Frédéric Gouis

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La Polynésie filmée autrement, suite et fin

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 29 juin 2012 at 22:19

Je vous avais déjà parlé de ce surf trip dans un post précédent.

Voici les derniers épisodes, on y voit la Polynésie -un peu- autrement.

Le 2e, le 3e épisode et la fin… Régalez-vous !

Fred

Sarkozy doit passer devant les juges

In Le fil, Politique, Présidentielle #2012 on 23 juin 2012 at 15:08

Une semaine après que Nicolas Sarkozy soit redevenu un justiciable lambda , le sujet semble avoir quitté les chroniques. Pourtant, nombreux étaient les commentateurs, observateurs et supporters du camp d’en face qui salivaient d’impatience à l’idée de le voir entendu par un juge d’instruction.

Pour beaucoup, le sentiment de revanche, après ses cinq ans à la tête de la France, agit comme un leitmotiv. Le simple citoyen, celui qui se fait prendre au radar ou dans le métro lorsque d’autres, pour 1000 fois plus d’enjeu, passeraient à travers les mailles du filet, applaudissaient à cette idée d’égalité devant la justice. Même si les enjeux demeurent incomparables… 

Alors, oui Nicolas Sarkozy doit être entendu pour que la lumière soit faites dans deux dossiers, deux affaires de financement de campagne électorale, qui ont entretenu le doute et les fantasmes pendant les cinq années de son mandat. Celle d’Edouard Balladur en 1995 avec le dossier Karachi. Les commissions, avec effet rétro, les piscines d’intermédiaires, et autres manoeuvres d’officines. L’autre financement concerne la propre campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy, celle de 2007, via la famille Bettencourt et les avantages que ces deniers auraient pu en retirer.

Nicolas Sarkozy doit être traité tel un justiciable, non pas normal, mais lambda. Sans aucun acharnement politique. Pas le plus simple… 

Frédéric Gouis

Kelly Slater est le plus grand sportif de tous les temps !

In Surf & Foot on 21 juin 2012 at 11:28

© Frédéric Gouis

Forcément, les puristes vont tiquer. Oui, c’est Quiksilver, son sponsor depuis 20 ans, qui lance le débat. Le surfeur américain Kelly Slater est-il le plus grand sportif de tous les temps ? Le débat pourrait être vicié dès le départ.

D’ailleurs, la belle infographie (ci-dessous) qui vient étayer le propos de la marque de surfwear prend en compte des critères, comment dire, so US… Le nombre de couvertures de magazines, combien les artistes avec qui il a enregistré des albums ont collectionné de disque d’or (WTF !)… Les puristes peuvent s’étouffer et noter aussi que nos amis Australiens de Quik oublient allègrement pour leur comparatif des sportifs du dimanche comme Pelé, Borg, Jesse Owens, Mark Spitz, Mohamed Ali, Maradona, Fangio, Carl Lewis, Merckx ou Nadia Comaneci…

Néanmoins, Slater peut afficher 11 titres de champion du monde. Même notre Sébastien Loeb dans une discipline qui se concourt à trois postulants au titre n’y est pas encore… Comme aucun autre sportif de l’histoire. Ensuite KS dure, dure… Entre son 1er et son 11e titre mondial, il s’est écoulé 19 ans. Et ce n’est pas fini ! Il est actuellement 2e au ranking de la saison en ayant loupé une des quatre épreuves de la saison, car blessé. Cette longévité, contrairement à certaines autres disciplines, ne s’explique pas par une stagnation du niveau. Bien au contraire. Les surfeurs actuels utilisent leur board comme un skate. On est loin du surf de compétition presque pépère des années 90. Pourtant, à la fin c’est toujours King Slater qui l’emporte, signe qu’il a largement fait évoluer son style pour coller aux standards du moment.

D’ailleurs, s’il n’avait pas rangé ses planches pendant quatre années, au tournant du siècle, quinze trophées de champion du monde ne seraient-ils pas alignés sur sa cheminée ? Quoi que, son exceptionnelle longévité peut s’expliquer aussi par ce break loin de la compétition.

Alors, oui, ce classement peut prêter à sourire. Pourtant Slater ne doit néanmoins pas se trouver bien éloigné de la place de N°1. Et pas qu’en surf…

Frédéric Gouis 

On peut aussi filmer la Polynésie authentique

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 19 juin 2012 at 20:16

Forcément, il s’avère difficile d’éviter quelques clichés. Néanmoins, ce surf-trip en Polynésie nous propose d’aller au-delà des images traditionnelles de riders pour s’intéresser, un peu, à la population locale… Et puis, s’explique -enfin- pourquoi le vert symbolise aussi la Polynésie. Allez, cliquez sur l’image pour 10 minutes de bonheur…

Fred

Thierry Roland était Français, point !

In Le fil, Médias, Surf & Foot on 16 juin 2012 at 16:21

Avant de former le duo le plus célèbre des médias français, Thierry Roland avait interviewé le footballeur Jean-Michel Larqué (Photo L’Equipe)

Il n’était ni Syrien, ni Egyptien, Birman ou SDF du coin de votre rue. Pourtant, aujourd’hui, il occulte le reste de l’actualité, bien que disparu. Le décès de Thierry Roland prend des proportions démesurées pour certains. Qu’un journaliste, de sport qui plus est, accapare le temps médiatique déclenche des crises d’urticaire chez les gens à œillères…

Certes, Thierry Roland n’a pas fait avancer l’humanité, guidé un peuple vers le mieux-être ou révolutionné le quotidien de ses congénères. Tout juste incarnait-il, à l’échelle de la France, le sport le plus populaire, celui qui réunit le plus d’humains à l’unisson, plus que nul autre événement : le football.

Pas besoin de dérouler son palmarès, ses 13 coupe du monde, ses 9 Euros… Sa voix, reconnaissable entre mille autres, agit comme une madeleine pour moi comme sûrement beaucoup de Français. Pour ceux de ma génération, il fût sûrement l’un des éléments déclencheurs de notre volonté d’embrasser la carrière de journaliste de sport.

Alors, oui, ses travers, entre misogynie et esprit colonialiste, resteront aussi dans nos mémoires. Mais, en fait, n’était-il pas tout simplement qu’un Français ? Celui qui refait -certes- le monde au Café du commerce déclamant des avis à l’emporte-pièce mais n’en est pas moins, dans le même temps, attentionné avec son prochain…

Forcément, l’arrivé de Canal+, ses commentateurs encyclopédiques et parfois si lisse, avait fait tomber un voile sépia sur Thierry Roland. Il n’en restait pas moins une icône tricolore, marquant à jamais le soir du 12 juillet 1998 avec son «Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille ! Enfin, le plus tard possible… Ah, c’est superbe ! Quel pied… Oh putain !»

Oui, oh putain !

Frédéric Gouis

Et bientôt, les matchs à 4 heures du mat’…

In Médias, Surf & Foot on 9 juin 2012 at 23:13

Dans un futur plus ou moins proche, les matchs de football, et pourquoi pas d’autres sports, se joueront devant des spectateurs triés sur le volet, ceux qui génèrent des rentrées suffisamment substantielles en assistant à ces matchs dans les loges et autres sièges surtaxés. Plus aucun public ne sera requis…

Bon, on ne sait pas trop qui achètera les maillots et écharpes de supporters que tentent de nous fourguer les clubs chaque saison en changeant le modèle du maillot, en sortant même trois, histoire de multiplier les possibilités de chiffre d’affaires… Les clubs pourront peut-être utiliser ces surplus de merchandising pour équiper les supporters qu’ils auront acheté pour donner une impression de vie dans le stade, comme ces Belges qui s’offrent aux plus offrant lors de l’Euro…

Il faut dire que le public aurait sacrément une drôle d’envie que de venir au stade ! On y jouera les matches à 4 heures du matin… C’est le créneau qu’auront décidé les télévisions. Normal, elles lâcheront des milliards d’euros de droits. Et, comme le disait Michel Rocard, « qui paye, contrôle ! »

Pour la saison prochaine. BeInsport va en verser 20 petits millions pour que les matchs démarrent entre 18 heures et 19 heures le vendredi et laisse la place à 20 heures à un match de Ligue 1 acheté à prix d’or. Les stades seront déjà vide dans quelques semaines. Dommage pour ceux qui viennent de faire investir les collectivités dans un stade tout neuf…. 

Frédéric Gouis

Le collectif SOS-Ligue2 a lancé une pétition en ligne contre ce nouvel horaire.

L’envers du décor de France-Serbie à Reims

In L'envers du décor, Reims, Surf & Foot on 1 juin 2012 at 13:48

Ce que vous n’avez pas vu à la télévision hier soir, ce que vous ne lirez pas aujourd’hui : l’envers du décor de France-Serbie, match de football préparatoire à l’Euro, jeudi soir à Reims…

Qui dit équipe de France, dit TF1. Donc, Bixente Lizarazu et Christian Jean-Pierre… En seconde période, des agents de la sécurité se sont postés à côté d’eux car des spectateurs venaient à 50 cm les prendre en photo… Oui, le stade Delaune n’est pas adapté pour recevoir 200 journalistes comme hier soir…

La fanfare pour les hymnes, les pubs locales recouvertes, le sigle de la FFF et de l’UEFA, c’est bien gala !

Certaines journalistes se sont retrouvés perchés sous le toit de la tribune. Impressionnant pour disséquer les dézonages des attaquants Bleus…

La zone mixte. En dehors du décor, dans le parking VIP du stade, « on a fait pareil la semaine dernière à Valenciennes », nous a expliqué un responsable de la FFF, c’est l’organisation qui est assez délirante. Les joueurs doivent passer entre un cordon de sécurité qui parque les journalistes des différents types de médias et ces panneaux publicitaires. Certains ne s’arrêteront pas (Nasri, Ménez, Benzema…) d’autres vont y assurer leur part médiatique.

Le podium où Laurent Blanc va donner sa conférence de presse d’après-match, notamment pour les journalistes de presse écrite. Là, encore nous sommes dans le parking, sous la tribune officielle, à deux pas des bus des joueurs et des motards de la police qui les escorte.

Hatem Ben Arfa devant une dizaine de caméras. Pourtant, sa prestation n’a pas fait briller la nuit rémoise.

Florent Malouda ne va pas se faire disputer par le chef de presse de la Fédé bien qu’il ne se trouve pas devant les pubs, car il répond à des radios. Pas d’image, pas de pub !

C’est un peu la foire d’empoigne. Aussi, on utilise les gros moyens pour faire le son de Philippe Mexès !

Certains petits malins vont passer derrière les pubs. Pas Malouda, Mexès et Koscielny.

Pendant la conférence de presse de Laurent Blanc, les journalistes de presse écrite tapent directement les propos du sélectionneur sur leur ordi. L’horloge tourne et les pages doivent se remplir au siège !

Karim Benzema n’a pas voulu répondre à des télés. Mais le sourire est là pour des photos avec des personnes de la sécurité.

Après être allé faire un radio dans une clinique toute proche pendant la rencontre, Yann M’vila repart avec des béquilles. Pas gagné pour l’Euro…

Après la conférence de presse pour l’écrit, Laurent Blanc repasse en zone-mixte pour les radios et tv.

Il est près de minuit. Le bus des Bleus quitte le stade avec une escorte de motards mais aussi de CRS à pied jusqu’au premier carrefour.

 

Frédéric Gouis