Frédéric Gouis

Archive for the ‘LH Beach – Le Havre’ Category

Football : déjà le calendrier… avant les changements de date !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Reims, Surf & Foot on 30 mai 2012 at 20:20

Le nouveau ballon officiel de la Ligue 1 qui honore les 19 clubs champions de France de l’histoire…

Montpellier se remet à peine des festivités Loulesques entourant son premier titre de champion de France ; les joueurs de Reims se shampooinent encore le crane pour effacer la teinture rouge dont ils avaient trouvé utile de badigeonner leurs cheveux pour fêter la montée en L1 ; à Auxerre, les réunions s’enchainent pour tenter de comprendre l’inexplicable alors qu’au Mans et au Havre, on peine à retrouver sa respiration après le gros ouf de soulagement à l’idée d’avoir évité la descente en National. Et puis, la période des transferts débute à peine. Le magazine But n’a pas encore annoncé Drogba à l’OM et Cristiano Ronaldo au PSG. Ah… On me glisse que c’était déjà fait pour Drogba… Enfin, l’heure demeure à se remettre des émotions de la saison, achevée voilà à peine deux semaines, histoire d’être en forme le 8 juin et l’ouverture de l’Euro en Pologne et Ukraine. 

Pourtant, la Ligue nationale de football laisse à peine tout le monde respirer en publiant ce soir les calendriers de L1 et L2. Du coup, sonne déjà l’heure des premiers cochages d’agenda, négociations conjugales et élaborations de déplacements masculins dans des « stades mythiques » pour justifier d’y consacrer un week-end…

Maintenant, les calendriers de L1 et L2 tout frais qu’ils sont, vont passer à la moulinette des grilles TV. En plus de Canal +, l’arrivée de Al-Jazeera, avec BeInSport, va chambouler les journées de L1 : Du vendredi au dimanche soir. Par ricochet, la L2 pourrait débuter à 18 heures le vendredi… Nos dirigeants du football professionnel français pourront ensuite organiser des séminaires pour plancher sur la baisse de fréquentation en L2…

Frédéric Gouis

> Pour info, voici les dates de quelques affiches…

Ligue 1 :

Reims va commencer à domicile, le samedi 11 août face à Marseille, acueillir le champion Montpellier le samedi 15 septembre, le derby face à Troyes se déroulera le 27 octobre, le PSG viendra le 2 mars et Lyon le 6 avril…

Ligue 2

Vendredi 27 juillet, la 1ère journée :
Angers – Sedan
Auxerre – Nîmes
Châteauroux – Laval

Dijon – Guingamp

Gaz. Ajaccio – Caen
Le Havre – Arles-Avignon
Lens – Le Mans
Monaco – Tours
Nantes – Istres
Niort – Clermont

Vendredi 2 novembre : Caen – Le Havre
Vendredi 23 novembre : Sedan – Le Havre

Vendredi 5 avril : Le Havre – Caen

Vendredi 19 avril : Le Havre – Sedan

Derniers regards sur Deschaseaux

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 21 mai 2012 at 21:40

Promis, c’est la dernière fois que je vous bassine avec le -désormais- ancien stade du Havre, Jules-Deschaseaux. Vendredi soir, le HAC y a livré sa dernière prestation face à Angers (3-0). Voici ces derniers regards sur l’endroit qui a rythmé mes émois footballistiques depuis près de 40 ans…

Frédéric Gouis

Champagne en tribune de presse pour la der’…

Le coup de sifflet final… 80 ans d’histoire se referment sur ce stade.

La tribune officielle s’est vidée. Bientôt, la tribune de presse ne résonnera plus des bruits de claviers…

Le but adossé au Kop, lieu fétiche pour attaquer en 2e mi-temps. Comme pour les trois buts de vendredi soir. Ou un 11 mai 1985 avec Pascal Pain…

Le voile tombe sur Deschaseaux…

Il faut se résoudre à quitter les lieux…

Adieu…

Adieu Deschaseaux…

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 16 mai 2012 at 14:02

Deschaseaux, avant la nouvelle tribune sud, au milieu des années 80… (Photo D.R.)

La piste en cendrée, les bancs en bois, peints en bordeaux, de la tribune sud, les piliers de la tribune nord, rue de Verdun, avant qu’elle ne s’appelle Paul Langlois, de son vivant, en 1983, je crois. Le tableau d’affichage du virage Harfleur (eh, oui, la piste d’athlé obligeait les tribunes derrière les buts à être arrondies…) avec ses panneaux blanc et chiffres noirs pour indiquer le score…. Et puis, la fosse du 3 000 steeple et le bac de réception en sable de la longueur, placés côté Kop. Puis vinrent les travaux. Des tribunes découvertes d’abord puis les toits et la nouvelle tribune sud, après le retour en L1 de 1985…

Le but de Cavéglia de près de 50 mètres sur un bourbier contre le Saint-Etienne de Coupet au milieu des 90’s…

Le Kop, les Rocky Strangers, « Ce sont onze garçons qui aiment jouer au ballon… », les pom-pom girls avec leur perruque ciel et marine, et cet orchestre qui jouait du Johnny à la mi-temps…

83e : « Ti’Pain » qui part de son camp, récupère la balle, élimine un défenseur mulhousien, résiste au retour d’un autre, et, arrivé à l’entrée de la surface, décoche une frappe du gauche côté kop… Buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuutttttttttttttttttttt !

Les missiles sol-air de Teddy Bertin…

Un HAC-PSG en août 1986, juste après le France-Brésil de légende à Guadalajara, et la tribune Harfleur qui réserve une ovation à Joël Bats, à l’époque au PSG pour avoir écrit l’histoire des Bleus le mois précédent…

La classe de Jean-Pierre Bourgier avec son maillot vert et son N°1…

Vikash Dhorasoo qui fait un tour d’honneur sur les épaules d’un coéquipier pour son départ…

Cinq ans auparavant, Michel Rio quitte la pelouse, jette son maillot. Vikash Dhorasoo le remplace et fait ses grands débuts en Ligue 1…

Les moustaches de Didier Notheaux et Guy David…

Un 7-2 en D3 face à Guingamp pour un premier match en nocturne. A l’époque, selon la rumeur, la puissance lumineuse était quasiment unique en France, seulement dépassée par celle du Parc des Princes. J’ai jamais vérifié…

Paul Langlois qui fait le tour du terrain pour placer les ramasseurs de balle et salue le public au fur et à mesure qu’il chemine devant les tribunes…

Un souvenir d’un des premiers matches en D2. Un été, avec Jean-Claude Garnier comme recrue. Vu l’affluence, on nous envoyait, les gamins, au pied de la tribune sud, sur la piste en cendrée…

Les déboulés de Ibou Ba, pas encore peroxydé, sur son aile droite…

La piste, qui avait été coupée à la fin des années 70 avec des grillages derrière chaque but. Du coup, le public pouvait s’y rendre. Enfin, surtout les gamins de mon âge à l’époque…

Un quadruplé de Merry Krimau face à Toulon et Olmeta en 85-86, un match remporté 4-3…

Les tournois internationaux juniors dans les 70’s avec des noms de clubs qui faisaient rêver : Benfica, Bolton…

L’ovation en plein match pour la retraite de mon ami Christophe Revault, footballeur d’un autre temps par sa mentalité…

Le tunnel de la tribune sud jusqu’au milieu des années 80 : du grillage avec des portes que l’on refermait pour faire passer les joueurs et rouvrait ensuite pour que le public circule dans cette tribune…

Un match de rugby en 91, France-Roumanie…

Les lever de rideaux avec Christian Anthoo et Vikash Dhorasso, pupilles, qui faisaient se lever le stade. L’un a percé, l’autre pas…

Le 1 000e match du Variétés ,en lever de rideau du HAC-Bordeaux. Ce devait être en 1987, avec Rensenbrink, Puskas et Blanco…

Les coups de patte du gauche de Jean-Mich’ Lesage…

L »envahissement du terrain, le 11 mai 1985, après avoir passé le match les bras en l’air, dans un escalier du kop, trop serré, pour pouvoir s’allumer une clope… J’enjambe les grillages et vais embrasser la pelouse devant chaque but…

Le but de la tête sur corner de Krimau face à l’OM à l’été 85. Joseph-Antoine Bell battu côté kop. Le premier but et succès du HAC en Ligue depuis 23 ans !

Edmond Baraffe, entraineur mais aussi joueur, qui se faisait applaudir rien qu’en enlevant son survêtement sur le banc, signe qu’il allait entrer en jeu…

Ces souvenirs sont attachés au HAC, Havre Athletic Club, et se sont déroulés dans le cadre du stade Jules-Deschaseaux depuis près de 40 ans. Une âme, un monde, une ambiance entoure de lieu qui m’a fait rencontrer bien des gens. Certains sont devenus mes frères… Voilà, tout cela se termine. Ce stade accueille ce vendredi son dernier match du HAC, 80 ans après son inauguration. Salut Deschaz !

Frédéric Gouis

PS : Pour connaître l’histoire de ce stade, allez sur ce blog. Il me semble assez bien documenté même si je persiste à dire que le Pays Bas-Tchécoslovaquie de la coupe du monde 1938 s’est bien déroulé à Deschaseaux et non à la Cavée Verte.

HAC : tous ensemble !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 3 mai 2012 at 12:44

La situation est grave. Le HAC risque de se retrouver en National, la 3e division du football français. 

Face à Reims, le public a joué son rôle. Les joueurs font ce qu’ils peuvent. Pour avoir assisté à ce match, impossible de leur reprocher une volonté de se battre défaillante. Après, pour le talent, on savait déjà qu’aucun ne peut postuler à une place au Barça…

Même si tout ne fût pas parfait, on peut émettre des critiques sur le coaching, le maintien de certains joueurs sur la pelouse, ou non, Cédric Daury les a bougé, emmenant tout le monde s’entrainer à l’historique Cavée-Verte. A Lens, 400 supporters sont venus encore encourager leur équipe. Rien n’y a fait.

Il reste trois matchs pour encore y croire. Tout doit être fait pour continuer d’aller dans le même sens : maintenir le club en Ligue 2
Cette union sacrée doit se matérialiser un maximum au sein du club…
Pourtant, le compte twitter @Club1872 qui gère la commercialisation des loges du nouveau stade, une entité donc directement liée au club du HAC, a balancé mercredi après-midi une rumeur qui court depuis plusieurs jours, certes, mais lui donnant ainsi une force décuplée (« si le HAC relaie l’info c’est que cela doit être vrai… » pense le lecteur). Il s’agit du remplacement de Cédric Daury par Régis Brouard, le coach de Quevilly…

Joli façon de déstabliser le coach alors que, même si je ne partage pas tous ses choix, c’est un soutien total qu’il devrait recevoir ! A l’heure où chacun se serre les coudes, certains au sein du HAC chercheraient-ils à tout faire péter ? Certains nourrissent-ils des intérêts pour faire chanceler des personnes au sein du club, ne visant pas uniquement des membres du staff technique ? On n’ose y croire…

Alors, penchons pour la maladresse, un retwitt automatique….
Vendredi, et lors des deux semaines à venir, c’est à l’unisson que doit se présenter le HAC, tous les dirigeants, comme le staff technique et les joueurs, les supporters, le public, et même tout le Havre, je dirais…

Déjà que les chances s’amenuisent (sont nécessaires au moins une défaite de Metz ou du Mans si le HAC aligne trois victoires ; deux succès et un nul pour nos Havrais si Metz ou Le Mans décrochent moins de deux victoires), il est temps que l’union prônée par tous se concrétise, dépassant les intérêts personnels. 140 ans de maillot ciel et marine nous regardent…

FrédéricGouis 

Le football, la panacée pour la province

In LH Beach - Le Havre, Reims, Surf & Foot on 14 avril 2012 at 18:06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà de mon attachement pour ces deux clubs de football, professionnel pour le Stade, sentimental et filial pour le HAC, leur fin de saison s’avère primordiale. Pour eux et encore plus pour leur cité.

Depuis 1979, le club phare du Havre n’a connu que la Ligue 1 ou 2, le monde professionnel du football hexagonal. Le HAC, c’est une histoire qui dure depuis 14 décennies toutes rondes. Alors, une relégation en National, obscure 3e niveau du football français, tient de l’impensable. Depuis 1979, le Stade de Reims a laissé l’élite du foot tricolore continuer son chemin sans lui. 33 ans loin des meilleurs, pour un club unique, un club mythique dans le coeur de millions de Français pour ses épopées et ses deux finales de Coupe d’Europe dans les années 50, cela ressemble à une petite mort. Alors, redécouvrir la L1 au terme d’une saison qui ne les a jamais vu quitté le podium, le trio synonyme de sésame, cela devient comme une évidence pour Reims. Pour le HAC comme pour le Stade, rien n’y acquis. Le stress peut arriver tant les enjeux vont au-delà de la sphère sportive. Au-delà du ballon rond, quoi !

A Reims, malgré les efforts de « Invest in Reims » et de son soleil qui se lève à l’est, passé le champagne et la cathédrale, économiquement, donc médiatiquement, l’encéphalogramme reste plat… Le moniteur indique la même platitude du côté du Havre. En dehors de son port, même s’il devient celui du futur Grand Paris, la réputation flirte avec le néant.

Le football pro, surtout la L1, tient d’unique manière d’exister médiatiquement chaque semaine pour bien des villes … Auxerre, Lens, Laval ou Guingamp seraient inconnues sans le football. OK, ce sont des petites villes. Montpellier, Nantes ou Metz, des métropoles régionales, existent médiatiquement, économiquement par ricochet, par le football, le sport collectif en général.

Alors, vous comprenez l’extrême importance de monter pour Reims, ou de se maintenir en L2 pour le HAC…

Frédéric Gouis

Hugues-Christos, le divorce qui gâche tout

In LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 11 avril 2012 at 21:12

Tout ça pour ça ! Mettre un terme à près de deux décennies de collaboration par une petite interview sans photo dans un bas de page de L’Equipe !

Ne partageant pas leur quotidien, je ne connais pas toutes les coulisses des relations entre le nageur havrais Hugues Duboscq et son désormais ex-entraineur Christos Paparrodopoulos. Néanmoins, cette séparation m’inspire plusieurs commentaires.

Certes, cette décision intervient près une grosse déconvenue lors des championnats de France, le mois dernier. Hugues n’a pas claqué les minimas pour décrocher sa sélection pour les JO de Londres. Pour le moment, c’est avec un survêtement de remplaçant pour le relais 4 nages qu’il pourrait participer à ses quatrième Jeux. Mais, surtout, ce rendez-vous d’août sera le dernier de la carrière d’Hugues avant sa retraite sportive à 31 ans. Alors, que cela se fasse avec ou sans Christos lors de ces quatre derniers mois, j’ai comme l’impression que cela n’y changera rien. Faut-il gâcher ces 20 ans de collaboration si près de la fin ? C’est un peu comme lorsqu’un couple divorce à 80 ans !

En fait, cette rupture semblait sous-jacente depuis septembre et la mise à l’écart partielle de Christos, Hugues préférant s’attacher le services de deux autres entraineurs. Alors oui, si les reproches faits par Hugues dans L’Equipe, qui pointe du doigt les absences de Christos après ses derniers échecs, paraissent surprenants, le fil semblait déjà rompu entre les deux hommes. Je conserve mon jugement, un champion comme on n’en fait plus, sur Hugues tout comme celui sur le sorcier grec, Christos, qui ne peut être étranger à sa carrière, même avec son tempérament bouillonnant de grec ! Alors, encore une fois, j’ai peur que cette décision ne change rien sportivement. Sauf à gâcher le fin d’une belle histoire, ponctuée d’une brouette de médailles et de records, entre un entraineur et son nageur…

 Frédéric Gouis 

The Boat Race, ou HAC vs HAC

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 6 avril 2012 at 09:49

Ce samedi se tient une compétition unique. Comme souvent, nos voisins British ne font pas dans la demi-mesure. L’épreuve a tout simplement été baptisée « The Boat Race », la course de bateaux. Rien que cela ! Sous ce terme, empreint de la modestie de la perfide Albion, se cache la course d’aviron opposant, depuis 1829, les universités d’Oxford à celle de Cambridge avec pour théâtre la Tamise.

Et là, vous me voyez venir avec mes grandes chaussures de sport. Oxford… Cambridge… Le marine… Le ciel… Vous pensez que je vais encore vous saouler avec le HAC. Pour ceux qui n’ayant pas encore connu la joie d’écouter mon récit sur les racines du HAC, Havre Athletic Club, je vous la fais courte. Le premier club de France de football et de rugby, le HAC, naquit en 1872 par la volonté d’employés anglais de compagnies maritimes installés au Havre. La moitié d’entre eux affichaient un diplôme d’Oxford, l’autre de Cambridge. Pour éviter des querelles séculaires, comme seuls nos amis British savent les générer, il fût établi que les couleurs du HAC seraient pour moitié le marine d’Oxford et pour autre moitié le ciel de Cambridge. Voilà pour l’histoire.

Demain, pour la 158e fois, les rameurs de ces deux universités se retrouve aviron à la main, le ciel face au marine. Pour suivre The Boat Race, cette course que seul les Anglais pouvaient imaginer et perpétuer, il faudra se brancher sur Eurosport à partir de 15 h 15 en France.

Ce sera donc HAC vs HAC… Pour une fois, nos couleurs ne devraient pas laisser échapper la victoire. Merci les Anglais !

Frédéric Gouis

MAJ : Le HAC ciel, Cambridge, l’a emporté pour la 81e fois cet après-midi. Oxford, HAC marine, reste à 76 victoires. Une course encore épique…

HAC : continuons d’être unique !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 29 mars 2012 at 21:10

 

Le dépit des supporters marseillais fait peine à voir. Et ces mots, ce raisonnement, ces attitudes, viennent confirmer l’idée qu’entre le sud et le nord, les différences s’avèrent bien établies. Même si l’on entend des paroles et assiste à des comportements identiques au Havre, à Deschaseaux. Ma ville, mon stade… Ne copions pas cette outrance !

Certes, ce n’est pas simple de vivre une telle passion viscérale, accrochée au coeur comme d’autres se pâment pour la musique des années 70 ou le golf… Avec la nôtre, aimer et supporter un club de foot, que cherche-t-on ? Rêver un peu, non ? Déjà espérer. Parfois pleurer, comme le soir d’une finale de Coupe de Normandie, perdue aux tirs au but face à Rouen en 1976. Pleurer aussi un 11 mai 1985 au soir. De joie, cette fois. OK, deux mains suffisent pour compter les joies que le HAC nous a procuré depuis une décennie… Mais espérer ces émotions, voilà ce qui doit nous pousser à aimer et supporter notre HAC pour les (re)vivre. On les guette, longtemps parfois, pour des moments fugaces de bonheur. Alors, maso ? Possible…

Mais de là à lancer des grèves des encouragements. D’autres étaient bien restés dans le bus, remarquez… C‘est tout aussi con. Avec tous le respect que je nourris pour le public lensois (qui a utilisé ce moyen de grogne, lundi soir à Bollaert), c’est d’un nullisime. Vous payez une place pour assister à un spectacle, dont vous êtes un des acteurs (encore une fois, à Lens, ce n’est pas un vain mot). Et au final, en ne jouant pas votre rôle, vous, vous auto-pénalisez, vous le payeur. Ce gréviste n’aide pas son équipe. Quant à ceux qui sont payés pour produire le spectacle, les joueurs, ils s’en foutent comme de leurs premières Copa Mundial que les encouragements ne descendent pas des tribunes… Lorsque le public en arrive à se rebeller ainsi, la plupart des joueurs quittent le club en fin de saison, tant la situation sent la mort. Mais qui est là au mois d’août suivant ? Les mêmes supporters et le public qui s’enfile les matches de la division inférieure, tout en continuant à lâcher ses euros à l’entrée…

Alors, oui, soutenons le HAC. On s’en fout du président, de l’entraineur, des joueurs. C’est le maillot qu’il faut sauver ! Car oui, le HAC c’est unique ! « On va au HAC », ne l’oublions pas. Le maillot, qu’il soit Airness cette saison ou Nike l’an prochain, sera toujours ciel et marine en hommage à nos créateurs, étudiants venus d’Oxford et de Cambridge, qui, en plus de s’affronter sur la Tamise à coups d’aviron, jouaient déjà au foot, et ont importé ce sport naissant de l’autre côté du Channel.

Je ne veux faire taire les critiques. Je pratique aussi cette activité… D’ailleurs, l’épaisseur de notre dépit n’est-il pas à l’échelle de notre amour pour le HAC ? Je ne vais pas vous la refaire avec le coup du « je vais au HAC » et non pas « je vais au foot » ou « à Deschaseaux ». Quoi que… Bientôt, le nom du nouveau stade va animer les débats. Et faire nombre de déçus. Du coup, nous irons « au HAC » ! Alors quitte à payer, autant que ce soit pour continuer à espérer, à rêver, de vivre des moments de bonheur. Même s’ils sont fugaces. Notre ville possède le privilège d’abriter un club unique. Faisons tout pour le conserver ! Le HAC, mes que un club !

Frédéric Gouis

@FredGouis                             

Hugues Duboscq, un champion comme on n’en fait plus

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 25 mars 2012 at 19:27

Les derniers championnats de France de la carrière du Havrais Hugues Duboscq sont terminés. Il les quitte avec un seul titre et un temps trop juste pour participer aux Jeux Olympiques en individuel. Incongru. Mais sans déclencher des vagues à l’échelle de la nation, la une de L’Equipe ou un psychodrame sur les réseaux sociaux. Dans la discrétion, il accepte la sentence sportive. A 31 ans en août, il n’est plus ce qu’il a été. Au titre des « nageurs supplémentaires » pour le relais 4 nages, il sera néanmoins à Londres l’été prochain pour ses quatrième JO, ce qui doit être unique pour un nageur français. Il s’en fout d’être unique. Les médias aussi, d’ailleurs.

C’est toute la singularité du spécialiste de la brasse. Autant son entraineur historique, celui qui l’a découvert, poli et permis d’assurer une présence au plus haut niveau international depuis 12 ans, Christos Paparodopoulos, « le sorcier grec », fait montre d’un enthousiasme et d’une ferveur débordante, la marque méditerranéenne. Autant Hugues n’a jamais poussé une gueulante ou s’est répandu dans les journaux. Péter plus haut que son cul, ce n’est pas lui.

Personnellement, j’ai couvert ses premiers championnats de France seniors, en 98 à Amiens. Il découvrait le haut-niveau national non pas avec des yeux ahuris, non pas avec une envie de tout manger, non, normalement selon ses codes, comme un vulgaire championnat départemental. Ce n’était pas un dû. Ce n’était pas plus un rêve. Depuis 15 ans, il est comme cela Hugues Duboscq. Des milliers de km, tôt le matin à la piscine du Cours de la République l’ont endurci, mais il ne s’est jamais plaint. Jamais, il n’a rechigné pas plus qu’il n’a tiré la couverture, fait la star au Havre. Fin 2001, j’ai encore eu la chance de le côtoyer. Un stage à Tahiti sous la houlette de Lionel Horter. Il logeait, avec notamment Roxana Maracineanu, alors seule championne du monde française de l’histoire et vice-championne olympique, dans les locaux de l’institut des sports de Polynésie. Un vulgaire Creps des années 70, délaissant les hôtels de luxe qui leur tendaient pourtant les bras. Et à 6 heures, tous les matins, il se rendait à pied à la petite piscine de 25 mètres voisine, tirant les lignes d’eau et livrant les nouvelles du Havre.

Forcément, les livres d’histoire du sport retiendront ses 43 titres de champion de France, dont le dernier cette semaine sur 200 brasse, ses trois médailles olympiques (2004 et 2008), les 17 fois au total où il est monté sur un podium international. Pour ma part, le souvenir d’un garçon d’une humilité sans borne, d’une disponibilité extrême, et d’une fidélité au Havre restera gravé dans ma mémoire. Allez, il reste encore les JO pour profiter de sa singularité, espérer le voir sortir du placard et signer une sortie à la mesure de sa carrière. Unique !

Frédéric Gouis 

La Seine-Maritime mérite le classement à l’Unesco

In Le fil, LH Beach - Le Havre on 23 février 2012 at 21:55

 

La Seine-Maritime, son rivage, ses falaises, la vallée de la Seine, ces paysages de ma région méritent bien une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, non ? 

Allez, regardez ces images, ce film, oubliez un peu le commentaire… Vous allez voir, vous aller vous régaler ! 

Le site officiel est

 

F.G.




Le nouveau stade du Havre sera trop grand en National !

In LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 18 février 2012 at 22:32

En août prochain, une fois tus les flonflons des festivités d’inauguration, lors de la première journée de championnat à domicile, le nouveau stade du Havre risque de sonner le creux ! L’affiche ne sera pas estampillée L1. Pas de Marseille, de Lyon, de PSG ou de Saint-Etienne, mais plutôt Niort, Nimes… Et redoutons que ce ne soit pas Quevilly ou Le Poirée-sur-Vie !

Mon expert préféré, présent au MMArena vendredi soir pour la déroute face au Mans (3-1), m’a glissé dans l’oreillette : “cela ne ressemble plus à rien…“ Le pire est que cela dure depuis un petit moment déjà. Sept matches sans victoire, dont cinq face à des équipes classées au-delà de la15e place. La dernière victoire qui remonte au 25 novembre…

Alors, tout peut être évoqué, les deux matches en retard, le froid, le ballon qui tourne moins vite, l’arbitre, le match à Marseille, le vol qui s’est mal passé, le gamin qui s’est réveillé la nuit ou le Président qui veut pas laisser partir un joueur en Angleterre… Le classement ne trompe pas : HAC se retrouve 12e avec seulement quatre points d’avance sur le 1er relégable. Les faits sont là. D’ailleurs, vendredi soir, Cédric Daury, le coach a admis : “il faut être lucide devant nos manques… On n’a pas les qualités et les moyens de nos ambitions…“

Voilà, voilà… Les ambitions. Parlons-en. Une remontée dans les deux ans, après la descente en 2009. Deux saisons ne suffisent pas. Ce sera donc la troisième ? Bah nous y sommes… Alors, où est le problème ?

Les joueurs ? Oui, à en croire Cédric Daury. Les 24 de cette année, la vingtaine qui nous ont quitté depuis 2010 ? Bah, sûrement un peu. Quoi que, en jetant un oeil sur la liste de ceux qui ne portent plus le maillot ciel et marine (Revault, Kana-Biyik, Aït Ben Idir, Fofana, Anin, Jovial, Allasane, Diallo, Lesage…), voilà une ossature a fière allure, non ? Après, qui recrute ces joueurs aux qualités éloignées de nos ambitions ?

Passons au coach. La première année, c’est le traumatisme du calvaire en ligue 1 et la descente qui s’avèrent lourds à digérer. La 2e saison, on ne sait plus trop, mais son contrat est renouvelé alors qu’il n’a pas atteint son objectif. Cette année ? Bah, il vient d’avouer son impuissance…

Le président ? Depuis son accession à la tête du club, voilà 12 ans, son objectif tient dans l’inauguration du nouveau stade. Sans quoi ? Il sait faire de la place à la Cavée en vendant nos jeunes plus ou moins bien (les deux derniers, ayant visiblement été pas trop mal vendus, Fofana à Lyon et l’inconnu Prince-Désir Gouano à la Juve, mais cela équilibre peu le pillage des Pogba, Nzogbia, Anin, Kana, Mandanda…). Enfin, du coup, on a à peine le temps de les voir en équipe fanion ! Dès lors, on peut se demander à quoi sert les sommes dépensées dans le centre de formation ? Faute de permettre d’apporter des éléments à l’équipe première, (4 seulement cette saison Placide, Nestor, Fontaine, Mendes) il rapporte quelques milliers d’euros, histoire d’équilibrer un budget dont le déficit permanent ne semble alerter personne, quant bien même un joueur venant de Vannes (Rivière pour le nommer), “fait un effort financier“ en signant au HAC. WTF !

Pendant ce temps, Loulou Nicollin, son embonpoint, sa classe de play-boy à toutes épreuves, son budget à 38 ridicules millions d’euros, fait la nique au pétrodollars du PSG. Pour info, avec 20 à 22 millions de budget en 2008-2009, le HAC avait terminé 20e. Il est sur le terrain, le problème ? 

Frédéric Gouis

Mise à jour dimanche à 10 h 20 :

Le budget de Montpellier n’est que de 36 millions d’euros selon L’Equipe du jour.