Frédéric Gouis

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La tendance s’est inversée

In Le fil, Présidentielle #2012, Reims on 28 février 2012 at 13:21

Il caracole en tête depuis le début de ce marathon amenant à la consécration. Pour le moment, tout allait bien, les petits coups durs passagers avaient toujours été suivis d’éclatantes remise aux points alors que l’adversaire N°1 tergiversait, prenait son temps, subissait les revers et semblait déjà hors course dans cette conquête du Graal. Mais à voir les têtes lundi soir, quelque chose a changé. Les mouches ont changé d’âne. Le challenger, même s’il demeure derrière dans les classements, semble avoir trouvé un nouveau souffle, grâce à une force de caractère qui le remet dans une dynamique positive. Quand au leader, il enchaîne les revers, les gaffes, les coups de moins bien… Le sacre, déjà gravé dans le marbre selon certains chroniqueurs, est largement remis en cause, désormais… Ce lundi 27 février 2012 finira peut-être dans les livres d’histoire. Néanmoins, le chemin s’avère encore long, la route semée d’embuches et les retournements de situation toujours possible d’ici mai et le clap final. 

Bien évidemment, vous l’avez compris, je vous parle football, du Stade de Reims et de Sedan après la victoire de ces derniers (1-2), lundi soir à Delaune… Certes, Reims demeure dans le trio de tête, celui qui permet d’aller évoluer en Ligue 1 la saison prochaine. Toutefois, la façon dont Sedan a fait chuter les Rémois laisse à penser que les Ardennais peuvent encore croire à leur étoile, et intégrer, peut-être au détriment des Stadistes, le club des trois !

Frédéric Gouis 


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Teahupoo, la France et le surf

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 25 février 2012 at 15:42

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Vous allez me prendre pour un mono maniaque… Taper encore sur L’Equipe pour un sujet de surf, cela va devenir un exercice convenu du week-end. Pourtant, David Michel arrive de plus en plus à vendre le surf. Le Mag consacre ainsi un reportage à Gabriel Medina ce samedi. Dans le quotidien, il présente les cinq qui vont tenter de faire la nique à King Slater, en quête d’un 12e titre mondial. Bon, le tahitien Michel Bourez est encore oublié. Une habitude… Et puis, figure le programme de la saison. Hossegor est imprimé en gras pour signaler que l’étape se déroule en France. Pas Teahupoo.
Tahiti, ce n’est pas la France ? Le drapeau tricolore flotte bien à Papeete, non ? Un jour, ce pays sera peut être indépendant. Pas encore, là n’est pas le sujet de ce papier. Alors, que L’Equipe mette Teahupoo en gras ! L’étape polynésienne du circuit mondial le mérite tant.


F.G.

La Seine-Maritime mérite le classement à l’Unesco

In Le fil, LH Beach - Le Havre on 23 février 2012 at 21:55

 

La Seine-Maritime, son rivage, ses falaises, la vallée de la Seine, ces paysages de ma région méritent bien une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, non ? 

Allez, regardez ces images, ce film, oubliez un peu le commentaire… Vous allez voir, vous aller vous régaler ! 

Le site officiel est

 

F.G.




Il faut savoir se retirer

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 22 février 2012 at 21:42

 

Choisir, c’est renoncer“ lançait souvent, du milieu de l’open-space, mon chef SR favori dans une autre vie. Alors, oui, choisir de décrocher, en l’occurence, c’est renoncer. Renoncer parfois à toute une série de petits avantages, une notoriété, une reconnaissance, toutes ces attentions qui flattent l’ego.

 

En politique, cela semble délicat pour beaucoup qui attendent parfois de se faire rattrapper par la patrouille, qui les met alors d’office à la retraite après quelques condamnation ou privation de droits civiques, pour comprendre qu’il faut ranger l’écharpe tricolore.

 

Là, vous pensez que je vais encore glosser sur Gaston Flosse, le sénateur-réprésentant de l’assemblée de Polynésie française. A 81 ans en juin, il ne veut décrocher et s’accroche encore et toujours alors que son premier mandat national date de… 1978. En France, il n’est pas seul ! Prenez Jack Lang… Le député-Tour-de-France se verrait bien au perchoir de l’assemblée nationale. A 72 ans, ministre pour la première fois voilà trois décennies, il cherche encore un dernier rôle de premier plan, n’envisageant visiblement sa sortie que par ce passage par une grande porte. Désespérant… Dans le camp d’en face, Jean-Claude Gaudin affiche le même age mais garde toujours la barre de Marseille, la 2e ville de France, influençant à Paris depuis un tiers de siècle…

 

Nos politiques pourraient s’inspirer des sportifs. Non pas pour les combines, le recours au dopage, mais sur le fait que beaucoup évitent l’année, la saison ou le match de trop… Guy Roux l’a compris, après une ultime tentative à Lens à 69 ans, en 2007. Depuis, il commente partout et fait plus de pub que Johnny H. Un autre syndrome. Sinon, on risque d’aller vers de grosses désillusions. N’est ce pas Sir Alex Ferguson ou Jeannie Longo ?

Alors, en politique comme en sport, ce n’est pas à un âge fixe qu’il faut savoir décrocher ou raccrocher, mais après un certain nombre de mandat ou de saisons. Quand les jambes, ou les électeurs, n’en peuvent plus ! Se retirer, un art maitrisé seulement par les plus grands.

Frédéric Gouis


Le monde n’est pas bipolaire

In Le fil on 20 février 2012 at 21:43

 

Alors, comme cela, le monde serait manichéen ? Le bien d’un côté, le mal de l’autre. Le noir ou le blanc ; le pour et le contre !

 

Et le gris ? Et l’abstention ? Qui peut se prévaloir de posséder LA solution. Celle qui s’impose à toutes les autres. Personne ! Les diplomates le savent trop bien, tout est une question de compromis, de petits pas, de mains tendues vers l’autre, de solution médiane. Etre opposé à une idée ne signifie pas donner sa caution à celle qui lui fait face dans son exact opposé !

 

Le système à deux têtes, le clivage, la bipolarité, “moi ou le chaos“, rien de cela n’est moteur de progrès ! Alors, être contre n’indique pas embrasser le point de vue de l’autre… Ainsi, on peut ne pas aimer le PSG, sans pour autant idolatrer Marseille mais avoir dans son coeur le HAC ou les Verts de 76 ; on peut aussi ne pas goûter au talent de Picasso, pas plus qu’à celui de Gauguin, et leur préferer Monet ou Cézanne…

 

La diversité, voilà la richesse d’une civilisation. D’ailleurs, l’esprit critique permet de faire avancer une démocratie. Du moins, la maintenir à un niveau sufissament éloigné de la monarchie…

Frédéric Gouis



La Polynésie n’échappera jamais aux clichés…

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 19 février 2012 at 16:37

 

Très louable intention, je leur avais soumis le sujet en… 1999, L’Equipe Mag consacre ce week-end un reportage sur Hawaiki Nui Va’a. Sur six pages, cette course de pirogues polynésiennes à balancier, est décrite. Son ambiance, sa dureté…

 

Problème, comme souvent au sujet de la Polynésie, on tombe très vite dans la sucession de clichés. C’est -presque- normal, ce pays d’outremer français étant si peu connu en métropole qu’il en est réduit aux plages, aux cocotiers sur les plages, aux maohi tatoués sur les plages. Ou à l’eau turquoise du lagon… Le vernis n’a pas été gratté, la culture à peine évoquée. Dommage ! D’ailleurs, l’auteur, Frédéric Pelatan (je ne le connaissais pas) n’a pas effleuré ce qui, à l’instar d’autres sports, commence à gangréner le va’a polynésien, le dopage. Il ne s’est pas interrogé sur la performance surhumaine de ces rameurs qui avalent 125 km, dont près de 100 en pleine mer, en trois jours.

 

Et puis, nous, journalistes, détestons cela. Pourtant, pitié, faites relire vos papiers lorsque vous ne maitrisez pas assez le sujet. Cela évite de parler de “la baie de Tahaa“, de “la pagaie“, de “maha, plat traditionnel“, de “la pale“ ou de “la Heiva“ ! A force de lire autant de fautes sur un thème que tu maîtrises, comment ne pas en venir à douter fortement de ce qui est imprimé sur les autres pages. Que l’on ne s’étonne pas ensuite du peu de confiance des Français envers les médias…

 

De ce reportage, restent les images de carte postale, signées Sébastien Boué. Dommage, le ciel était gris pour l’arrivée à Matira. Quoi, Bora n’est plus irradiée de soleil ? Certains clichés foutent le camp !

 

Frédéric Gouis


Le nouveau stade du Havre sera trop grand en National !

In LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 18 février 2012 at 22:32

En août prochain, une fois tus les flonflons des festivités d’inauguration, lors de la première journée de championnat à domicile, le nouveau stade du Havre risque de sonner le creux ! L’affiche ne sera pas estampillée L1. Pas de Marseille, de Lyon, de PSG ou de Saint-Etienne, mais plutôt Niort, Nimes… Et redoutons que ce ne soit pas Quevilly ou Le Poirée-sur-Vie !

Mon expert préféré, présent au MMArena vendredi soir pour la déroute face au Mans (3-1), m’a glissé dans l’oreillette : “cela ne ressemble plus à rien…“ Le pire est que cela dure depuis un petit moment déjà. Sept matches sans victoire, dont cinq face à des équipes classées au-delà de la15e place. La dernière victoire qui remonte au 25 novembre…

Alors, tout peut être évoqué, les deux matches en retard, le froid, le ballon qui tourne moins vite, l’arbitre, le match à Marseille, le vol qui s’est mal passé, le gamin qui s’est réveillé la nuit ou le Président qui veut pas laisser partir un joueur en Angleterre… Le classement ne trompe pas : HAC se retrouve 12e avec seulement quatre points d’avance sur le 1er relégable. Les faits sont là. D’ailleurs, vendredi soir, Cédric Daury, le coach a admis : “il faut être lucide devant nos manques… On n’a pas les qualités et les moyens de nos ambitions…“

Voilà, voilà… Les ambitions. Parlons-en. Une remontée dans les deux ans, après la descente en 2009. Deux saisons ne suffisent pas. Ce sera donc la troisième ? Bah nous y sommes… Alors, où est le problème ?

Les joueurs ? Oui, à en croire Cédric Daury. Les 24 de cette année, la vingtaine qui nous ont quitté depuis 2010 ? Bah, sûrement un peu. Quoi que, en jetant un oeil sur la liste de ceux qui ne portent plus le maillot ciel et marine (Revault, Kana-Biyik, Aït Ben Idir, Fofana, Anin, Jovial, Allasane, Diallo, Lesage…), voilà une ossature a fière allure, non ? Après, qui recrute ces joueurs aux qualités éloignées de nos ambitions ?

Passons au coach. La première année, c’est le traumatisme du calvaire en ligue 1 et la descente qui s’avèrent lourds à digérer. La 2e saison, on ne sait plus trop, mais son contrat est renouvelé alors qu’il n’a pas atteint son objectif. Cette année ? Bah, il vient d’avouer son impuissance…

Le président ? Depuis son accession à la tête du club, voilà 12 ans, son objectif tient dans l’inauguration du nouveau stade. Sans quoi ? Il sait faire de la place à la Cavée en vendant nos jeunes plus ou moins bien (les deux derniers, ayant visiblement été pas trop mal vendus, Fofana à Lyon et l’inconnu Prince-Désir Gouano à la Juve, mais cela équilibre peu le pillage des Pogba, Nzogbia, Anin, Kana, Mandanda…). Enfin, du coup, on a à peine le temps de les voir en équipe fanion ! Dès lors, on peut se demander à quoi sert les sommes dépensées dans le centre de formation ? Faute de permettre d’apporter des éléments à l’équipe première, (4 seulement cette saison Placide, Nestor, Fontaine, Mendes) il rapporte quelques milliers d’euros, histoire d’équilibrer un budget dont le déficit permanent ne semble alerter personne, quant bien même un joueur venant de Vannes (Rivière pour le nommer), “fait un effort financier“ en signant au HAC. WTF !

Pendant ce temps, Loulou Nicollin, son embonpoint, sa classe de play-boy à toutes épreuves, son budget à 38 ridicules millions d’euros, fait la nique au pétrodollars du PSG. Pour info, avec 20 à 22 millions de budget en 2008-2009, le HAC avait terminé 20e. Il est sur le terrain, le problème ? 

Frédéric Gouis

Mise à jour dimanche à 10 h 20 :

Le budget de Montpellier n’est que de 36 millions d’euros selon L’Equipe du jour.

Il ne faut qu’un seul mandat de président

In Présidentielle #2012 on 15 février 2012 at 22:04

Voilà, c’est fait. Le sortant se représente pour un nouveau mandat. Pendant trois mois, jusqu’au 6 mai prochain, la France se retrouve sans Président de la République, l’actuel devenant candidat officiellement. Je sais, les perfides m’indiquent dans l’oreillette que cela fait des mois déjà que le candidat a pris le pas sur le Président. Néanmoins, la situation économique et financière actuelle ne nécessite-t-elle pas l’impérieux besoin de s’éviter une nouvelle carence ? D’ailleurs, NKM devrait démissionner dès samedi pour devenir porte-parole du candidat, son ministère sera refilé à un autre membre du gouvernement, histoire de gérer les affaires courantes, comme une vulgaire sous-division communale…

Je ne vois qu’une solution pour éviter cette période de flottement plus que pénalisante pour une communauté de 65 millions d’âmes : le mandat unique à l’Elysée ! Ainsi, celui qui termine son quinquennat l’exerce jusqu’au bout, ses décisions sont alors prises dans l’intérêt de la France et non le sien en tant que candidat. Et puis, cette limitation au mandat unique a le mérite de renouveler nos dirigeants. Cinq ans, c’est déjà assez essorant, éreintant, non ? Là, je sais, vous allez me mettre sous le nez le contre-exemple de Poutine, devenu Premier ministre, après son mandat de Président, et qui se voit déjà à nouveau tsar. Vous ne pensez tout de même pas comparer la France à la Russie. Un peu de sérieux ! 

Frédéric Gouis

Course à l’Elysée, l’après se joue déjà

In Présidentielle #2012 on 13 février 2012 at 22:53

Alors, que le scoop le plus recherché depuis quelques jours tient dans la date et le média que va choisir Nicolas Sarkozy pour annoncer sa candidature pour un second quinquennat, les jeux seraient déjà fait. Du moins à en croire ce qui se trame déjà dans les deux partis omnipotents… Le 60-40 a tué le suspens ? Les sondeurs prennent des gants, rappelant 1995, la chute de Balladur, et un Chirac qui bondit dans les sondages. Sauf que Chirac ne sortait pas de cinq ans d’exercice du pouvoir et d’une tourmente mondiale…

D’ailleurs, la guerre interne à l’UMP fait rage en vue de 2017, le deuil de 2012 ayant déjà été acté. « Le Mouvement Populaire » n’a visiblement rien à envier au PS, ses courants, ses rivalités et ses coups tordus. L’interview du Figaro Mag de samedi, le coup de barre à droite toute du futur candidat, s’il a ramené Christine Boutin dans les clous, a fait tiquer les Gaullistes-sociaux, les ex-UDF… L’UMP va-t-elle exploser en cas de retour dans l’opposition en mai ? Tout dépendra des législatives qui suivront juin et de l’ampleur, alors, d’un nouveau revers.

Quant au PS, loin des caméras, on se montre très confiant. Tant et si bien qu’une autre lutte s’est engagés pour la distribution des sucettes: Premier ministre, portefeuilles régaliens, le perchoir du Palais Bourbon et même une simple place autour de la table le mercredi matin…

Mais, les porteurs de bonnes paroles qui se répandent du matin au soir devant les micros tendus vont nous l’assurer jusqu’au 6 mai, rien n’est fait ! On ne sait jamais, tout est possible. N’est-ce pas Monsieur Strauss-Kahn…

Frédéric Gouis

Le rugby, un sport encore amateur

In Surf & Foot on 13 février 2012 at 21:56

Le fiasco de samedi soir, au Stade de France, permet de mesurer le gouffre qui sépare encore le rugby du professionalisme.

Depuis plusieurs jours, tous les indices d’une température négative s’affichaient pour samedi soir à Paris. Sauf qu’a priori rien n’a été fait pour trouver une solution de repli. Certes, on a baché, soufflé le chaud. Surtout, les organisateurs ont laissé les événements s’enchainer, les spectateurs se rendre à Saint-Denis, qu’ils viennent du sud-ouest, de Bretagne ou d’Irlande, comme si de rien n’était. Pour finalement annuler le match au moment prévu du coup d’envoi comme une vulgaire rencontre de championnat Honneur, demandant alors à ceux qui avaient dépensé des dizaines d’euros pour rien de rentrer gentiment chez eux, sans ranchonner.

Qui est responsable ? La fédé, l’IRB, le comité des VI nations ? Peu importe, toutes les entités, comme l’entourage direct de l’équipe de France, ont fait preuve d’un amateurisme qui sent bon le rugby cassoulet des années 60 ou 70…

Tant que le rugby ne sortira pas de cette époque des gros pardessus, il va s’avèrer difficile pour cette activité de prétendre à intégrer le gotha des sports pros. Et on n’évoque même pas le fait de programmer des matches internationaux simultanément à des journées de championnat de l’élite. Le rugby est le seul sport collectif dans ce cas…

Le football n’est pas mieux loti en matière d’infrastructures et de prévisions, va-t-on me rétorquer. Il suffit de constater le nombre de matches reportés depuis deux semaines, même si des moyens colossaux ont été utilisés pour tenter d’éviter le gel les terrains. Des moyens que l’on peut juger hallucinants alors que dans le même temps certains cherchent un toit pour se protéger du froid. Autre débat. Mais le football français n’est pas dans le top mondial, le manque de professionalisme ambiant surprenant d’ailleurs le nouvel entraineur du PSG…

Pour en revenir au rugby, les gros pardessus sont ils prêts à laisser la place à des gens qui savent proposer et mettre sur pied un spectacle ? Car, n’en déplaise aux intégristes du sport de grand-papa, le rugby actuel, qui veut se faire aussi gros, n’est plus une activité d’amateurs. Mais pas encore un spectacle pro.  

Frédéric Gouis

Et Bourez, il compte pour des prunes ?

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 12 février 2012 at 22:03

Surf – Plus que 10 jours… La planète surf ronge son leach. Le grand cirque bleu reprend sa tournée mondiale le 25 pour onze étapes. Slater va-t-il pouvoir, et vouloir, aller chercher un 12e titre ? La jeune garde -sans complexe- apparue l’an passé, les Gabriel Medina et John John Florence, peut-elle réitérer sur une saison ce qu’elle a laissé entrevoir l’an passé ? Les chroniqueurs s’interrogent. Nous aussi.

Choisissant le prisme tricolore pour présenter cette saison, L’Equipe Mag de samedi a choisi de consacrer trois pages à Jérèmy Florès. Si David Michel, le spécialiste du surf à L’Equipe, qui joue des biscotos pour faire de la place à la discipline dans les pages du quotidien ou de l’hebdo, soit remercié, le choix de Florès interpelle…

Certes, il a remporté Pipeline, mecque du surf. C’était en 2010. D’ailleurs, Hawaii et Teahupoo sont largement évoqué dans ce reportage. Teahupoo… Ah oui, le spot de Tahiti ! Tahiti… mais c’est Michel Bourez ! Hélas, pas une seule fois le surfeur polynésien n’est cité dans ce papier. On y évoque Raimana Van Bastolaer, Heiarii Williams, sommités locales du horue*, mais pas celui qui a terminé la saison 2011 à la 6e place mondiale, le meilleur résultat jamais obtenu par un surfeur français…

Alors oui, Michel n’est pas du genre à tirer la couverture, à faire des déclarations fracassantes. Pourtant, à l’aube de sa 4e année sur le tour mondial, Bourez se trouve à un tournant de sa carrière. A 26 ans, cette saison doit le voir basculer vers le top, ceux qui remportent ces étapes du tour planétaire et jouent la couronne mondiale. Sa puissance, ses trois années d’apprentissage de l’élite, tout cela met les indicateurs au vert pour la Mission : podium.

Rendez-vous dans quelques mois, sans oublier la deuxième quinzaine d’août, au bout de la route à l’extrême sud de Tahiti… Peut-être qu’alors L’Equipe retrouvera la trace de Michel Bourez…

Frédéric Gouis

 

*Horue : surf en reo tahiti, la langue tahitienne