant, ils doivent très bien savoir que les promesses n’engagent que ceux qui y croient… Tant durant la campagne de la présidentielle de 2007 que pendant son quinquennat, Nicolas Sarkozy n’a posé un orteil sur le sable de Polynésie française au contraire de celui de la Nouvelle-Calédonie, avec un voyage en 2011. Visiblement, il ne tenait pas à s’afficher auprès de Gaston Flosse. Mais pourquoi donc… Et cela se perpétue avec la venue en Polynésie de l’unique tête d’affiche de l’UMP avant le 1er tour de la présidentielle 2012, ce vendredi à Tahiti : ce n’est toujours pas Nicolas Sarkozy mais le sémillant François Baroin ! Près de 6 ans après, il évite toujours de poser avec Gaston Flosse.

Allez, je ne vous en veux pas, monsieur le sénateur, je n’avais aucun doute quant à l’identité du menteur entre nous deux. Le problème entourait plutôt la population que vous avez roulé dans la farine pendant des décennies. Et qui, elle, ne savait pas…

Frédéric Gouis

Un politique « sur le terrain », pas vraiment un 4×4 !

In Le fil, Présidentielle #2012 on 5 avril 2012 at 11:59

Vous narrez la campagne présidentielle présente si peu d’intérêt… Pour le moment, (enfin, il reste deux semaines, le rêve reste permis…) cette course à l’Élysée se résume à des arrestations d’islamistes devant les caméras, la tranche d’imposition à 75 % pour ceux dont les revenus excèdent un million d’euros annuel ou le débat télévisé à 10 candidats, qui se fera à 5… En fait, j’en viens à me demander à quoi ressemblerait la campagne sans internet et twitter et leur lot de micro-infos et de polémiques sur la forme ? En fait, que vaudrait cette campagne présidentielle si elle se déroulait en 1988 ? A rien ! Les grandes questions de société n’ont pas été abordés, quant à l’économie, ce sont les journalistes spécialisés qui en parlent le mieux !

Toutefois, ma colère s’explique par pire mobile. Ce qui me défrise le plus demeure les fameux déplacements « sur le terrain » selon des thématiques qui balaieraient le quotidien des Français. Mais que voient donc nos politiques durant ces plongées « en live » ? Qu’ils soient président, candidat à cette mandature, comme parlementaire ou aspirant en campagne, tous se prévalent d’aller « sur le terrain » pour prendre le pouls de la « vrai » France, celle qu’ils ne côtoient jamais. Pour avoir suffisamment couvert ces visites d’élus, où, en comparaison, le monde de Disney ferait presque figure de film d’horreur, je confirme que tout est fabriqué à l’occasion de lors de leur passage. Ce fameux « sur le terrain » tient du cinéma ! Et parfois, comme pour tourner une scène, les forces de l’ordre empêchent au quidam d’approcher… C’est pourtant lui que le politique est censé venir voir, celui qui incarne la réalité. « Sur le terrain », s’assimile donc à l’illusion pour tous. Nos élus pensent en repartir en ayant tout vu. Et compris. Quant au commun des mortels, celui qui reçoit le dignitaire, il croit que ses remarques, revendications ou conseils, seront pris en compte. Poudre aux yeux !

Je me souviens d’un maire d’une grande agglomération qui se baladait seul dans sa ville. Pour la voir réellement vivre, prendre son pouls, la sentir sans tous les artifices dus à son rang. Il discutait, sans une batterie de chargés de com et de spin-doctors, avec ses concitoyens. Il ne venait pas réciter un nouveau chapitre du story-telling écrit par sa « cellule riposte ». Il échangeait. Un exemple du siècle précédant…

Aujourd’hui, être « sur le terrain », c’est autant le dire que le faire. Cela permet de d’entretenir l’existence d’une certaine proximité avec les administrés. Enfin, ceux qui y croient encore… D’autres remettent à la mode le porte-à-porte. Comme de vulgaires témoins de l’Église des Saints des Dernier Jours ! Enfin, le principal demeure de montrer sa tête, son empathie et de passer sur les écrans. Ah, pardon, sur le terrain…

Frédéric Gouis 

Les unes doivent encore pouvoir être orange -ou pas- !

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 2 avril 2012 at 21:42

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En découvrant cette une, ce matin, j’ai très fortement pensé à mes amis et anciens collègues de Tahiti. Libé, comme Le Figaro, rivalisent actuellement de une très engagées. La période de l’élection présidentielle s’y prête même si la campagne s’assimile pour le moment à une surfaceuse. Pour les novices en hockey sur glace, sous ce vocable se cache la machine permettant de refaire la glace de la patinoire, mais uniquement en surface. Le fond, les programmes, sont à peine évoqués par les deux principaux candidats. L’un s’est affranchi de celui décidé par son parti, se contentant d’annonces. L’autre oublie son bilan et n’a toujours pas de programme… Donc, les quotidiens surfent sur les petites phrases, les polémiques, l’accessoire. La forme pas le fond. Un régal pour des quotidiens qui doivent se renouveler et arrivent parfois 24 h après les sites, les pure-players et twitter… Et la, cette une fait remonter dans mon esprit les gros brainstorming qui entouraient la réalisation de cette vitrine quotidienne des Nouvelles de Tahiti. Tant d’interrogations, d’ajustements, de remises en cause pour accoucher d’une feuille à la vie si éphémère au final… Surtout, ces choix se réalisaient avec une latitude totale. Alors là, je voudrais juste leur dire que je pense fort à eux. L’info est un combat pour la démocratie. L’info l’a fait avancer, a libéré les paroles. Un retour en arrière est impensable. Impossible. Les quotidiens de Polynésie doivent pouvoir proposer encore des une comme celle-ci. Et pas seulement en raison de sa couleur orange !

 

Frédéric Gouis


Ce que cachent les instituts sur les sondages 

In Le fil, Présidentielle #2012 on 22 mars 2012 at 21:44

 

Avez-vous déjà entendu parler du document ci-dessus ? Très probablement pas…
En effet, dans les médias, ce tableau de chiffres qui figure dans l’étude complète de chaque sondage, n’est -quasiment- jamais évoqué. Et pour cause ! Les instituts ne vont pas se tirer une balle dans le pied.
En résumé, pour les non spécialistes de statistiques, ces « mentions obligatoires » (comme le nombre de personnes sondées, par quel moyen et à quelle date), viennent mettre à mal la répétition de ces mesures de l’opinion.
Eh oui, lorsque l’on entend ou lit que tel candidat perd 1 ou 2 points, qu’un autre en gagne 1,5 et que le troisième fait du surplace, tout cela peut très bien se révéler complètement… faux. Et même inverse à la réalité !
Les instituts de sondage l’admettent : avec un échantillon de 1 000 personnes (le plus usité) pour des taux entre 10 et 30% d’intention de vote, la marge d’erreur varie de +/- 1,8 point à +/- 2,8 points…
A 30% annoncé par le sondage, le candidat peut donc être en réalité à 27,2% ou 32,8%…
A 20%, le candidat bénéficie d’une intention de vote comprise entre 17,5 et 22,5%…
A 10%, il est entre 8,2 et 11,8%…
Désormais, vous allez accueillir différemment « le dernier sondage qui marque un tournant dans la campagne »…

 

Frédéric Gouis 


La campagne va commencer

In Le fil, Présidentielle #2012 on 4 mars 2012 at 20:00

Ben voilà… L’élection présidentielle approche. Peut-être serait-il opportun de le rappeler aux candidats, quand même ! N’est-il pas temps de débuter la campagne, Mesdames, Messieurs !

Ah, on m’indique dans l’oreillette que cela a déjà débuté… Quoi ? Ces joutes se nomment campagne électorale ? Dois-je rappeler les grands thèmes des dernières semaines ? L’épuration des magistrats et fonctionnaires par François Hollande ainsi que la viande halal à la cantine si les étrangers acquièrent le droit de vote, deux affirmations de Nicolas Sarkozy… Le ticket de métro à 4€ de NKM… Nicolas Sarkozy comparé à Poutine ou Berlusconi par Najat Vallaud-Belkacem… Hollande qui a vu « un petit garçon » en parlant de Sarkozy et du Fouquet’s… Qu’est ce que l’on se marre ! Et l’on vous épargne les Mélanchonades, les Lepenerie, les Jolyeries ou les Pouthouades… (Les autres ayant disparu des écrans radars…) Le niveau de cette campagne, flirtant avec les jacinthes qui commencent à pointer, me consterne. Quoi ? Ce n’est pas pire qu’en 2007 ou 2002 ? Pas l’impression… Surtout, la situation économique, financière et sociale me semble un peu plus préoccupante à régler que ces piques de campagne.

Alors, pourquoi ? Les responsables sont-ils à chercher du côté des journalistes qui se font un délice de relayer ces petites phrases et d’en faire des tonnes sur si peu au final ?

Et si, le fact checking qui, grâce à internet et sa somme de données, permet de démonter un mensonge en quelques minutes, faisait que les candidats n’osent plus se prononcer sur un thème, donner des chiffres, des idées, un programme ? La peur de se faire bacher les maintient-ils dans cet ersatz de débats d’idées qu’est devenu ce jeu des petites phrases et des annonces de mesures symboliques…

Allez, optimisme… A moins de 50 jours du 1er tour, et si la campagne débutait avec Sarkozy, mardi soir à France 2, et Hollande, jeudi à Reims ? Le reste, pour le moment, n’est que fioritures !

Frédéric Gouis  

La tendance s’est inversée

In Le fil, Présidentielle #2012, Reims on 28 février 2012 at 13:21

Il caracole en tête depuis le début de ce marathon amenant à la consécration. Pour le moment, tout allait bien, les petits coups durs passagers avaient toujours été suivis d’éclatantes remise aux points alors que l’adversaire N°1 tergiversait, prenait son temps, subissait les revers et semblait déjà hors course dans cette conquête du Graal. Mais à voir les têtes lundi soir, quelque chose a changé. Les mouches ont changé d’âne. Le challenger, même s’il demeure derrière dans les classements, semble avoir trouvé un nouveau souffle, grâce à une force de caractère qui le remet dans une dynamique positive. Quand au leader, il enchaîne les revers, les gaffes, les coups de moins bien… Le sacre, déjà gravé dans le marbre selon certains chroniqueurs, est largement remis en cause, désormais… Ce lundi 27 février 2012 finira peut-être dans les livres d’histoire. Néanmoins, le chemin s’avère encore long, la route semée d’embuches et les retournements de situation toujours possible d’ici mai et le clap final. 

Bien évidemment, vous l’avez compris, je vous parle football, du Stade de Reims et de Sedan après la victoire de ces derniers (1-2), lundi soir à Delaune… Certes, Reims demeure dans le trio de tête, celui qui permet d’aller évoluer en Ligue 1 la saison prochaine. Toutefois, la façon dont Sedan a fait chuter les Rémois laisse à penser que les Ardennais peuvent encore croire à leur étoile, et intégrer, peut-être au détriment des Stadistes, le club des trois !

Frédéric Gouis 


Il faut savoir se retirer

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 22 février 2012 at 21:42

 

Choisir, c’est renoncer“ lançait souvent, du milieu de l’open-space, mon chef SR favori dans une autre vie. Alors, oui, choisir de décrocher, en l’occurence, c’est renoncer. Renoncer parfois à toute une série de petits avantages, une notoriété, une reconnaissance, toutes ces attentions qui flattent l’ego.

 

En politique, cela semble délicat pour beaucoup qui attendent parfois de se faire rattrapper par la patrouille, qui les met alors d’office à la retraite après quelques condamnation ou privation de droits civiques, pour comprendre qu’il faut ranger l’écharpe tricolore.

 

Là, vous pensez que je vais encore glosser sur Gaston Flosse, le sénateur-réprésentant de l’assemblée de Polynésie française. A 81 ans en juin, il ne veut décrocher et s’accroche encore et toujours alors que son premier mandat national date de… 1978. En France, il n’est pas seul ! Prenez Jack Lang… Le député-Tour-de-France se verrait bien au perchoir de l’assemblée nationale. A 72 ans, ministre pour la première fois voilà trois décennies, il cherche encore un dernier rôle de premier plan, n’envisageant visiblement sa sortie que par ce passage par une grande porte. Désespérant… Dans le camp d’en face, Jean-Claude Gaudin affiche le même age mais garde toujours la barre de Marseille, la 2e ville de France, influençant à Paris depuis un tiers de siècle…

 

Nos politiques pourraient s’inspirer des sportifs. Non pas pour les combines, le recours au dopage, mais sur le fait que beaucoup évitent l’année, la saison ou le match de trop… Guy Roux l’a compris, après une ultime tentative à Lens à 69 ans, en 2007. Depuis, il commente partout et fait plus de pub que Johnny H. Un autre syndrome. Sinon, on risque d’aller vers de grosses désillusions. N’est ce pas Sir Alex Ferguson ou Jeannie Longo ?

Alors, en politique comme en sport, ce n’est pas à un âge fixe qu’il faut savoir décrocher ou raccrocher, mais après un certain nombre de mandat ou de saisons. Quand les jambes, ou les électeurs, n’en peuvent plus ! Se retirer, un art maitrisé seulement par les plus grands.

Frédéric Gouis


Il ne faut qu’un seul mandat de président

In Présidentielle #2012 on 15 février 2012 at 22:04

Voilà, c’est fait. Le sortant se représente pour un nouveau mandat. Pendant trois mois, jusqu’au 6 mai prochain, la France se retrouve sans Président de la République, l’actuel devenant candidat officiellement. Je sais, les perfides m’indiquent dans l’oreillette que cela fait des mois déjà que le candidat a pris le pas sur le Président. Néanmoins, la situation économique et financière actuelle ne nécessite-t-elle pas l’impérieux besoin de s’éviter une nouvelle carence ? D’ailleurs, NKM devrait démissionner dès samedi pour devenir porte-parole du candidat, son ministère sera refilé à un autre membre du gouvernement, histoire de gérer les affaires courantes, comme une vulgaire sous-division communale…

Je ne vois qu’une solution pour éviter cette période de flottement plus que pénalisante pour une communauté de 65 millions d’âmes : le mandat unique à l’Elysée ! Ainsi, celui qui termine son quinquennat l’exerce jusqu’au bout, ses décisions sont alors prises dans l’intérêt de la France et non le sien en tant que candidat. Et puis, cette limitation au mandat unique a le mérite de renouveler nos dirigeants. Cinq ans, c’est déjà assez essorant, éreintant, non ? Là, je sais, vous allez me mettre sous le nez le contre-exemple de Poutine, devenu Premier ministre, après son mandat de Président, et qui se voit déjà à nouveau tsar. Vous ne pensez tout de même pas comparer la France à la Russie. Un peu de sérieux ! 

Frédéric Gouis

Course à l’Elysée, l’après se joue déjà

In Présidentielle #2012 on 13 février 2012 at 22:53

Alors, que le scoop le plus recherché depuis quelques jours tient dans la date et le média que va choisir Nicolas Sarkozy pour annoncer sa candidature pour un second quinquennat, les jeux seraient déjà fait. Du moins à en croire ce qui se trame déjà dans les deux partis omnipotents… Le 60-40 a tué le suspens ? Les sondeurs prennent des gants, rappelant 1995, la chute de Balladur, et un Chirac qui bondit dans les sondages. Sauf que Chirac ne sortait pas de cinq ans d’exercice du pouvoir et d’une tourmente mondiale…

D’ailleurs, la guerre interne à l’UMP fait rage en vue de 2017, le deuil de 2012 ayant déjà été acté. « Le Mouvement Populaire » n’a visiblement rien à envier au PS, ses courants, ses rivalités et ses coups tordus. L’interview du Figaro Mag de samedi, le coup de barre à droite toute du futur candidat, s’il a ramené Christine Boutin dans les clous, a fait tiquer les Gaullistes-sociaux, les ex-UDF… L’UMP va-t-elle exploser en cas de retour dans l’opposition en mai ? Tout dépendra des législatives qui suivront juin et de l’ampleur, alors, d’un nouveau revers.

Quant au PS, loin des caméras, on se montre très confiant. Tant et si bien qu’une autre lutte s’est engagés pour la distribution des sucettes: Premier ministre, portefeuilles régaliens, le perchoir du Palais Bourbon et même une simple place autour de la table le mercredi matin…

Mais, les porteurs de bonnes paroles qui se répandent du matin au soir devant les micros tendus vont nous l’assurer jusqu’au 6 mai, rien n’est fait ! On ne sait jamais, tout est possible. N’est-ce pas Monsieur Strauss-Kahn…

Frédéric Gouis