Frédéric Gouis

Archive for the ‘Surf & Foot’ Category

Teahupoo et son mana

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 6 août 2012 at 16:26

D’ici la fin du mois, je vais vous bassiner avec Teahupoo… A l’occasion du Billabong Pro Tahiti 2012, 5e des 10 étapes du tour mondial cette année, les images et les vidéos de surf à Tahiti et dans ses îles fleurissent telles des hibiscus.

Là, je vous propose de découvrir, via les compétiteurs, l’ambiance qu’il règne à Teahupoo, sur la presqu’île, à l’extrême sud de l’île de Tahiti. Pas d’hôtels 5*, de fans hystériques à l’idée de toucher Kelly Slater, de grosses animations sur le littoral pour attirer le chaland. Les surfeurs vivent chez l’habitant, tout le monde peut approcher, discuter avec les pros et même partager une bière ou un poisson avec eux. Ce Teahupoo way of life, le mana local, ce sont les globe-trotters de la planète surf qui vous le raconte ICI.

Et enbonus, du bodyboard, mais toujours en Polynésie, en cliquant sur l’image ci-dessous.

Fred

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les journalistes de sports français…

In Médias, Surf & Foot on 4 août 2012 at 23:18

 

Pourquoi les journalistes sportifs français s’enflamment en commentant les épreuves des athlètes, notamment tricolore ? Le débat fait rage depuis une semaine et le début des JO de Londres.

Pour avoir bossé dans plusieurs quotidiens régionaux en sports, mais pas seulement, depuis plus de 20 ans, je me permets d’apporter ma pierre à la réflexion, déjà alimentée par Yann Cochennec sur Slate, notamment.

Excluons L’Équipe. Je n’y ai pas bossé et ne sait qu’elle y est l’ambiance. Et puis, le statut des journalistes, tous de sports en raison du caractère du quotidien, fausse un peu la réflexion. Au passage, j’utilise le terme « journaliste de sport » (et non sportif) comme on ne dit pas journaliste économiste ! Un journaliste n’est pas obligatoirement sportif pour relater des épreuves physiques tout comme, pour se spécialiser en politique ou en faits divers, il n’a pas besoin d’être passé par le suffrage universel ou avoir commis des braquages…

Déjà, un journaliste en charge des sports dans une rédaction généraliste est souvent montré comme un privilégié. « Les sports, un Etat dans l’Etat, une tour d’ivoire » lancent souvent les collègues des autres services d’un média. Pas faux !

Postulat, un journaliste de sports, c’est d’abord un passionné. Il le faut car il a débuté en couvrant des matches de foot de DH (6e niveau national), des cross même pas départementaux et des course cyclistes FSGT (la fédé sportive du travail) avant de relater, l’ancienneté aidant, du sport pro ou à l’échelle continental. Or, dans tout passionné se cache des fibres de supporter. Ces gênes peuvent alors transparaître dans son travail. Pour féliciter comme pour blâmer… Parfois aussi, le journaliste a bifurqué vers la tribune après avoir longtemps pensé briller sur le terrain. Il peut alors vivre l’existence d’un sportif de haut niveau par procuration.

Surtout, le journaliste de sports va connaître une ascension dont la courbe va accompagner les athlètes ou les équipes dont il assure le suivi. Une bonne saison, des tours passés dans une compétition, des performances intéressantes, sont autant de façons pour les sportifs de bénéficier d’une exposition prolongée auprès du public via les médias. Et pour le journaliste en charge de leur suivi de retirer pareil bénéfice auprès de sa hiérarchie et de ses collègues. Alors, il supporte avec plus ou moins de grosseur dans le trait, avec une tendance plus ou moins marquée à taire des erreurs ou enjoliver la situation. Il encourage, devient supporter plus que de raison, faisant sauter la retenue que son statut de journaliste impose pourtant. Il devient même proche des sportifs, partageant peines et joies jusqu’à certaines 3e mi-temps… Mieux « ses » sportifs se comportent, plus le journaliste devient essentiel dans son média. Il sait que cela peut être bon pour sa place, son avancement, sa primauté devant d’autres collègues, d’autres disciplines. Il légende le sport… Et il en profite. À lui les déplacements au-delà des frontières pour suivre l’équipe locale ou nationale à l’étranger. À lui les voyages de presse à l’invitation des collectivités territoriales pour relayer le performances des athlètes du cru engagés dans les compétitions internationales.

Alors, non ! Même s’ils affichent d’autres travers, comme l’utilisation d’un pathos dérangeant, Nelson Monfort, Gérard Holtz ou Patrick Montel, vilipendés depuis une semaine, ne sont pas des exceptions françaises. Pour y échapper, baissez le volume ou regardez les Jeux sur le site de France TV en streaming, avec le seul son d’ambiance. Là, c’est le public cocardier qui devient parfois horripilant…

Frédéric Gouis

Teahupoo, coming soon…

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 31 juillet 2012 at 11:08

Dans la catégorie « The place to be », vous connaissez le Festival de Cannes, Roland-Garros et la Foire au pied de cochon de Sainte-Ménehould. La quatrième levée annuelle de ce Grand chelem incontournable débute désormais dans 16 jours à Teahupoo, sur la presqu’île de Tahiti : le Billabong Pro 2012, cinquième des dix étapes du Tour mondial cette année. Alors, si vous n’avez pas réservé votre chambre à la Pension Bonjouir, eh bien, vous dormirez sur un peue à la belle étoile. Peu importe, le principal étant de se retrouver sur un bateau de l’autre côté du récif, là où la vague de la passe de Havae se referme indéfiniment, pour admirer la façon dont les 36 meilleurs surfeurs au monde domptent le monstre d’eau…

Pour vous faire patienter, et tenter d’imaginer l’adrénaline qui monte doucement chez certains compétiteurs,voici quelques images des précédentes éditions dans le teaser officiel…

Fred

La Polynésie filmée autrement, suite et fin

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 29 juin 2012 at 22:19

Je vous avais déjà parlé de ce surf trip dans un post précédent.

Voici les derniers épisodes, on y voit la Polynésie -un peu- autrement.

Le 2e, le 3e épisode et la fin… Régalez-vous !

Fred

Kelly Slater est le plus grand sportif de tous les temps !

In Surf & Foot on 21 juin 2012 at 11:28

© Frédéric Gouis

Forcément, les puristes vont tiquer. Oui, c’est Quiksilver, son sponsor depuis 20 ans, qui lance le débat. Le surfeur américain Kelly Slater est-il le plus grand sportif de tous les temps ? Le débat pourrait être vicié dès le départ.

D’ailleurs, la belle infographie (ci-dessous) qui vient étayer le propos de la marque de surfwear prend en compte des critères, comment dire, so US… Le nombre de couvertures de magazines, combien les artistes avec qui il a enregistré des albums ont collectionné de disque d’or (WTF !)… Les puristes peuvent s’étouffer et noter aussi que nos amis Australiens de Quik oublient allègrement pour leur comparatif des sportifs du dimanche comme Pelé, Borg, Jesse Owens, Mark Spitz, Mohamed Ali, Maradona, Fangio, Carl Lewis, Merckx ou Nadia Comaneci…

Néanmoins, Slater peut afficher 11 titres de champion du monde. Même notre Sébastien Loeb dans une discipline qui se concourt à trois postulants au titre n’y est pas encore… Comme aucun autre sportif de l’histoire. Ensuite KS dure, dure… Entre son 1er et son 11e titre mondial, il s’est écoulé 19 ans. Et ce n’est pas fini ! Il est actuellement 2e au ranking de la saison en ayant loupé une des quatre épreuves de la saison, car blessé. Cette longévité, contrairement à certaines autres disciplines, ne s’explique pas par une stagnation du niveau. Bien au contraire. Les surfeurs actuels utilisent leur board comme un skate. On est loin du surf de compétition presque pépère des années 90. Pourtant, à la fin c’est toujours King Slater qui l’emporte, signe qu’il a largement fait évoluer son style pour coller aux standards du moment.

D’ailleurs, s’il n’avait pas rangé ses planches pendant quatre années, au tournant du siècle, quinze trophées de champion du monde ne seraient-ils pas alignés sur sa cheminée ? Quoi que, son exceptionnelle longévité peut s’expliquer aussi par ce break loin de la compétition.

Alors, oui, ce classement peut prêter à sourire. Pourtant Slater ne doit néanmoins pas se trouver bien éloigné de la place de N°1. Et pas qu’en surf…

Frédéric Gouis 

On peut aussi filmer la Polynésie authentique

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 19 juin 2012 at 20:16

Forcément, il s’avère difficile d’éviter quelques clichés. Néanmoins, ce surf-trip en Polynésie nous propose d’aller au-delà des images traditionnelles de riders pour s’intéresser, un peu, à la population locale… Et puis, s’explique -enfin- pourquoi le vert symbolise aussi la Polynésie. Allez, cliquez sur l’image pour 10 minutes de bonheur…

Fred

Thierry Roland était Français, point !

In Le fil, Médias, Surf & Foot on 16 juin 2012 at 16:21

Avant de former le duo le plus célèbre des médias français, Thierry Roland avait interviewé le footballeur Jean-Michel Larqué (Photo L’Equipe)

Il n’était ni Syrien, ni Egyptien, Birman ou SDF du coin de votre rue. Pourtant, aujourd’hui, il occulte le reste de l’actualité, bien que disparu. Le décès de Thierry Roland prend des proportions démesurées pour certains. Qu’un journaliste, de sport qui plus est, accapare le temps médiatique déclenche des crises d’urticaire chez les gens à œillères…

Certes, Thierry Roland n’a pas fait avancer l’humanité, guidé un peuple vers le mieux-être ou révolutionné le quotidien de ses congénères. Tout juste incarnait-il, à l’échelle de la France, le sport le plus populaire, celui qui réunit le plus d’humains à l’unisson, plus que nul autre événement : le football.

Pas besoin de dérouler son palmarès, ses 13 coupe du monde, ses 9 Euros… Sa voix, reconnaissable entre mille autres, agit comme une madeleine pour moi comme sûrement beaucoup de Français. Pour ceux de ma génération, il fût sûrement l’un des éléments déclencheurs de notre volonté d’embrasser la carrière de journaliste de sport.

Alors, oui, ses travers, entre misogynie et esprit colonialiste, resteront aussi dans nos mémoires. Mais, en fait, n’était-il pas tout simplement qu’un Français ? Celui qui refait -certes- le monde au Café du commerce déclamant des avis à l’emporte-pièce mais n’en est pas moins, dans le même temps, attentionné avec son prochain…

Forcément, l’arrivé de Canal+, ses commentateurs encyclopédiques et parfois si lisse, avait fait tomber un voile sépia sur Thierry Roland. Il n’en restait pas moins une icône tricolore, marquant à jamais le soir du 12 juillet 1998 avec son «Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille ! Enfin, le plus tard possible… Ah, c’est superbe ! Quel pied… Oh putain !»

Oui, oh putain !

Frédéric Gouis

Et bientôt, les matchs à 4 heures du mat’…

In Médias, Surf & Foot on 9 juin 2012 at 23:13

Dans un futur plus ou moins proche, les matchs de football, et pourquoi pas d’autres sports, se joueront devant des spectateurs triés sur le volet, ceux qui génèrent des rentrées suffisamment substantielles en assistant à ces matchs dans les loges et autres sièges surtaxés. Plus aucun public ne sera requis…

Bon, on ne sait pas trop qui achètera les maillots et écharpes de supporters que tentent de nous fourguer les clubs chaque saison en changeant le modèle du maillot, en sortant même trois, histoire de multiplier les possibilités de chiffre d’affaires… Les clubs pourront peut-être utiliser ces surplus de merchandising pour équiper les supporters qu’ils auront acheté pour donner une impression de vie dans le stade, comme ces Belges qui s’offrent aux plus offrant lors de l’Euro…

Il faut dire que le public aurait sacrément une drôle d’envie que de venir au stade ! On y jouera les matches à 4 heures du matin… C’est le créneau qu’auront décidé les télévisions. Normal, elles lâcheront des milliards d’euros de droits. Et, comme le disait Michel Rocard, « qui paye, contrôle ! »

Pour la saison prochaine. BeInsport va en verser 20 petits millions pour que les matchs démarrent entre 18 heures et 19 heures le vendredi et laisse la place à 20 heures à un match de Ligue 1 acheté à prix d’or. Les stades seront déjà vide dans quelques semaines. Dommage pour ceux qui viennent de faire investir les collectivités dans un stade tout neuf…. 

Frédéric Gouis

Le collectif SOS-Ligue2 a lancé une pétition en ligne contre ce nouvel horaire.

L’envers du décor de France-Serbie à Reims

In L'envers du décor, Reims, Surf & Foot on 1 juin 2012 at 13:48

Ce que vous n’avez pas vu à la télévision hier soir, ce que vous ne lirez pas aujourd’hui : l’envers du décor de France-Serbie, match de football préparatoire à l’Euro, jeudi soir à Reims…

Qui dit équipe de France, dit TF1. Donc, Bixente Lizarazu et Christian Jean-Pierre… En seconde période, des agents de la sécurité se sont postés à côté d’eux car des spectateurs venaient à 50 cm les prendre en photo… Oui, le stade Delaune n’est pas adapté pour recevoir 200 journalistes comme hier soir…

La fanfare pour les hymnes, les pubs locales recouvertes, le sigle de la FFF et de l’UEFA, c’est bien gala !

Certaines journalistes se sont retrouvés perchés sous le toit de la tribune. Impressionnant pour disséquer les dézonages des attaquants Bleus…

La zone mixte. En dehors du décor, dans le parking VIP du stade, « on a fait pareil la semaine dernière à Valenciennes », nous a expliqué un responsable de la FFF, c’est l’organisation qui est assez délirante. Les joueurs doivent passer entre un cordon de sécurité qui parque les journalistes des différents types de médias et ces panneaux publicitaires. Certains ne s’arrêteront pas (Nasri, Ménez, Benzema…) d’autres vont y assurer leur part médiatique.

Le podium où Laurent Blanc va donner sa conférence de presse d’après-match, notamment pour les journalistes de presse écrite. Là, encore nous sommes dans le parking, sous la tribune officielle, à deux pas des bus des joueurs et des motards de la police qui les escorte.

Hatem Ben Arfa devant une dizaine de caméras. Pourtant, sa prestation n’a pas fait briller la nuit rémoise.

Florent Malouda ne va pas se faire disputer par le chef de presse de la Fédé bien qu’il ne se trouve pas devant les pubs, car il répond à des radios. Pas d’image, pas de pub !

C’est un peu la foire d’empoigne. Aussi, on utilise les gros moyens pour faire le son de Philippe Mexès !

Certains petits malins vont passer derrière les pubs. Pas Malouda, Mexès et Koscielny.

Pendant la conférence de presse de Laurent Blanc, les journalistes de presse écrite tapent directement les propos du sélectionneur sur leur ordi. L’horloge tourne et les pages doivent se remplir au siège !

Karim Benzema n’a pas voulu répondre à des télés. Mais le sourire est là pour des photos avec des personnes de la sécurité.

Après être allé faire un radio dans une clinique toute proche pendant la rencontre, Yann M’vila repart avec des béquilles. Pas gagné pour l’Euro…

Après la conférence de presse pour l’écrit, Laurent Blanc repasse en zone-mixte pour les radios et tv.

Il est près de minuit. Le bus des Bleus quitte le stade avec une escorte de motards mais aussi de CRS à pied jusqu’au premier carrefour.

 

Frédéric Gouis 

C’est free, c’est Bourez !

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 31 mai 2012 at 12:23

Allez, cadeau ! C’est la maison qui régale ! Quelques images qui bougent de Michel Bourez, le surfeur tahitien, en pleine session free…

A partir de dimanche, retour à la compet avec les lycras officiels pour la 4e étape (sur 10) du World Tour, à Tavarua (Fidji). Un rendez-vous déjà essentiel pour le Brad du fenua, pour l’instant 12e du classement mondial, mais qui ne parvient pas à aller en décrocher une.

Go, Spartan ! Go…

F.G. 

Football : déjà le calendrier… avant les changements de date !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Reims, Surf & Foot on 30 mai 2012 at 20:20

Le nouveau ballon officiel de la Ligue 1 qui honore les 19 clubs champions de France de l’histoire…

Montpellier se remet à peine des festivités Loulesques entourant son premier titre de champion de France ; les joueurs de Reims se shampooinent encore le crane pour effacer la teinture rouge dont ils avaient trouvé utile de badigeonner leurs cheveux pour fêter la montée en L1 ; à Auxerre, les réunions s’enchainent pour tenter de comprendre l’inexplicable alors qu’au Mans et au Havre, on peine à retrouver sa respiration après le gros ouf de soulagement à l’idée d’avoir évité la descente en National. Et puis, la période des transferts débute à peine. Le magazine But n’a pas encore annoncé Drogba à l’OM et Cristiano Ronaldo au PSG. Ah… On me glisse que c’était déjà fait pour Drogba… Enfin, l’heure demeure à se remettre des émotions de la saison, achevée voilà à peine deux semaines, histoire d’être en forme le 8 juin et l’ouverture de l’Euro en Pologne et Ukraine. 

Pourtant, la Ligue nationale de football laisse à peine tout le monde respirer en publiant ce soir les calendriers de L1 et L2. Du coup, sonne déjà l’heure des premiers cochages d’agenda, négociations conjugales et élaborations de déplacements masculins dans des « stades mythiques » pour justifier d’y consacrer un week-end…

Maintenant, les calendriers de L1 et L2 tout frais qu’ils sont, vont passer à la moulinette des grilles TV. En plus de Canal +, l’arrivée de Al-Jazeera, avec BeInSport, va chambouler les journées de L1 : Du vendredi au dimanche soir. Par ricochet, la L2 pourrait débuter à 18 heures le vendredi… Nos dirigeants du football professionnel français pourront ensuite organiser des séminaires pour plancher sur la baisse de fréquentation en L2…

Frédéric Gouis

> Pour info, voici les dates de quelques affiches…

Ligue 1 :

Reims va commencer à domicile, le samedi 11 août face à Marseille, acueillir le champion Montpellier le samedi 15 septembre, le derby face à Troyes se déroulera le 27 octobre, le PSG viendra le 2 mars et Lyon le 6 avril…

Ligue 2

Vendredi 27 juillet, la 1ère journée :
Angers – Sedan
Auxerre – Nîmes
Châteauroux – Laval

Dijon – Guingamp

Gaz. Ajaccio – Caen
Le Havre – Arles-Avignon
Lens – Le Mans
Monaco – Tours
Nantes – Istres
Niort – Clermont

Vendredi 2 novembre : Caen – Le Havre
Vendredi 23 novembre : Sedan – Le Havre

Vendredi 5 avril : Le Havre – Caen

Vendredi 19 avril : Le Havre – Sedan

Thermo-FG #28-05-12

In Politique, Reims, Surf & Foot, Thermo-FG on 28 mai 2012 at 18:55

Reims champion de France

Tout le monde s’extasie sur la remontée du Stade de reims en Ligue 1 après 33 ans d’absence à ce niveau. Bien… Le Stade a aussi été sacré champion de France… des tribunes !

La Champagne, un jour à l’Unesco

Au même titre que d’autres régions viticoles, la Champagne ambitionne depuis des années son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Demain, mardi soir, une nouvelle campagne de soutien est lancée.

Les transferts, c’est pas encore maintenant

Si Eden Hazard va annoncer sous peu où il empochera 550 000 € net mensuels, le marché officiel des transferts pour les joueurs sous contrat ne débute que le mercredi 13 juin en France. MAJ : Hazard a choisi Chelsea

Alesi mis hors-jeu

Avant, c’était les graviers. Désormais, ce sont les organisateurs de course automobile qui ordonnent à Jean Alesi de s’arrêter…

Les députés s’oublient

Charité bien ordonnée… Les députés, organe législatif de la Nation, ont oublié de s’inclure dans la journée de solidarité, ce jour de Pentecote « travaillé-pas-payé-mi-férié », qu’ils ont décidé en 2004.

Totalement subjectif, le Thermo-FG classe les événements et acteurs du moment de 40° à 0° en mixant mes centres d’intérêt : l’actu nationale et celle des médias mais aussi de Reims et de la Marne, du Havre et de la Normandie, de la Polynésie, du football, du surf et du sport en général. Et de bien d’autres choses encore…

Ses résultats sont sans appel et son règlement n’est pas déposé chez Me Philibert à Enbourbe-le-Petit.

Thermo-FG #27-05-12

In Politique, Surf & Foot, Thermo-FG on 27 mai 2012 at 18:07

Soleil sur Auteuil

Oui, il fait beau… Pique-nique, rosé, farniente et… tennis Porte d’Auteuil pour l’ouverture de Roland-Garros. Et si le temps perdure, avec une terre sèche donc rapide, Roger Federer peut aller gratter son 17e titre du Grand Chelem !

Bleu

L’Euro de football commence ce soir à Valenciennes pour les Bleus (avant de passer à Reims jeudi). C’est encore l’heure des espoirs avec la quadruplette de 1987 et Gourcuff…

Formule 1

Avec la fausse-pole de Schumacher, je pensais que le GP de Monaco allait nous faire vibrer. Peine perdu ! Le Français Grosjean out dès le départ, un tourniquet sans dépassement, je me suis assoupi…

NKM, Bayrou et Tron

Battus ou quasiment aux prochaines législatives selon le JDD (, et …), ces 3 figures risquent de disparaître de la scène politique…

Anggun et la France

L’Eurovision, c’est chaque année la même chose. Comme Roland-Garros. La France participe mais ne gagne plus depuis des décennies. Alors, merci à Anggun pour sa 22e place. Sur 26.

Totalement subjectif, le Thermo-FG classe les événements et acteurs du moment de 40° à 0° en mixant mes centres d’intérêt : l’actu nationale et celle des médias mais aussi de Reims et de la Marne, du Havre et de la Normandie, de la Polynésie, du football, du surf et du sport en général. Et de bien d’autres choses encore…

Ses résultats sont sans appel et son règlement n’est pas déposé chez Me Philibert à Embourbe-le-Petit.

Derniers regards sur Deschaseaux

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 21 mai 2012 at 21:40

Promis, c’est la dernière fois que je vous bassine avec le -désormais- ancien stade du Havre, Jules-Deschaseaux. Vendredi soir, le HAC y a livré sa dernière prestation face à Angers (3-0). Voici ces derniers regards sur l’endroit qui a rythmé mes émois footballistiques depuis près de 40 ans…

Frédéric Gouis

Champagne en tribune de presse pour la der’…

Le coup de sifflet final… 80 ans d’histoire se referment sur ce stade.

La tribune officielle s’est vidée. Bientôt, la tribune de presse ne résonnera plus des bruits de claviers…

Le but adossé au Kop, lieu fétiche pour attaquer en 2e mi-temps. Comme pour les trois buts de vendredi soir. Ou un 11 mai 1985 avec Pascal Pain…

Le voile tombe sur Deschaseaux…

Il faut se résoudre à quitter les lieux…

Adieu…

Adieu Deschaseaux…

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 16 mai 2012 at 14:02

Deschaseaux, avant la nouvelle tribune sud, au milieu des années 80… (Photo D.R.)

La piste en cendrée, les bancs en bois, peints en bordeaux, de la tribune sud, les piliers de la tribune nord, rue de Verdun, avant qu’elle ne s’appelle Paul Langlois, de son vivant, en 1983, je crois. Le tableau d’affichage du virage Harfleur (eh, oui, la piste d’athlé obligeait les tribunes derrière les buts à être arrondies…) avec ses panneaux blanc et chiffres noirs pour indiquer le score…. Et puis, la fosse du 3 000 steeple et le bac de réception en sable de la longueur, placés côté Kop. Puis vinrent les travaux. Des tribunes découvertes d’abord puis les toits et la nouvelle tribune sud, après le retour en L1 de 1985…

Le but de Cavéglia de près de 50 mètres sur un bourbier contre le Saint-Etienne de Coupet au milieu des 90’s…

Le Kop, les Rocky Strangers, « Ce sont onze garçons qui aiment jouer au ballon… », les pom-pom girls avec leur perruque ciel et marine, et cet orchestre qui jouait du Johnny à la mi-temps…

83e : « Ti’Pain » qui part de son camp, récupère la balle, élimine un défenseur mulhousien, résiste au retour d’un autre, et, arrivé à l’entrée de la surface, décoche une frappe du gauche côté kop… Buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuutttttttttttttttttttt !

Les missiles sol-air de Teddy Bertin…

Un HAC-PSG en août 1986, juste après le France-Brésil de légende à Guadalajara, et la tribune Harfleur qui réserve une ovation à Joël Bats, à l’époque au PSG pour avoir écrit l’histoire des Bleus le mois précédent…

La classe de Jean-Pierre Bourgier avec son maillot vert et son N°1…

Vikash Dhorasoo qui fait un tour d’honneur sur les épaules d’un coéquipier pour son départ…

Cinq ans auparavant, Michel Rio quitte la pelouse, jette son maillot. Vikash Dhorasoo le remplace et fait ses grands débuts en Ligue 1…

Les moustaches de Didier Notheaux et Guy David…

Un 7-2 en D3 face à Guingamp pour un premier match en nocturne. A l’époque, selon la rumeur, la puissance lumineuse était quasiment unique en France, seulement dépassée par celle du Parc des Princes. J’ai jamais vérifié…

Paul Langlois qui fait le tour du terrain pour placer les ramasseurs de balle et salue le public au fur et à mesure qu’il chemine devant les tribunes…

Un souvenir d’un des premiers matches en D2. Un été, avec Jean-Claude Garnier comme recrue. Vu l’affluence, on nous envoyait, les gamins, au pied de la tribune sud, sur la piste en cendrée…

Les déboulés de Ibou Ba, pas encore peroxydé, sur son aile droite…

La piste, qui avait été coupée à la fin des années 70 avec des grillages derrière chaque but. Du coup, le public pouvait s’y rendre. Enfin, surtout les gamins de mon âge à l’époque…

Un quadruplé de Merry Krimau face à Toulon et Olmeta en 85-86, un match remporté 4-3…

Les tournois internationaux juniors dans les 70’s avec des noms de clubs qui faisaient rêver : Benfica, Bolton…

L’ovation en plein match pour la retraite de mon ami Christophe Revault, footballeur d’un autre temps par sa mentalité…

Le tunnel de la tribune sud jusqu’au milieu des années 80 : du grillage avec des portes que l’on refermait pour faire passer les joueurs et rouvrait ensuite pour que le public circule dans cette tribune…

Un match de rugby en 91, France-Roumanie…

Les lever de rideaux avec Christian Anthoo et Vikash Dhorasso, pupilles, qui faisaient se lever le stade. L’un a percé, l’autre pas…

Le 1 000e match du Variétés ,en lever de rideau du HAC-Bordeaux. Ce devait être en 1987, avec Rensenbrink, Puskas et Blanco…

Les coups de patte du gauche de Jean-Mich’ Lesage…

L »envahissement du terrain, le 11 mai 1985, après avoir passé le match les bras en l’air, dans un escalier du kop, trop serré, pour pouvoir s’allumer une clope… J’enjambe les grillages et vais embrasser la pelouse devant chaque but…

Le but de la tête sur corner de Krimau face à l’OM à l’été 85. Joseph-Antoine Bell battu côté kop. Le premier but et succès du HAC en Ligue depuis 23 ans !

Edmond Baraffe, entraineur mais aussi joueur, qui se faisait applaudir rien qu’en enlevant son survêtement sur le banc, signe qu’il allait entrer en jeu…

Ces souvenirs sont attachés au HAC, Havre Athletic Club, et se sont déroulés dans le cadre du stade Jules-Deschaseaux depuis près de 40 ans. Une âme, un monde, une ambiance entoure de lieu qui m’a fait rencontrer bien des gens. Certains sont devenus mes frères… Voilà, tout cela se termine. Ce stade accueille ce vendredi son dernier match du HAC, 80 ans après son inauguration. Salut Deschaz !

Frédéric Gouis

PS : Pour connaître l’histoire de ce stade, allez sur ce blog. Il me semble assez bien documenté même si je persiste à dire que le Pays Bas-Tchécoslovaquie de la coupe du monde 1938 s’est bien déroulé à Deschaseaux et non à la Cavée Verte.

Teahupoo demeure unique

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 5 mai 2012 at 14:46

Les Billabong XXL Big Wave Awards 2012 sont connus. Le californien Nathan Fletcher décroche le titre de rider de l’année et du meilleur tube, une vague surfée le 27 aout 2011 à Teahupoo, Tahiti. Ici pour le palmarès complet.

Pour en (re)prendre plein les mirettes, voici les vagues des nominés…

 

HAC : tous ensemble !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 3 mai 2012 at 12:44

La situation est grave. Le HAC risque de se retrouver en National, la 3e division du football français. 

Face à Reims, le public a joué son rôle. Les joueurs font ce qu’ils peuvent. Pour avoir assisté à ce match, impossible de leur reprocher une volonté de se battre défaillante. Après, pour le talent, on savait déjà qu’aucun ne peut postuler à une place au Barça…

Même si tout ne fût pas parfait, on peut émettre des critiques sur le coaching, le maintien de certains joueurs sur la pelouse, ou non, Cédric Daury les a bougé, emmenant tout le monde s’entrainer à l’historique Cavée-Verte. A Lens, 400 supporters sont venus encore encourager leur équipe. Rien n’y a fait.

Il reste trois matchs pour encore y croire. Tout doit être fait pour continuer d’aller dans le même sens : maintenir le club en Ligue 2
Cette union sacrée doit se matérialiser un maximum au sein du club…
Pourtant, le compte twitter @Club1872 qui gère la commercialisation des loges du nouveau stade, une entité donc directement liée au club du HAC, a balancé mercredi après-midi une rumeur qui court depuis plusieurs jours, certes, mais lui donnant ainsi une force décuplée (« si le HAC relaie l’info c’est que cela doit être vrai… » pense le lecteur). Il s’agit du remplacement de Cédric Daury par Régis Brouard, le coach de Quevilly…

Joli façon de déstabliser le coach alors que, même si je ne partage pas tous ses choix, c’est un soutien total qu’il devrait recevoir ! A l’heure où chacun se serre les coudes, certains au sein du HAC chercheraient-ils à tout faire péter ? Certains nourrissent-ils des intérêts pour faire chanceler des personnes au sein du club, ne visant pas uniquement des membres du staff technique ? On n’ose y croire…

Alors, penchons pour la maladresse, un retwitt automatique….
Vendredi, et lors des deux semaines à venir, c’est à l’unisson que doit se présenter le HAC, tous les dirigeants, comme le staff technique et les joueurs, les supporters, le public, et même tout le Havre, je dirais…

Déjà que les chances s’amenuisent (sont nécessaires au moins une défaite de Metz ou du Mans si le HAC aligne trois victoires ; deux succès et un nul pour nos Havrais si Metz ou Le Mans décrochent moins de deux victoires), il est temps que l’union prônée par tous se concrétise, dépassant les intérêts personnels. 140 ans de maillot ciel et marine nous regardent…

FrédéricGouis 

Le football, la panacée pour la province

In LH Beach - Le Havre, Reims, Surf & Foot on 14 avril 2012 at 18:06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà de mon attachement pour ces deux clubs de football, professionnel pour le Stade, sentimental et filial pour le HAC, leur fin de saison s’avère primordiale. Pour eux et encore plus pour leur cité.

Depuis 1979, le club phare du Havre n’a connu que la Ligue 1 ou 2, le monde professionnel du football hexagonal. Le HAC, c’est une histoire qui dure depuis 14 décennies toutes rondes. Alors, une relégation en National, obscure 3e niveau du football français, tient de l’impensable. Depuis 1979, le Stade de Reims a laissé l’élite du foot tricolore continuer son chemin sans lui. 33 ans loin des meilleurs, pour un club unique, un club mythique dans le coeur de millions de Français pour ses épopées et ses deux finales de Coupe d’Europe dans les années 50, cela ressemble à une petite mort. Alors, redécouvrir la L1 au terme d’une saison qui ne les a jamais vu quitté le podium, le trio synonyme de sésame, cela devient comme une évidence pour Reims. Pour le HAC comme pour le Stade, rien n’y acquis. Le stress peut arriver tant les enjeux vont au-delà de la sphère sportive. Au-delà du ballon rond, quoi !

A Reims, malgré les efforts de « Invest in Reims » et de son soleil qui se lève à l’est, passé le champagne et la cathédrale, économiquement, donc médiatiquement, l’encéphalogramme reste plat… Le moniteur indique la même platitude du côté du Havre. En dehors de son port, même s’il devient celui du futur Grand Paris, la réputation flirte avec le néant.

Le football pro, surtout la L1, tient d’unique manière d’exister médiatiquement chaque semaine pour bien des villes … Auxerre, Lens, Laval ou Guingamp seraient inconnues sans le football. OK, ce sont des petites villes. Montpellier, Nantes ou Metz, des métropoles régionales, existent médiatiquement, économiquement par ricochet, par le football, le sport collectif en général.

Alors, vous comprenez l’extrême importance de monter pour Reims, ou de se maintenir en L2 pour le HAC…

Frédéric Gouis

Hugues-Christos, le divorce qui gâche tout

In LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 11 avril 2012 at 21:12

Tout ça pour ça ! Mettre un terme à près de deux décennies de collaboration par une petite interview sans photo dans un bas de page de L’Equipe !

Ne partageant pas leur quotidien, je ne connais pas toutes les coulisses des relations entre le nageur havrais Hugues Duboscq et son désormais ex-entraineur Christos Paparrodopoulos. Néanmoins, cette séparation m’inspire plusieurs commentaires.

Certes, cette décision intervient près une grosse déconvenue lors des championnats de France, le mois dernier. Hugues n’a pas claqué les minimas pour décrocher sa sélection pour les JO de Londres. Pour le moment, c’est avec un survêtement de remplaçant pour le relais 4 nages qu’il pourrait participer à ses quatrième Jeux. Mais, surtout, ce rendez-vous d’août sera le dernier de la carrière d’Hugues avant sa retraite sportive à 31 ans. Alors, que cela se fasse avec ou sans Christos lors de ces quatre derniers mois, j’ai comme l’impression que cela n’y changera rien. Faut-il gâcher ces 20 ans de collaboration si près de la fin ? C’est un peu comme lorsqu’un couple divorce à 80 ans !

En fait, cette rupture semblait sous-jacente depuis septembre et la mise à l’écart partielle de Christos, Hugues préférant s’attacher le services de deux autres entraineurs. Alors oui, si les reproches faits par Hugues dans L’Equipe, qui pointe du doigt les absences de Christos après ses derniers échecs, paraissent surprenants, le fil semblait déjà rompu entre les deux hommes. Je conserve mon jugement, un champion comme on n’en fait plus, sur Hugues tout comme celui sur le sorcier grec, Christos, qui ne peut être étranger à sa carrière, même avec son tempérament bouillonnant de grec ! Alors, encore une fois, j’ai peur que cette décision ne change rien sportivement. Sauf à gâcher le fin d’une belle histoire, ponctuée d’une brouette de médailles et de records, entre un entraineur et son nageur…

 Frédéric Gouis 

Tim McKenna, le conteur visuel de Teahupoo

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 8 avril 2012 at 11:36

Evoquer Paris-Roubaix, plus que du cyclisme, une tragédie grecque, aurait été normal aujourd’hui. Toutefois, je vais plonger ceux qui ne connaissent pas la Polynésie, dans le rêve. C’est dimanche, c’est cadeau !

En fait, en villégiature en Bretagne, me promenant à Vannes hier midi, je me suis pris les photos de Tim McKenna en pleine tête dans le cadre de l’expo photo de mer. Dans la grisaille bretonne, les couleurs du Pacifique Sud, magnifiées par l’Australien, mais maohi d’adoption, n’en prenaient que plus de plus de relief. Alors, si vous ne connaissez pas le travail de McKenna, allez faire un tour sur son site ou son portfolio. Au-delà d’immortaliser des histoires de surf, ce photographe raconte la vague de Teahupoo, au bout de la route à Tahiti, comme personne. En témoigne son livre paru voilà trois ans encore disponible en métropole.

Goûtez, respirez, prenez en plein les yeux… Vous entrez dans le mythe…

Frédéric Gouis 

La perfection de Slater ne suffit pas

In Le fil, Surf & Foot on 6 avril 2012 at 10:42

Réussir un parfait 10/10 sur une vague ne suffit plus à Kelly Slater pour remporter la compétition ! Pourtant son 360°, digne d’un skateborder, a déclenché les passions, et les 10/10 des juges… Dégustez-moi cela ici. Sauf que Mick Fanning a su combiner deux excellentes vagues à plus de 9/10 pour s’imposer, tôt ce matin, à Bell’s Beach, 2e rendez vous de l’année du World Tour. KS peut se consoler en prenant la tête du classement général. En route pour un 12e titre ?

 Frédéric Gouis

The Boat Race, ou HAC vs HAC

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 6 avril 2012 at 09:49

Ce samedi se tient une compétition unique. Comme souvent, nos voisins British ne font pas dans la demi-mesure. L’épreuve a tout simplement été baptisée « The Boat Race », la course de bateaux. Rien que cela ! Sous ce terme, empreint de la modestie de la perfide Albion, se cache la course d’aviron opposant, depuis 1829, les universités d’Oxford à celle de Cambridge avec pour théâtre la Tamise.

Et là, vous me voyez venir avec mes grandes chaussures de sport. Oxford… Cambridge… Le marine… Le ciel… Vous pensez que je vais encore vous saouler avec le HAC. Pour ceux qui n’ayant pas encore connu la joie d’écouter mon récit sur les racines du HAC, Havre Athletic Club, je vous la fais courte. Le premier club de France de football et de rugby, le HAC, naquit en 1872 par la volonté d’employés anglais de compagnies maritimes installés au Havre. La moitié d’entre eux affichaient un diplôme d’Oxford, l’autre de Cambridge. Pour éviter des querelles séculaires, comme seuls nos amis British savent les générer, il fût établi que les couleurs du HAC seraient pour moitié le marine d’Oxford et pour autre moitié le ciel de Cambridge. Voilà pour l’histoire.

Demain, pour la 158e fois, les rameurs de ces deux universités se retrouve aviron à la main, le ciel face au marine. Pour suivre The Boat Race, cette course que seul les Anglais pouvaient imaginer et perpétuer, il faudra se brancher sur Eurosport à partir de 15 h 15 en France.

Ce sera donc HAC vs HAC… Pour une fois, nos couleurs ne devraient pas laisser échapper la victoire. Merci les Anglais !

Frédéric Gouis

MAJ : Le HAC ciel, Cambridge, l’a emporté pour la 81e fois cet après-midi. Oxford, HAC marine, reste à 76 victoires. Une course encore épique…

Les surfeurs fous oscarisés

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 30 mars 2012 at 12:22

Avant que le World Tour ne tienne sa 2e étape de l’année, à Bell’s Beach (Australie) à partir de mercredi, comme chaque année, Billabong va récompenser les surfeurs les plus fous. Ceux ayant pris la plus belle grosse vague et le plus gros tube. Dans cette dernière catégorie, cinq surfeurs sont en lice. Pas un Tahitien… Néanmoins, trois surfeurs sont candidats pour un tube surfé à Teahupoo, le spot de Polynésie française ! A déguster ici.

Frédéric Gouis 

HAC : continuons d’être unique !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 29 mars 2012 at 21:10

 

Le dépit des supporters marseillais fait peine à voir. Et ces mots, ce raisonnement, ces attitudes, viennent confirmer l’idée qu’entre le sud et le nord, les différences s’avèrent bien établies. Même si l’on entend des paroles et assiste à des comportements identiques au Havre, à Deschaseaux. Ma ville, mon stade… Ne copions pas cette outrance !

Certes, ce n’est pas simple de vivre une telle passion viscérale, accrochée au coeur comme d’autres se pâment pour la musique des années 70 ou le golf… Avec la nôtre, aimer et supporter un club de foot, que cherche-t-on ? Rêver un peu, non ? Déjà espérer. Parfois pleurer, comme le soir d’une finale de Coupe de Normandie, perdue aux tirs au but face à Rouen en 1976. Pleurer aussi un 11 mai 1985 au soir. De joie, cette fois. OK, deux mains suffisent pour compter les joies que le HAC nous a procuré depuis une décennie… Mais espérer ces émotions, voilà ce qui doit nous pousser à aimer et supporter notre HAC pour les (re)vivre. On les guette, longtemps parfois, pour des moments fugaces de bonheur. Alors, maso ? Possible…

Mais de là à lancer des grèves des encouragements. D’autres étaient bien restés dans le bus, remarquez… C‘est tout aussi con. Avec tous le respect que je nourris pour le public lensois (qui a utilisé ce moyen de grogne, lundi soir à Bollaert), c’est d’un nullisime. Vous payez une place pour assister à un spectacle, dont vous êtes un des acteurs (encore une fois, à Lens, ce n’est pas un vain mot). Et au final, en ne jouant pas votre rôle, vous, vous auto-pénalisez, vous le payeur. Ce gréviste n’aide pas son équipe. Quant à ceux qui sont payés pour produire le spectacle, les joueurs, ils s’en foutent comme de leurs premières Copa Mundial que les encouragements ne descendent pas des tribunes… Lorsque le public en arrive à se rebeller ainsi, la plupart des joueurs quittent le club en fin de saison, tant la situation sent la mort. Mais qui est là au mois d’août suivant ? Les mêmes supporters et le public qui s’enfile les matches de la division inférieure, tout en continuant à lâcher ses euros à l’entrée…

Alors, oui, soutenons le HAC. On s’en fout du président, de l’entraineur, des joueurs. C’est le maillot qu’il faut sauver ! Car oui, le HAC c’est unique ! « On va au HAC », ne l’oublions pas. Le maillot, qu’il soit Airness cette saison ou Nike l’an prochain, sera toujours ciel et marine en hommage à nos créateurs, étudiants venus d’Oxford et de Cambridge, qui, en plus de s’affronter sur la Tamise à coups d’aviron, jouaient déjà au foot, et ont importé ce sport naissant de l’autre côté du Channel.

Je ne veux faire taire les critiques. Je pratique aussi cette activité… D’ailleurs, l’épaisseur de notre dépit n’est-il pas à l’échelle de notre amour pour le HAC ? Je ne vais pas vous la refaire avec le coup du « je vais au HAC » et non pas « je vais au foot » ou « à Deschaseaux ». Quoi que… Bientôt, le nom du nouveau stade va animer les débats. Et faire nombre de déçus. Du coup, nous irons « au HAC » ! Alors quitte à payer, autant que ce soit pour continuer à espérer, à rêver, de vivre des moments de bonheur. Même s’ils sont fugaces. Notre ville possède le privilège d’abriter un club unique. Faisons tout pour le conserver ! Le HAC, mes que un club !

Frédéric Gouis

@FredGouis                             

Hugues Duboscq, un champion comme on n’en fait plus

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 25 mars 2012 at 19:27

Les derniers championnats de France de la carrière du Havrais Hugues Duboscq sont terminés. Il les quitte avec un seul titre et un temps trop juste pour participer aux Jeux Olympiques en individuel. Incongru. Mais sans déclencher des vagues à l’échelle de la nation, la une de L’Equipe ou un psychodrame sur les réseaux sociaux. Dans la discrétion, il accepte la sentence sportive. A 31 ans en août, il n’est plus ce qu’il a été. Au titre des « nageurs supplémentaires » pour le relais 4 nages, il sera néanmoins à Londres l’été prochain pour ses quatrième JO, ce qui doit être unique pour un nageur français. Il s’en fout d’être unique. Les médias aussi, d’ailleurs.

C’est toute la singularité du spécialiste de la brasse. Autant son entraineur historique, celui qui l’a découvert, poli et permis d’assurer une présence au plus haut niveau international depuis 12 ans, Christos Paparodopoulos, « le sorcier grec », fait montre d’un enthousiasme et d’une ferveur débordante, la marque méditerranéenne. Autant Hugues n’a jamais poussé une gueulante ou s’est répandu dans les journaux. Péter plus haut que son cul, ce n’est pas lui.

Personnellement, j’ai couvert ses premiers championnats de France seniors, en 98 à Amiens. Il découvrait le haut-niveau national non pas avec des yeux ahuris, non pas avec une envie de tout manger, non, normalement selon ses codes, comme un vulgaire championnat départemental. Ce n’était pas un dû. Ce n’était pas plus un rêve. Depuis 15 ans, il est comme cela Hugues Duboscq. Des milliers de km, tôt le matin à la piscine du Cours de la République l’ont endurci, mais il ne s’est jamais plaint. Jamais, il n’a rechigné pas plus qu’il n’a tiré la couverture, fait la star au Havre. Fin 2001, j’ai encore eu la chance de le côtoyer. Un stage à Tahiti sous la houlette de Lionel Horter. Il logeait, avec notamment Roxana Maracineanu, alors seule championne du monde française de l’histoire et vice-championne olympique, dans les locaux de l’institut des sports de Polynésie. Un vulgaire Creps des années 70, délaissant les hôtels de luxe qui leur tendaient pourtant les bras. Et à 6 heures, tous les matins, il se rendait à pied à la petite piscine de 25 mètres voisine, tirant les lignes d’eau et livrant les nouvelles du Havre.

Forcément, les livres d’histoire du sport retiendront ses 43 titres de champion de France, dont le dernier cette semaine sur 200 brasse, ses trois médailles olympiques (2004 et 2008), les 17 fois au total où il est monté sur un podium international. Pour ma part, le souvenir d’un garçon d’une humilité sans borne, d’une disponibilité extrême, et d’une fidélité au Havre restera gravé dans ma mémoire. Allez, il reste encore les JO pour profiter de sa singularité, espérer le voir sortir du placard et signer une sortie à la mesure de sa carrière. Unique !

Frédéric Gouis 

OM, Gourcuff, même combat

In Surf & Foot on 23 mars 2012 at 23:05


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel rapport entre l’OM et Yoann Gourcuff ? A priori pas grand chose ne rapproche ce club et le milieu de terrain. Entre le bling bling marseillais et la retenue du Breton, on frise même le grand écart facial. Pourtant, depuis quelques années, les deux semblent engagés dans la même algorithme.

L’échelle du temps diffère. OK. Mais les courbes esquissent le même mouvement. Un déclin hallucinant et incompréhensible tant on partait de haut. Un titre de champion de France en 2009 pour Gourcuff à la sortie d’une saison à Bordeaux où il pratiquait l’art messiesque, évoluant en lévitation à 50 cm du sol, réussissant tout ce qu’il tentait. A la distribution comme à la conclusion. L’Olympique de Marseille part du même niveau, marqué par un sacre national en 2010.

Depuis, on a continué à y croire la saison suivante. Gourcuff a peiné mais livré quelques fulgurances. L’OM a contesté le titre à Lille, finissant sur la 2e place de la boite. Or, depuis des semaines (on me souffle « des mois » dans l’oreillette au sujet de Gourcurff), l’un et l’autre frôlent le néant…

A l’heure de refaire leur parcours, et pas que le match, les explications s’avèrent multiples.

De la suffisance ? Y en a surement beaucoup à l’OM. Entre ceux qui tombent à chaque souffle d’un Mistral finissant, ceux qui taclent désormais dans le vide et des attaquants qui pensaient s’envoler ensuite vers un top club européen et vont finir dans un club du ventre mou de la Ligue 1, la Commanderie ressemble à Loft Story. Un niveau surfait ? On revient à ces attaquants ou milieux achetés entre 15 et 20 millions, à des garçons appelés en Bleus ou à d’autres revendus cinq fois moins que leur prix d’achat. A Marseille, actuellement, seul Mandanda possède la classe mondiale. Pour Gourcuff, on compte en fait les saisons au top. Une et demi. A 26 ans bientôt, le chat est maigre… Un mental trop fragile ? Là, cela semble être le principal handicap du Breton. Cela paraît même rejaillir sur son physique et son abonnement à l’infirmerie ces derniers mois en témoigne. Chez les Olympiens, l’effet inverse, avec une melonite assez généralisée, semble produire le même effet au final.

Alors, retrouveront-ils le haut niveau ? Pour Gourcuff, le spectre de rejoindre les grands espoirs déçus du football français commence sérieusement à se profiler. Le club des Dalmat, Vercruysse, Passi, Ferreri, finalement de bons joueurs de clubs, devrait accueillir un nouvel adhérent. Pour l’OM, avec l’effectif actuel viellissant derrière et au milieu, il apparaît impossible de retrouver le top niveau. D’ailleurs, Deschamps machonnera-t-il encore ses touillettes au Vélodrome l’an prochain ?

Frédéric Gouis

Photos : DR

Les esprits étriqués ont encore de beaux jours devant eux…

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 3 mars 2012 at 17:59

Vous connaissez désormais ma propension à défendre farouchement le surf, sport bien trop méprisé et oublié par les médias en Europe. Et, ce matin, je tombe sur quoi ? Un tweet de Jean-Michel Aphatie, le journaliste politique de RTL et chroniqueur au Grand Journal de Canal +. Visiblement, cette personnalité (plus de 30 000 abonnés sur twitter), découvre que le surf figure en option sport au bac. « C’est beau la France. On est les plus forts » conclut-il ironiquement son tweet.

Au delà du profond mépris pour cette discipline, alors que Aphatie est natif des Pyrénées-Atlantiques, patrie du surf français s’il en est, le journaliste nous offre avec cette remarque un joli déni de la diversité française. Au bac, il faudrait donc uniquement pratiquer la natation, l’athlétisme ou la gymnastique, des sports bien comme il faut, traditionnels et reconnus par le Saint-Siège, et pas une discipline de chevelus blond, qui fument de la marie-jeanne et boivent Hinano ou Budweiser ? Pfffuuuu, bonjour les clichés…

Un chouia énervé sur le coup, j’ai répondu à Aphatie, lui soulignant qu’en Polynésie (où le surf doit figurer au bac), le va’a (pirogue à balancier…) peut aussi être présenté comme discipline sportive à l’examen de terminale. Une belle preuve que le bac, comme la France, ne répond pas à un formatage que certaines élites rêvent d’imposer à tous. Forcément, plus de cinq heures après, il m’ignore toujours.

En fait, cet épisode m’en rappelle un autre. Savez-vous, amis lecteurs de métropole et d’ailleurs, qu’en Polynésie, territoire de la République française, les jours d’élections, il est interdit de vendre de l’alcool. De mémoire, ces décisions émanaient du Haussariat, la préfecture locale. Une mesure qui n’existe pas en France métropolitaine, bien evidemment, tant elle déclencherait un tollé. Comme si les Français d’outremer ne savaient se tenir, étant soumis aux interdictions des mineurs de moins de 16 ans. Des enfants, des sous-humains. D’ailleurs, ils passent une épreuve surf, ou va’a, au bac…

Frédéric Gouis

MAJ 21 h 20 : En fait, tout vient d’une dépêche AFP assurément de notre ami Mike Leyral

PS : Allez, pour retrouver le sourire, voici la une du dernier Surf Session avec « notre » Michel Bourez !

Teahupoo, la France et le surf

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 25 février 2012 at 15:42

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Vous allez me prendre pour un mono maniaque… Taper encore sur L’Equipe pour un sujet de surf, cela va devenir un exercice convenu du week-end. Pourtant, David Michel arrive de plus en plus à vendre le surf. Le Mag consacre ainsi un reportage à Gabriel Medina ce samedi. Dans le quotidien, il présente les cinq qui vont tenter de faire la nique à King Slater, en quête d’un 12e titre mondial. Bon, le tahitien Michel Bourez est encore oublié. Une habitude… Et puis, figure le programme de la saison. Hossegor est imprimé en gras pour signaler que l’étape se déroule en France. Pas Teahupoo.
Tahiti, ce n’est pas la France ? Le drapeau tricolore flotte bien à Papeete, non ? Un jour, ce pays sera peut être indépendant. Pas encore, là n’est pas le sujet de ce papier. Alors, que L’Equipe mette Teahupoo en gras ! L’étape polynésienne du circuit mondial le mérite tant.


F.G.

La Polynésie n’échappera jamais aux clichés…

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 19 février 2012 at 16:37

 

Très louable intention, je leur avais soumis le sujet en… 1999, L’Equipe Mag consacre ce week-end un reportage sur Hawaiki Nui Va’a. Sur six pages, cette course de pirogues polynésiennes à balancier, est décrite. Son ambiance, sa dureté…

 

Problème, comme souvent au sujet de la Polynésie, on tombe très vite dans la sucession de clichés. C’est -presque- normal, ce pays d’outremer français étant si peu connu en métropole qu’il en est réduit aux plages, aux cocotiers sur les plages, aux maohi tatoués sur les plages. Ou à l’eau turquoise du lagon… Le vernis n’a pas été gratté, la culture à peine évoquée. Dommage ! D’ailleurs, l’auteur, Frédéric Pelatan (je ne le connaissais pas) n’a pas effleuré ce qui, à l’instar d’autres sports, commence à gangréner le va’a polynésien, le dopage. Il ne s’est pas interrogé sur la performance surhumaine de ces rameurs qui avalent 125 km, dont près de 100 en pleine mer, en trois jours.

 

Et puis, nous, journalistes, détestons cela. Pourtant, pitié, faites relire vos papiers lorsque vous ne maitrisez pas assez le sujet. Cela évite de parler de “la baie de Tahaa“, de “la pagaie“, de “maha, plat traditionnel“, de “la pale“ ou de “la Heiva“ ! A force de lire autant de fautes sur un thème que tu maîtrises, comment ne pas en venir à douter fortement de ce qui est imprimé sur les autres pages. Que l’on ne s’étonne pas ensuite du peu de confiance des Français envers les médias…

 

De ce reportage, restent les images de carte postale, signées Sébastien Boué. Dommage, le ciel était gris pour l’arrivée à Matira. Quoi, Bora n’est plus irradiée de soleil ? Certains clichés foutent le camp !

 

Frédéric Gouis


Le nouveau stade du Havre sera trop grand en National !

In LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 18 février 2012 at 22:32

En août prochain, une fois tus les flonflons des festivités d’inauguration, lors de la première journée de championnat à domicile, le nouveau stade du Havre risque de sonner le creux ! L’affiche ne sera pas estampillée L1. Pas de Marseille, de Lyon, de PSG ou de Saint-Etienne, mais plutôt Niort, Nimes… Et redoutons que ce ne soit pas Quevilly ou Le Poirée-sur-Vie !

Mon expert préféré, présent au MMArena vendredi soir pour la déroute face au Mans (3-1), m’a glissé dans l’oreillette : “cela ne ressemble plus à rien…“ Le pire est que cela dure depuis un petit moment déjà. Sept matches sans victoire, dont cinq face à des équipes classées au-delà de la15e place. La dernière victoire qui remonte au 25 novembre…

Alors, tout peut être évoqué, les deux matches en retard, le froid, le ballon qui tourne moins vite, l’arbitre, le match à Marseille, le vol qui s’est mal passé, le gamin qui s’est réveillé la nuit ou le Président qui veut pas laisser partir un joueur en Angleterre… Le classement ne trompe pas : HAC se retrouve 12e avec seulement quatre points d’avance sur le 1er relégable. Les faits sont là. D’ailleurs, vendredi soir, Cédric Daury, le coach a admis : “il faut être lucide devant nos manques… On n’a pas les qualités et les moyens de nos ambitions…“

Voilà, voilà… Les ambitions. Parlons-en. Une remontée dans les deux ans, après la descente en 2009. Deux saisons ne suffisent pas. Ce sera donc la troisième ? Bah nous y sommes… Alors, où est le problème ?

Les joueurs ? Oui, à en croire Cédric Daury. Les 24 de cette année, la vingtaine qui nous ont quitté depuis 2010 ? Bah, sûrement un peu. Quoi que, en jetant un oeil sur la liste de ceux qui ne portent plus le maillot ciel et marine (Revault, Kana-Biyik, Aït Ben Idir, Fofana, Anin, Jovial, Allasane, Diallo, Lesage…), voilà une ossature a fière allure, non ? Après, qui recrute ces joueurs aux qualités éloignées de nos ambitions ?

Passons au coach. La première année, c’est le traumatisme du calvaire en ligue 1 et la descente qui s’avèrent lourds à digérer. La 2e saison, on ne sait plus trop, mais son contrat est renouvelé alors qu’il n’a pas atteint son objectif. Cette année ? Bah, il vient d’avouer son impuissance…

Le président ? Depuis son accession à la tête du club, voilà 12 ans, son objectif tient dans l’inauguration du nouveau stade. Sans quoi ? Il sait faire de la place à la Cavée en vendant nos jeunes plus ou moins bien (les deux derniers, ayant visiblement été pas trop mal vendus, Fofana à Lyon et l’inconnu Prince-Désir Gouano à la Juve, mais cela équilibre peu le pillage des Pogba, Nzogbia, Anin, Kana, Mandanda…). Enfin, du coup, on a à peine le temps de les voir en équipe fanion ! Dès lors, on peut se demander à quoi sert les sommes dépensées dans le centre de formation ? Faute de permettre d’apporter des éléments à l’équipe première, (4 seulement cette saison Placide, Nestor, Fontaine, Mendes) il rapporte quelques milliers d’euros, histoire d’équilibrer un budget dont le déficit permanent ne semble alerter personne, quant bien même un joueur venant de Vannes (Rivière pour le nommer), “fait un effort financier“ en signant au HAC. WTF !

Pendant ce temps, Loulou Nicollin, son embonpoint, sa classe de play-boy à toutes épreuves, son budget à 38 ridicules millions d’euros, fait la nique au pétrodollars du PSG. Pour info, avec 20 à 22 millions de budget en 2008-2009, le HAC avait terminé 20e. Il est sur le terrain, le problème ? 

Frédéric Gouis

Mise à jour dimanche à 10 h 20 :

Le budget de Montpellier n’est que de 36 millions d’euros selon L’Equipe du jour.

Le rugby, un sport encore amateur

In Surf & Foot on 13 février 2012 at 21:56

Le fiasco de samedi soir, au Stade de France, permet de mesurer le gouffre qui sépare encore le rugby du professionalisme.

Depuis plusieurs jours, tous les indices d’une température négative s’affichaient pour samedi soir à Paris. Sauf qu’a priori rien n’a été fait pour trouver une solution de repli. Certes, on a baché, soufflé le chaud. Surtout, les organisateurs ont laissé les événements s’enchainer, les spectateurs se rendre à Saint-Denis, qu’ils viennent du sud-ouest, de Bretagne ou d’Irlande, comme si de rien n’était. Pour finalement annuler le match au moment prévu du coup d’envoi comme une vulgaire rencontre de championnat Honneur, demandant alors à ceux qui avaient dépensé des dizaines d’euros pour rien de rentrer gentiment chez eux, sans ranchonner.

Qui est responsable ? La fédé, l’IRB, le comité des VI nations ? Peu importe, toutes les entités, comme l’entourage direct de l’équipe de France, ont fait preuve d’un amateurisme qui sent bon le rugby cassoulet des années 60 ou 70…

Tant que le rugby ne sortira pas de cette époque des gros pardessus, il va s’avèrer difficile pour cette activité de prétendre à intégrer le gotha des sports pros. Et on n’évoque même pas le fait de programmer des matches internationaux simultanément à des journées de championnat de l’élite. Le rugby est le seul sport collectif dans ce cas…

Le football n’est pas mieux loti en matière d’infrastructures et de prévisions, va-t-on me rétorquer. Il suffit de constater le nombre de matches reportés depuis deux semaines, même si des moyens colossaux ont été utilisés pour tenter d’éviter le gel les terrains. Des moyens que l’on peut juger hallucinants alors que dans le même temps certains cherchent un toit pour se protéger du froid. Autre débat. Mais le football français n’est pas dans le top mondial, le manque de professionalisme ambiant surprenant d’ailleurs le nouvel entraineur du PSG…

Pour en revenir au rugby, les gros pardessus sont ils prêts à laisser la place à des gens qui savent proposer et mettre sur pied un spectacle ? Car, n’en déplaise aux intégristes du sport de grand-papa, le rugby actuel, qui veut se faire aussi gros, n’est plus une activité d’amateurs. Mais pas encore un spectacle pro.  

Frédéric Gouis

Et Bourez, il compte pour des prunes ?

In Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 12 février 2012 at 22:03

Surf – Plus que 10 jours… La planète surf ronge son leach. Le grand cirque bleu reprend sa tournée mondiale le 25 pour onze étapes. Slater va-t-il pouvoir, et vouloir, aller chercher un 12e titre ? La jeune garde -sans complexe- apparue l’an passé, les Gabriel Medina et John John Florence, peut-elle réitérer sur une saison ce qu’elle a laissé entrevoir l’an passé ? Les chroniqueurs s’interrogent. Nous aussi.

Choisissant le prisme tricolore pour présenter cette saison, L’Equipe Mag de samedi a choisi de consacrer trois pages à Jérèmy Florès. Si David Michel, le spécialiste du surf à L’Equipe, qui joue des biscotos pour faire de la place à la discipline dans les pages du quotidien ou de l’hebdo, soit remercié, le choix de Florès interpelle…

Certes, il a remporté Pipeline, mecque du surf. C’était en 2010. D’ailleurs, Hawaii et Teahupoo sont largement évoqué dans ce reportage. Teahupoo… Ah oui, le spot de Tahiti ! Tahiti… mais c’est Michel Bourez ! Hélas, pas une seule fois le surfeur polynésien n’est cité dans ce papier. On y évoque Raimana Van Bastolaer, Heiarii Williams, sommités locales du horue*, mais pas celui qui a terminé la saison 2011 à la 6e place mondiale, le meilleur résultat jamais obtenu par un surfeur français…

Alors oui, Michel n’est pas du genre à tirer la couverture, à faire des déclarations fracassantes. Pourtant, à l’aube de sa 4e année sur le tour mondial, Bourez se trouve à un tournant de sa carrière. A 26 ans, cette saison doit le voir basculer vers le top, ceux qui remportent ces étapes du tour planétaire et jouent la couronne mondiale. Sa puissance, ses trois années d’apprentissage de l’élite, tout cela met les indicateurs au vert pour la Mission : podium.

Rendez-vous dans quelques mois, sans oublier la deuxième quinzaine d’août, au bout de la route à l’extrême sud de Tahiti… Peut-être qu’alors L’Equipe retrouvera la trace de Michel Bourez…

Frédéric Gouis

 

*Horue : surf en reo tahiti, la langue tahitienne