Frédéric Gouis

Archive for the ‘Le fil’ Category

Sarkozy doit passer devant les juges

In Le fil, Politique, Présidentielle #2012 on 23 juin 2012 at 15:08

Une semaine après que Nicolas Sarkozy soit redevenu un justiciable lambda , le sujet semble avoir quitté les chroniques. Pourtant, nombreux étaient les commentateurs, observateurs et supporters du camp d’en face qui salivaient d’impatience à l’idée de le voir entendu par un juge d’instruction.

Pour beaucoup, le sentiment de revanche, après ses cinq ans à la tête de la France, agit comme un leitmotiv. Le simple citoyen, celui qui se fait prendre au radar ou dans le métro lorsque d’autres, pour 1000 fois plus d’enjeu, passeraient à travers les mailles du filet, applaudissaient à cette idée d’égalité devant la justice. Même si les enjeux demeurent incomparables… 

Alors, oui Nicolas Sarkozy doit être entendu pour que la lumière soit faites dans deux dossiers, deux affaires de financement de campagne électorale, qui ont entretenu le doute et les fantasmes pendant les cinq années de son mandat. Celle d’Edouard Balladur en 1995 avec le dossier Karachi. Les commissions, avec effet rétro, les piscines d’intermédiaires, et autres manoeuvres d’officines. L’autre financement concerne la propre campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy, celle de 2007, via la famille Bettencourt et les avantages que ces deniers auraient pu en retirer.

Nicolas Sarkozy doit être traité tel un justiciable, non pas normal, mais lambda. Sans aucun acharnement politique. Pas le plus simple… 

Frédéric Gouis

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Thierry Roland était Français, point !

In Le fil, Médias, Surf & Foot on 16 juin 2012 at 16:21

Avant de former le duo le plus célèbre des médias français, Thierry Roland avait interviewé le footballeur Jean-Michel Larqué (Photo L’Equipe)

Il n’était ni Syrien, ni Egyptien, Birman ou SDF du coin de votre rue. Pourtant, aujourd’hui, il occulte le reste de l’actualité, bien que disparu. Le décès de Thierry Roland prend des proportions démesurées pour certains. Qu’un journaliste, de sport qui plus est, accapare le temps médiatique déclenche des crises d’urticaire chez les gens à œillères…

Certes, Thierry Roland n’a pas fait avancer l’humanité, guidé un peuple vers le mieux-être ou révolutionné le quotidien de ses congénères. Tout juste incarnait-il, à l’échelle de la France, le sport le plus populaire, celui qui réunit le plus d’humains à l’unisson, plus que nul autre événement : le football.

Pas besoin de dérouler son palmarès, ses 13 coupe du monde, ses 9 Euros… Sa voix, reconnaissable entre mille autres, agit comme une madeleine pour moi comme sûrement beaucoup de Français. Pour ceux de ma génération, il fût sûrement l’un des éléments déclencheurs de notre volonté d’embrasser la carrière de journaliste de sport.

Alors, oui, ses travers, entre misogynie et esprit colonialiste, resteront aussi dans nos mémoires. Mais, en fait, n’était-il pas tout simplement qu’un Français ? Celui qui refait -certes- le monde au Café du commerce déclamant des avis à l’emporte-pièce mais n’en est pas moins, dans le même temps, attentionné avec son prochain…

Forcément, l’arrivé de Canal+, ses commentateurs encyclopédiques et parfois si lisse, avait fait tomber un voile sépia sur Thierry Roland. Il n’en restait pas moins une icône tricolore, marquant à jamais le soir du 12 juillet 1998 avec son «Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille ! Enfin, le plus tard possible… Ah, c’est superbe ! Quel pied… Oh putain !»

Oui, oh putain !

Frédéric Gouis

Football : déjà le calendrier… avant les changements de date !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Reims, Surf & Foot on 30 mai 2012 at 20:20

Le nouveau ballon officiel de la Ligue 1 qui honore les 19 clubs champions de France de l’histoire…

Montpellier se remet à peine des festivités Loulesques entourant son premier titre de champion de France ; les joueurs de Reims se shampooinent encore le crane pour effacer la teinture rouge dont ils avaient trouvé utile de badigeonner leurs cheveux pour fêter la montée en L1 ; à Auxerre, les réunions s’enchainent pour tenter de comprendre l’inexplicable alors qu’au Mans et au Havre, on peine à retrouver sa respiration après le gros ouf de soulagement à l’idée d’avoir évité la descente en National. Et puis, la période des transferts débute à peine. Le magazine But n’a pas encore annoncé Drogba à l’OM et Cristiano Ronaldo au PSG. Ah… On me glisse que c’était déjà fait pour Drogba… Enfin, l’heure demeure à se remettre des émotions de la saison, achevée voilà à peine deux semaines, histoire d’être en forme le 8 juin et l’ouverture de l’Euro en Pologne et Ukraine. 

Pourtant, la Ligue nationale de football laisse à peine tout le monde respirer en publiant ce soir les calendriers de L1 et L2. Du coup, sonne déjà l’heure des premiers cochages d’agenda, négociations conjugales et élaborations de déplacements masculins dans des « stades mythiques » pour justifier d’y consacrer un week-end…

Maintenant, les calendriers de L1 et L2 tout frais qu’ils sont, vont passer à la moulinette des grilles TV. En plus de Canal +, l’arrivée de Al-Jazeera, avec BeInSport, va chambouler les journées de L1 : Du vendredi au dimanche soir. Par ricochet, la L2 pourrait débuter à 18 heures le vendredi… Nos dirigeants du football professionnel français pourront ensuite organiser des séminaires pour plancher sur la baisse de fréquentation en L2…

Frédéric Gouis

> Pour info, voici les dates de quelques affiches…

Ligue 1 :

Reims va commencer à domicile, le samedi 11 août face à Marseille, acueillir le champion Montpellier le samedi 15 septembre, le derby face à Troyes se déroulera le 27 octobre, le PSG viendra le 2 mars et Lyon le 6 avril…

Ligue 2

Vendredi 27 juillet, la 1ère journée :
Angers – Sedan
Auxerre – Nîmes
Châteauroux – Laval

Dijon – Guingamp

Gaz. Ajaccio – Caen
Le Havre – Arles-Avignon
Lens – Le Mans
Monaco – Tours
Nantes – Istres
Niort – Clermont

Vendredi 2 novembre : Caen – Le Havre
Vendredi 23 novembre : Sedan – Le Havre

Vendredi 5 avril : Le Havre – Caen

Vendredi 19 avril : Le Havre – Sedan

Thermo-FG #29-05-12

In Le fil, Thermo-FG on 29 mai 2012 at 22:23

Depuis 1971 !

Roland-Garros, c’est tout Bleu : Virginie Razzano, bien évidemment, qui s’arrache pour faire danser Serena Williams, mais aussi les garçons, 13 qualifiés pour le 2e tour. Un record depuis… 1971 !

Syrie : enfin la réaction

Après l’expulsion de l’ambassadrice de Syrie en France, François Hollande n’exclut pas une intervention militaire dans ce pays. Combien de massacre de Houla faudra-t-il pour décider la Russie et la Chine à sanctionner la Syrie ?

Le SMIC X 4

Hollande a confirmé le « coup de pouce » au SMIC. Les intransigeants de la rigueur poussent des cris d’orfraie. Généralement, ils en touchent au moins 4 ou 5 par mois…

Gourcuff, la fin ?

Gourcuff ne disputera pas l’Euro 2012. Enième coup d’arrêt depuis deux ans… Le dernier ? Après ce casting raté devant toute la France, ce joueur -génial mais fragile- y survivra-t-il ?

Moruroa, toujours l’attente

Tant que l’Etat ne reconnaitra pas que -tout ou partie- des 193 essais réalisés en Polynésie française, à Moruroa et Fangataufa entre 1966 et 1996, ont engendré des retombées nocives la relation entre cette collectivité ultramarine et la métropole ne pourra être apaisée.

 

Totalement subjectif, le Thermo-FG classe les événements et acteurs du moment de 40° à 0° en mixant mes centres d’intérêt : l’actu nationale et celle des médias mais aussi de Reims et de la Marne, du Havre et de la Normandie, de la Polynésie, du football, du surf et du sport en général. Et de bien d’autres choses encore…

Ses résultats sont sans appel et son règlement n’est pas déposé chez Me Philibert à Enbourbe-le-Petit.

#surleterrain, ou lorsque les députés (re)découvrent les Français

In Le fil, Présidentielle #2012, Reims on 26 mai 2012 at 22:12

Mon irritation n’est pas nouvelle à la vue de ce phénomène. Je vous en parlais déjà début avril. Ces derniers jours, elle est décuplée… La campagne pour les législatives remet les députés, et ceux qui rêvent de poser leurs fesses sur les bancs de l’Assemblée nationale, dans la nature !

Comme avant chaque rendez-vous dans les isoloirs, élus et ceux ambitionnant de l’être, redécouvrent leurs électeurs, les Français en fait. Quel est leur quotidien, leurs problèmes, leurs aspirations ? Tout à coup, les politiques en campagne devinent la vraie vie. Ou du moins viennent entretenir l’illusion qu’ils sont à l’écoute.

Bien qu’élu dans une circonscription, chaque député représente la Nation tout entière. Du coup, il n’a pas obligation de résider là où il a acquis la confiance des électeurs lui permettant de décrocher son mandat et mille choses encore… Alors, tous les cinq ans, assiste-t-on aux mêmes petites scènes. Les politiques briguant l’un des 577 fameux sésame écument leur circonscription. Comme s’ils découvraient des contrées inconnues. Sur Twitter, les candidats désignent cette tournée des popotes par le hashtag #surleterrain. Un terme qui semble sorti d’un dialogue d’un film militaire, avec de la mission commando inside. Ah moins que ce ne soit l’expression d’un sportif ? Ou d’un flic… Alors, certains politiciens en quête de voix devraient s’y rendent en 4X4. Plus prudent !

Sur le terrain… Mais quelle horrible expression ! Les Français vivraient donc sur le terrain, et les élites dans les palais de la République, bien loin de leurs homologues ?

Ce qui me navre le plus, en fait, tient dans la propension de ces chercheurs de mandats à se glorifier de se rendre dans un monde qu’ils ne connaitraient pas en le faisant savoir via twitter…

Enfin, soyez rassurés, candidats de droite comme de gauche usent de ce hashtag. Il n’est l’apanage exclusif d’aucune sensibilité politique…

Frédéric Gouis 

Les médias se suivent… et se ressemblent !

In Le fil, Médias on 23 mai 2012 at 16:33


Le petit journal de Yann Barthès pointe quasi-quotidiennement les travers des chaines de télé, notamment celles d’infos, pour le mimétisme de leurs commentaires. Les journalistes de ces médias utilisent et usent souvent des mêmes termes et adjectifs, tel le désormais fameux « normal » accolé à François Hollande et mis à toutes les sauces, chacun de ses gestes, chaque élément de son comportement, étant affublé de ce « normal »…

Le phénomène n’est pas l’apanage de la télévision, s’observant chez les autres médias, notamment en presse écrite, qu’elle soit quotidienne ou magazine, dans le choix des sujets et des titres. Cette pratique porte un nom : le suivisme.

Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Quels sont ses réseaux ? Avec ces trois interrogations, je pratique le suivisme -version ironique-, me moquant des couv’ des news-magazines qui abusent de ce titre pour de nombreux sujets…

Alors, pourquoi sommes-nous soumis à une telle uniformité du traitement de l’info par les médias ? C’est autant voulu que subi…

> D’abord, la course à l’exhaustivité engendre cette pratique. Il faut tout évoquer. Alors, on choisi l’angle le plus simple pour traiter les sujets, par manque de temps ou d’imagination. Et, comme les journalistes dans leur grande majorité sortent du même moule, les réflexes, les références et les tics de langage affichent une proximité extrême.

> Ensuite, faire différent nécessite des moyens humains donc financiers. L’investigation, détacher une ou plusieurs personnes pour ne produire qu’un sujet en une semaine voire un mois, coûte trop cher à l’heure des restrictions budgétaires, donc des micros-rédactions qui vissent les journalistes devant l’écran de leur ordinateur.

> Le suivisme tient aussi de la pression commerciale qui pèse sur les épaules des journalistes. La course à l’audience, aux ventes, fait que tout le monde se suit, par peur de louper la diffusion de quelques exemplaires ou de manquer de part de marché, pour ne pas avoir traiter tel sujet.

> Enfin, ce suivisme engendre -et est engendré- par l’uniformisme, le mainstream, le courant dominant, cette volonté de tenter de plaire aux maximum de téléspectateurs, auditeurs, lecteurs, internautes, à la fois… Quitte à les contenter moyennement plutôt que d’en satisfaire moins mais mieux !

J’avoue ne pas savoir comment ne pas céder à telle pratique… D’ailleurs, se pose une autre question, qui taraude nombre de journalistes et responsables éditoriaux ! Doit-on proposer à ses auditeurs-internautes-lecteurs-téléspectateurs (dans l’ordre alphabétique…) ce que l’on pense qu’ils souhaitent lire, quitte à leur filer de la merde (comme le font certaines chaines TV ou quotidiens) ou chercher à élever la pensée de ces mêmes consommateurs en les dérangeant, leur soumettant des sujets qui visent à nourrir leur réflexion (comme le font d’autres chaines et quotidiens…) ? Vous avez quatre heures…

Frédéric Gouis 

Derniers regards sur Deschaseaux

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 21 mai 2012 at 21:40

Promis, c’est la dernière fois que je vous bassine avec le -désormais- ancien stade du Havre, Jules-Deschaseaux. Vendredi soir, le HAC y a livré sa dernière prestation face à Angers (3-0). Voici ces derniers regards sur l’endroit qui a rythmé mes émois footballistiques depuis près de 40 ans…

Frédéric Gouis

Champagne en tribune de presse pour la der’…

Le coup de sifflet final… 80 ans d’histoire se referment sur ce stade.

La tribune officielle s’est vidée. Bientôt, la tribune de presse ne résonnera plus des bruits de claviers…

Le but adossé au Kop, lieu fétiche pour attaquer en 2e mi-temps. Comme pour les trois buts de vendredi soir. Ou un 11 mai 1985 avec Pascal Pain…

Le voile tombe sur Deschaseaux…

Il faut se résoudre à quitter les lieux…

Adieu…

Adieu Deschaseaux…

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 16 mai 2012 at 14:02

Deschaseaux, avant la nouvelle tribune sud, au milieu des années 80… (Photo D.R.)

La piste en cendrée, les bancs en bois, peints en bordeaux, de la tribune sud, les piliers de la tribune nord, rue de Verdun, avant qu’elle ne s’appelle Paul Langlois, de son vivant, en 1983, je crois. Le tableau d’affichage du virage Harfleur (eh, oui, la piste d’athlé obligeait les tribunes derrière les buts à être arrondies…) avec ses panneaux blanc et chiffres noirs pour indiquer le score…. Et puis, la fosse du 3 000 steeple et le bac de réception en sable de la longueur, placés côté Kop. Puis vinrent les travaux. Des tribunes découvertes d’abord puis les toits et la nouvelle tribune sud, après le retour en L1 de 1985…

Le but de Cavéglia de près de 50 mètres sur un bourbier contre le Saint-Etienne de Coupet au milieu des 90’s…

Le Kop, les Rocky Strangers, « Ce sont onze garçons qui aiment jouer au ballon… », les pom-pom girls avec leur perruque ciel et marine, et cet orchestre qui jouait du Johnny à la mi-temps…

83e : « Ti’Pain » qui part de son camp, récupère la balle, élimine un défenseur mulhousien, résiste au retour d’un autre, et, arrivé à l’entrée de la surface, décoche une frappe du gauche côté kop… Buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuutttttttttttttttttttt !

Les missiles sol-air de Teddy Bertin…

Un HAC-PSG en août 1986, juste après le France-Brésil de légende à Guadalajara, et la tribune Harfleur qui réserve une ovation à Joël Bats, à l’époque au PSG pour avoir écrit l’histoire des Bleus le mois précédent…

La classe de Jean-Pierre Bourgier avec son maillot vert et son N°1…

Vikash Dhorasoo qui fait un tour d’honneur sur les épaules d’un coéquipier pour son départ…

Cinq ans auparavant, Michel Rio quitte la pelouse, jette son maillot. Vikash Dhorasoo le remplace et fait ses grands débuts en Ligue 1…

Les moustaches de Didier Notheaux et Guy David…

Un 7-2 en D3 face à Guingamp pour un premier match en nocturne. A l’époque, selon la rumeur, la puissance lumineuse était quasiment unique en France, seulement dépassée par celle du Parc des Princes. J’ai jamais vérifié…

Paul Langlois qui fait le tour du terrain pour placer les ramasseurs de balle et salue le public au fur et à mesure qu’il chemine devant les tribunes…

Un souvenir d’un des premiers matches en D2. Un été, avec Jean-Claude Garnier comme recrue. Vu l’affluence, on nous envoyait, les gamins, au pied de la tribune sud, sur la piste en cendrée…

Les déboulés de Ibou Ba, pas encore peroxydé, sur son aile droite…

La piste, qui avait été coupée à la fin des années 70 avec des grillages derrière chaque but. Du coup, le public pouvait s’y rendre. Enfin, surtout les gamins de mon âge à l’époque…

Un quadruplé de Merry Krimau face à Toulon et Olmeta en 85-86, un match remporté 4-3…

Les tournois internationaux juniors dans les 70’s avec des noms de clubs qui faisaient rêver : Benfica, Bolton…

L’ovation en plein match pour la retraite de mon ami Christophe Revault, footballeur d’un autre temps par sa mentalité…

Le tunnel de la tribune sud jusqu’au milieu des années 80 : du grillage avec des portes que l’on refermait pour faire passer les joueurs et rouvrait ensuite pour que le public circule dans cette tribune…

Un match de rugby en 91, France-Roumanie…

Les lever de rideaux avec Christian Anthoo et Vikash Dhorasso, pupilles, qui faisaient se lever le stade. L’un a percé, l’autre pas…

Le 1 000e match du Variétés ,en lever de rideau du HAC-Bordeaux. Ce devait être en 1987, avec Rensenbrink, Puskas et Blanco…

Les coups de patte du gauche de Jean-Mich’ Lesage…

L »envahissement du terrain, le 11 mai 1985, après avoir passé le match les bras en l’air, dans un escalier du kop, trop serré, pour pouvoir s’allumer une clope… J’enjambe les grillages et vais embrasser la pelouse devant chaque but…

Le but de la tête sur corner de Krimau face à l’OM à l’été 85. Joseph-Antoine Bell battu côté kop. Le premier but et succès du HAC en Ligue depuis 23 ans !

Edmond Baraffe, entraineur mais aussi joueur, qui se faisait applaudir rien qu’en enlevant son survêtement sur le banc, signe qu’il allait entrer en jeu…

Ces souvenirs sont attachés au HAC, Havre Athletic Club, et se sont déroulés dans le cadre du stade Jules-Deschaseaux depuis près de 40 ans. Une âme, un monde, une ambiance entoure de lieu qui m’a fait rencontrer bien des gens. Certains sont devenus mes frères… Voilà, tout cela se termine. Ce stade accueille ce vendredi son dernier match du HAC, 80 ans après son inauguration. Salut Deschaz !

Frédéric Gouis

PS : Pour connaître l’histoire de ce stade, allez sur ce blog. Il me semble assez bien documenté même si je persiste à dire que le Pays Bas-Tchécoslovaquie de la coupe du monde 1938 s’est bien déroulé à Deschaseaux et non à la Cavée Verte.

Vainqueur ou vaincu, leur camp va exploser….

In Le fil, Présidentielle #2012 on 8 mai 2012 at 20:52

Une lecture toute manichéenne de la situation politique française laisserait le sourire chez les élus et la tristesse dans le camp des vaincus. L’image s’avère aussi réductrice que celle de citoyen qui voit derrière chaque journaliste un agent du mal… Le paysage politique français se trouve à l’aube d’une nouvelle ère. Avant cette période, il va falloir en passer par bien des tracas. La recomposition se fera dans la douleur, les cris et les pleurs au sein des appareils…

Les législatives, dans un mois, déchirent déjà. Les luttes UMP-FN, UMP-Modem/Centristes d’une part s’annoncent sans merci après le coup de barre à droite toute de Nicolas Sarkozy. Le FN n’a pas vraiment gouté cette tentative de vidange de l’électorat et a déjà élaboré une liste noire des personnalités UMP à qui il convenait de barrer la route du Palais Bourbon. A l’UMP, on a aussi réservé à François Bayrou un petit de sa chienne sous la forme d’une candidature dans sa circonscription. Chez les centristes, en dehors de Bayrou, le silence est assourdissant. Borloo, Morin, Villepin sont aux abonnés absents, devant déjà, pour les deux premiers, régler les tracas en interne. De l’autre côté de l’échiquier politique, cela risque aussi de ruer dans les brancards. Si les EELV se dit que finalement, le programme Hollande est compatible avec le leur contre quelques maroquins ministériels, tout n’est pas aussi simple dans les 60 circonscriptions que le PS leur a réservé. Dans certaines, des socialistes plus ou moins dissidents pourraient se présenter. Quand aux circonscriptions dévolues au PS, des Verts y seront aussi sur la ligne de départ. Les accords n’engagent que ceux qui les croient. Et puis, le mariage du PS avec Jean-Luc Mélenchon, et son Front de Gauche, n’aura duré que le temps des deux semaines de l’entre deux tours de la présidentielle sous la bannière du « tout sauf Sarkozy ». Depuis, le tribun a repris ses troupes et présentera partout ou cela sera possible des candidats aux législatives face à ceux du PS.

Toutes ces luttes dans le mois à venir ne valent pas tripette en comparaison avec celles qui agitent déjà les deux principaux partis de France ! L’UMP va traverser des moments extrêmement difficiles sans son chef, celui qui faisait éteindre toute contestation interne grâce à sa maitrise de tous les leviers. Sarkozy redevenu simple justiciable, s’annonce une sacrée foire d’empoigne pour prendre le leadership en vue de la présidentielle de 2017. Jean-François Copé, actuel n°1 de l’UMP, se voit depuis des mois, pour ne pas dire des années, comme le représentant de la droite à l’explication finale de la présidentielle 2017. Problème, l’UMP regorge de tels prétendants. Fillon, Juppé (pour un retour de l’enfer…) mais aussi les Baroin, Lemaire, Pécresse et NKM se verraient bien, aussi, dans ce costume. Et puis, chacun d’eux apprécié à divers degrés les coups de barre à droite de l’ancien chef ces dernières semaines, l’exprimant avec plus ou moins de virulence. L’automne devrait être chaud pour le parti de droite. Sans parler des rendez-vous judiciaires de certains…

Le coup de chaud, au PS, c’est maintenant ! François Hollande ne prendra ses fonctions que le mardi 15 mai, dans une semaine. Autant dire que le gouvernement ne sera pas annoncé avant le lendemain. Pourtant, les médias publient des listes de ministrables qui font craindre un gouvernement d’une ampleur digne de celui d’une république polynésienne (jusqu’à plus de 20 ministres pour 280 000 habitants). Hollande, qui se veut le chantre de la morale et de la bonne gestion des fonds publics, ne peut pondre un gouvernement d’une trentaine de ministres et d’une vingtaine de secrétaires d’Etat. Autrement dit, les déçus se ramasseront à la pelle, bien plus que ceux qui connaitront au quotidien les ors de la République. Le problème s’avère identique, bien évidemment, pour Matignon, le perchoir de l’Assemblée et le poste de 1er secrétaire du parti… Sans parler de ceux, électeurs ou syndicats, chez qui il a fait naitre des aspirations à des jours meilleurs !

La course à la présidentielle et ses fols espoirs se rangent déjà dans les livres de souvenirs. Le retour au quotidien ne se fera pas dans la joie au sein de toutes les composantes de la politique française !

Frédéric Gouis

Que restera-t-il du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?

In Le fil, Présidentielle #2012 on 6 mai 2012 at 18:59

Nicolas Sarkozy, Président de la République, c’est fini en ce dimanche soir. Le président sortant n’a pu commettre un retournement de situation, digne du Saint-Etienne européen des années 70, par la grâce des abstentionnistes du 1er tour revenus en masse dans les isoloirs.

Alors, quelle trace va-t-il laisser ? On évoque souvent la France pompidolienne, les années de Gaulle, la génération Mitterrand des 80’s. Et Sarkozy ?

Le bling-bling ? La période de la crise boursio-bancairo-financièro-économique ? L’homme de la fin de la retraite à 60 ans ?

Forcément, son mandat sera marqué par la crise. Comme Thatcher est synonyme de période noire pour l’Angleterre…

Bien délicat de se prononcer sur ce que les années et l’histoire se chargeront de retenir sur son passage à la tête de la France. Pour le moment, Rue 89 sollicite les internautes pour les aider à se souvenir du quinquennat de Nicolas Sarkozy Mais, m’est avis que, ces cinq années ne feront pas des chapitres dans les prochains livres de nos élèves…

Frédéric Gouis 

Teahupoo demeure unique

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 5 mai 2012 at 14:46

Les Billabong XXL Big Wave Awards 2012 sont connus. Le californien Nathan Fletcher décroche le titre de rider de l’année et du meilleur tube, une vague surfée le 27 aout 2011 à Teahupoo, Tahiti. Ici pour le palmarès complet.

Pour en (re)prendre plein les mirettes, voici les vagues des nominés…

 

HAC : tous ensemble !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 3 mai 2012 at 12:44

La situation est grave. Le HAC risque de se retrouver en National, la 3e division du football français. 

Face à Reims, le public a joué son rôle. Les joueurs font ce qu’ils peuvent. Pour avoir assisté à ce match, impossible de leur reprocher une volonté de se battre défaillante. Après, pour le talent, on savait déjà qu’aucun ne peut postuler à une place au Barça…

Même si tout ne fût pas parfait, on peut émettre des critiques sur le coaching, le maintien de certains joueurs sur la pelouse, ou non, Cédric Daury les a bougé, emmenant tout le monde s’entrainer à l’historique Cavée-Verte. A Lens, 400 supporters sont venus encore encourager leur équipe. Rien n’y a fait.

Il reste trois matchs pour encore y croire. Tout doit être fait pour continuer d’aller dans le même sens : maintenir le club en Ligue 2
Cette union sacrée doit se matérialiser un maximum au sein du club…
Pourtant, le compte twitter @Club1872 qui gère la commercialisation des loges du nouveau stade, une entité donc directement liée au club du HAC, a balancé mercredi après-midi une rumeur qui court depuis plusieurs jours, certes, mais lui donnant ainsi une force décuplée (« si le HAC relaie l’info c’est que cela doit être vrai… » pense le lecteur). Il s’agit du remplacement de Cédric Daury par Régis Brouard, le coach de Quevilly…

Joli façon de déstabliser le coach alors que, même si je ne partage pas tous ses choix, c’est un soutien total qu’il devrait recevoir ! A l’heure où chacun se serre les coudes, certains au sein du HAC chercheraient-ils à tout faire péter ? Certains nourrissent-ils des intérêts pour faire chanceler des personnes au sein du club, ne visant pas uniquement des membres du staff technique ? On n’ose y croire…

Alors, penchons pour la maladresse, un retwitt automatique….
Vendredi, et lors des deux semaines à venir, c’est à l’unisson que doit se présenter le HAC, tous les dirigeants, comme le staff technique et les joueurs, les supporters, le public, et même tout le Havre, je dirais…

Déjà que les chances s’amenuisent (sont nécessaires au moins une défaite de Metz ou du Mans si le HAC aligne trois victoires ; deux succès et un nul pour nos Havrais si Metz ou Le Mans décrochent moins de deux victoires), il est temps que l’union prônée par tous se concrétise, dépassant les intérêts personnels. 140 ans de maillot ciel et marine nous regardent…

FrédéricGouis 

Jour d’élection en Polynésie : La République pas si uniforme…

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 22 avril 2012 at 15:48

La Polynésie française a déjà voté, en ce dimanche. Comme toutes les communautés de la République française. Enfin, pas tout à fait… La décennie passée dans cette collectivité d’outremer m’a permis de couvrir moult élections, locales comme nationales. Alors, si je vis cette présidentielle depuis la métropole, voici un petit récit de mes souvenirs de scrutins, tel qu’ils se tiennent à 18 000 km de Paris.

Déjà, tout débute par des largages. Non de résistants, même si l’ambiance Radio Londres s’est emparée des réseaux sociaux, mais du matériel électoral dans les îles ne bénéficiant pas d’un aérodrome (une quinzaine de la soixantaine d’habitées sur les 118 qui composent la Polynésie française). Parfois, les bulletins de vote, professions de foi et affiches arrivent avec pas mal de retard de Paris. Pour respecter le timing, cela impose alors le recours aux avions militaires pour parachuter des documents au départ de Tahiti.

Hier, samedi, les 48 communes étaient prêtes à accueillir 189 680 électeurs (pour 270 000 habitants) pour la présidentielle. Les 12 heures actuelles en moins de décalage horaire avec Paris expliquent cette avancée pour un scrutin national (les municipales se déroulent le dimanche). Avec leur demi-heure d’avance sur Tahiti, l’archipel des îles Marquises se démarque un peu.

En dehors du rendez-vous républicain, le jour J, la Polynésie s’arrête de vivre. Pas de manifestation sportive ou culturelle, l’alcool est interdit à la vente depuis la veille au soir (non, le colonialisme existe encore…), et les supporters de chaque candidat se préparent comme pour un match de football !Le matin du scrutin, les abords du lieu unique de chaque commune qui regroupe plusieurs bureaux de vote sont pris d’assaut. D’abord par les vendeurs de boissons fraiches, de casse-croutes (oui, on ne dit pas sandwichs à Tahiti !) et de brochettes. Ensuite, les sympathisants des divers candidats mettent leur tenue à la couleur du parti qu’ils soutiennent. Et préparent leur siège pour tenir toute la journée jusqu’à la publication des résultats. Ensuite, lorsqu’il s’agit d’un scrutin local, les candidats se positionnement dans l’allée centrale, celle bordée de barrières où agglutinent les partisans avec leur tee-shirt et drapeau coloré, qu’empruntent les électeurs. Les candidats se font la course pour aller serrer la main de leurs concitoyens. Pendant ce temps-là, les mutoi, les policiers municipaux font, ou tentent d’établir, la circulation avec leur sifflet aux abords du lieu de vote, école ou mairie comme en métropole. C’est que, après avoir accompli leur devoir, les Polynésiens restent sur place, discutent, palabrent, et prennent des nouvelles de la famille… Et comme quasiment tout le monde est en famille, cela peut durer des heures… D’ailleurs, les ukulele ne tardent pas à sortir. On chante, alors. A Papeete, la capitale, un speaker aiguillonne au micro les électeurs, qui pour trouver son bureau, qui pour récupérer sa carte d’électeur, qui pour aller déplacer un pick-up qui bloque une servitude, une impasse.

Il faut savoir aussi,que le président du bureau de vote et ses assesseurs, et même les rideaux des isoloirs, affichent parfois les couleurs des partis politiques. Des fois, cela passe, d’autres fois le couperet tombe de la justice tombe, annulant le scrutin… Mais, on n’hésite jamais à afficher ses opinions politiques !Le tavana, le maire, de la commune passe la journée à attendre. Quant vient le soir, que les lumières donnent une ambiance particulière, que la douceur vient remplacer la moiteur, le dépouillement peut commencer. Après les comptage, les résultats sont proclamés par le tavana. En présence des candidats ou de leur représentant local, tous alignés cote à côte. Les perdants prennent la parole au micro officiel. Puis les vainqueurs. Et les supporters chantent, crient… C’est le signe que l’on peut aller fêter la victoire, ou tenter d’oublier la défaite, en débouchant quelques obus de Hinano, des bouteilles de 50 cl de la bière locale. Demain, on lira les résultats de tous les bureaux de vote dans les deux quotidiens locaux… Et l’on reprendra les palabres jusqu’aux prochaines élections de la République française.

Frédéric Gouis 

Bien calmement dans la queue…

On chante en attendant les résultats…

Les hommes politiques, ici Gaston Tong Sang et Philip Schyle devisent de la participation.

Les chants commencent dès le matin !

Le député-maire de Papeete Michel Buillard, et le speaker officiel, accueillent les électeurs.

Ah, ce n’était pas une élection présidentielle…

 

Présidentielle : la Résistance au secours de la twittosphère

In Le fil, Présidentielle #2012 on 19 avril 2012 at 22:00

Internet, ou le web, a décuplé l’inventivité. Ou du moins a fait exploser la diffusion de cette créativité, décuplant la médiatisation des idées et des réalisations de nombre d’esprits ingénieux. Ainsi, depuis le début de semaine, la twittosphère bouillonne… Comment contourner l’interdit découlant de la loi française au sujet de la diffusion des résultats de l’élection ? La Résistance leur est venue en aide !

Disposition engendrée par la disparité entre les différentes villes de France, les horaires de clôture du scrutin s’échelonnent entre 18 et 20 heures dimanche, la diffusion des premiers résultats demeure interdite avant 20 heures, puisque des électeurs peuvent encore voter. Les radios et les télévisions respectent -avec plus ou moins de rigueur- cette obligation depuis des lustres. La tentation, avec l’amplification via les réseaux sociaux des canaux de transmission de l’info, s’avère décuplée.

En 2007, des sites de médias Belges et Suisses avaient déjà ouvert une brève en mettant en ligne, dès 18 heures, les premières estimations « sortie des urnes » mais aussi les derniers sondages qui ne peuvent plus être rendus publics en France depuis le vendredi soir minuit, avant le dimanche du scrutin. Depuis 5 ans, Facebook et -surtout- Twitter ont changé la donne de la diffusion des nouvelles en France. Le petit oiseau bleu s’arroge désormais une part non-négligeable de la propulsion d’informations, même s’il renvoie vers des médias traditionnels. Du coup, le débat a surgit en cette dernière semaine de campagne sur les risques de diffuser, via Twitter, les résultats qui circulent dans les rédactions et les QG de campagne avant le gong libératoire de 20 heures. Les 75 000 € d’amende encourus font réfléchir les twitteurs amateurs, même si des médias traditionnels -mais rebels- agitent la menace de braver l’interdit.

L’esprit frondeur, hérité autant de de nos ancêtres gaulois que la débrouillardise et du système-D latin, semble avoir accouché de la parade pour contourner la loi sans tomber sous le couperet de la sanction : réinventer Radio Londres. Les messages codés, envoyés par l’état-major de la France Libre depuis la capitale anglaise lors de la 2nde Guerre mondiale à destination de la Résistance, devraient reprendre du service ce week-end.

En utilisant les surnoms des candidats à la présidentuelle (Flamby, le nabot, la fille de, Au miyeux, Mémé, Bisous, Grüüt, Bisou, Arlette Bis, ou ET…) vous pourrez y accoler une indication quant au % de suffrages recueillis. D’autres twitteurs envisagent de livrer des bulletins météo : « 24° à Tulle, 22° à Neuilly, 16° à Moscou, 12° dans le Béarn, 4° en Norvège… » Pour les twitters sportifs, ils pourraient lâcher des 140 signes à la façon d’une course cycliste ou de Formule 1. « Flamby de Tulle possède 2 minutes (ou tours) d’avance sur le Hongrois de Neuilly et 8 sur la Jeanne d’Arc bleue… ».

Sûrement pas aussi importants que « Les sanglots longs des violons de l’automne » ou « Il est temps de cueillir les tomates », lancés voilà près de 70 ans, les messages codés de 2012 perpétuent néanmoins la tradition de passer outre les interdits. Manque plus que le fameux « Pom, Pom, Pom, Pooom… » emprunté à Beethoven !

Frédéric Gouis

Présidentielle : Le sacro-saint dimanche 20 heures va tomber !

In Le fil, Présidentielle #2012 on 17 avril 2012 at 21:46

Cette campagne présidentielle, qui n’aura jamais décollé, s’offre une dernière polémique en fin de la course à 10. Il faut dire que, le résultat du 2nd tour paraissant acquis, le suspens n’entoure plus que quelques questions subsidiaires. Qui arrivera en tête ce dimanche ? Un 3e homme ou une 3e femme ? Le Top 5 dans quel ordre ?

La multiplication des sources d’infos « non-officielles », twitter aidant, proposant des alternatives à foison, la course aux résultats s’annonce. Les médias interrogent les médias pour savoir qui osera briser le sacro-saint dimanche 20 heures en lâchant en exclu les résultats avant tout le monde, quitte à se mettre hors-la-loi.

On connaissait, déjà usités en 2007, les sites d’infos belge (Le Soir) et suisse (TSR devenue RTS) pour savoir avant tout le monde. En 2012, les gazouillis de l’Oiseau bleu ouvrent de nouvelles perspectives. Tentantes mais punissables. Le célébrissime avocat-blogueur Maitre Eolas (http://www.maitre-eolas.fr) explique sur son compte twitter la législation en cours.

 Ce qui est permis :

– Jusqu’au 20 avril inclus, donner des liens vers les sites qui publieront ces sondages les jours interdits

– Tweeter un faux sondage ne tombe pas sous le coup de la loi

– Tweeter des sondages le jour du scrutin depuis l’étranger

Ce qui est punissable jusqu’à 75 000 € d’amende en vertu de la loi qui sanctionne la diffusion par tout moyen de résultats ou de sondages :

– Tweeter un sondage ou un lien depuis la France (même si c’est vers un site étranger) samedi 21 et dimanche 22 avril (comme les samedi 5 et dimanche 6 mai), tout comme uniquement le retweeter, que l’on soit Français ou non

Vous connaissez la précaution avec laquelle je me penche sur les sondage (mon billet du 22 mars), néanmoins, ces chiffres qui circulent le samedi et le dimanche (les fameux « sortie des urnes ») dans diverses corporations, certains n’hésitent pas à annoncer qu’ils vont les balancer et casser donc le fameux dimanche 20 heures. En voici deux :

Frédéric Gerschel « Grand reporter au Parisien. Accrédité à l’Elysée » a lâché ceci sur Twitter :

Un site « Les résultats de la présidentielle 2012 » veut « mettre en exergue l’incohérence de la législation française en matière de droit électoral. En effet, alors que la plupart des journalistes, des hommes politiques, des “insiders” connaitront les derniers tendances de la présidentielle et les résultats avant l’heure fatidique (à 20 heures) ; les citoyens doivent demeurer exclus de cette boucle. Ici, chacun pourra prendre connaissance des chiffres qui circulent à l’intérieur de ce cercle. (…) Cette initiative aurai pu se faire sur le territoire français néanmoins ce choix d’un hébergement hors de France veut renforcer le caractère absurde de cette loi. L’information est mondiale, ses sources de diffusion mondialisées ». De même, les auteurs de ce site annoncent que les deux samedi du scrutin, ils diffuseront les sondages réalisés la veille mais interdits de diffusion par la loi actuelle.

Ces initiatives risquent de se multiplier à l’avenir. A quand un média français « établi » brisant ce tabou ? En fait, une incongruité désormais…

Frédéric Gouis

Gaston Flosse : qui était le menteur ?

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 12 avril 2012 at 20:47

La venue de François Baroin, ce vendredi à Tahiti, afin de participer à un meeting de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, me rappelle un grand souvenir professionnel, me rajeunissant de plus de cinq ans !

Je me suis fait traiter de menteur publiquement. Enfin en conférence de presse à la mode polynésienne. C’est à dire avec une tripotée de militants du politique qui faisait face aux médias. Cet élu, à l’époque et encore actuellement, sénateur et représentant à l’assemblée de la Polynésie française, vous l’avez reconnu, c’est Gaston Flosse. La scène se déroulait en septembre ou octobre 2006, de mémoire, au siège de son parti, Tahoera’a Huiraatira. Aux Nouvelles de Tahiti, l’un des deux quotidiens de Polynésie qui m’accueillait à l’époque, nous avions acquis la certitude que, contrairement aux multiples déclarations de Gaston Flosse, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur mais surtout quasiment déjà candidat à la présidentielle de l’année suivante, ne se rendrait pas dans le Pacifique Sud, du moins en Polynésie. Une info béton venant -notamment- de notre correspondant à Paris qui bénéficiait de tuyaux de premier ordre.

Lors de cette conférence de presse de 2006, dont le thème m’échappe désormais, j’en profite pour interroger le « vieux lion » à ce sujet. Et là, il me lance que je suis un menteur, moi et Les Nouvelles, « Le torchon » ou « Les poubelles » comme Gaston Flosse nous baptisait. Bref, j’était un menteur, Nicolas Sarkozy lui avait promis personnellement qu’il viendrait en Polynésie. Les politiques les utilisent tant, ils doivent très bien savoir que les promesses n’engagent que ceux qui y croient… Tant durant la campagne de la présidentielle de 2007 que pendant son quinquennat, Nicolas Sarkozy n’a posé un orteil sur le sable de Polynésie française au contraire de celui de la Nouvelle-Calédonie, avec un voyage en 2011. Visiblement, il ne tenait pas à s’afficher auprès de Gaston Flosse. Mais pourquoi donc… Et cela se perpétue avec la venue en Polynésie de l’unique tête d’affiche de l’UMP avant le 1er tour de la présidentielle 2012, ce vendredi à Tahiti : ce n’est toujours pas Nicolas Sarkozy mais le sémillant François Baroin ! Près de 6 ans après, il évite toujours de poser avec Gaston Flosse.

Allez, je ne vous en veux pas, monsieur le sénateur, je n’avais aucun doute quant à l’identité du menteur entre nous deux. Le problème entourait plutôt la population que vous avez roulé dans la farine pendant des décennies. Et qui, elle, ne savait pas…

Frédéric Gouis

La perfection de Slater ne suffit pas

In Le fil, Surf & Foot on 6 avril 2012 at 10:42

Réussir un parfait 10/10 sur une vague ne suffit plus à Kelly Slater pour remporter la compétition ! Pourtant son 360°, digne d’un skateborder, a déclenché les passions, et les 10/10 des juges… Dégustez-moi cela ici. Sauf que Mick Fanning a su combiner deux excellentes vagues à plus de 9/10 pour s’imposer, tôt ce matin, à Bell’s Beach, 2e rendez vous de l’année du World Tour. KS peut se consoler en prenant la tête du classement général. En route pour un 12e titre ?

 Frédéric Gouis

The Boat Race, ou HAC vs HAC

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 6 avril 2012 at 09:49

Ce samedi se tient une compétition unique. Comme souvent, nos voisins British ne font pas dans la demi-mesure. L’épreuve a tout simplement été baptisée « The Boat Race », la course de bateaux. Rien que cela ! Sous ce terme, empreint de la modestie de la perfide Albion, se cache la course d’aviron opposant, depuis 1829, les universités d’Oxford à celle de Cambridge avec pour théâtre la Tamise.

Et là, vous me voyez venir avec mes grandes chaussures de sport. Oxford… Cambridge… Le marine… Le ciel… Vous pensez que je vais encore vous saouler avec le HAC. Pour ceux qui n’ayant pas encore connu la joie d’écouter mon récit sur les racines du HAC, Havre Athletic Club, je vous la fais courte. Le premier club de France de football et de rugby, le HAC, naquit en 1872 par la volonté d’employés anglais de compagnies maritimes installés au Havre. La moitié d’entre eux affichaient un diplôme d’Oxford, l’autre de Cambridge. Pour éviter des querelles séculaires, comme seuls nos amis British savent les générer, il fût établi que les couleurs du HAC seraient pour moitié le marine d’Oxford et pour autre moitié le ciel de Cambridge. Voilà pour l’histoire.

Demain, pour la 158e fois, les rameurs de ces deux universités se retrouve aviron à la main, le ciel face au marine. Pour suivre The Boat Race, cette course que seul les Anglais pouvaient imaginer et perpétuer, il faudra se brancher sur Eurosport à partir de 15 h 15 en France.

Ce sera donc HAC vs HAC… Pour une fois, nos couleurs ne devraient pas laisser échapper la victoire. Merci les Anglais !

Frédéric Gouis

MAJ : Le HAC ciel, Cambridge, l’a emporté pour la 81e fois cet après-midi. Oxford, HAC marine, reste à 76 victoires. Une course encore épique…

Un politique « sur le terrain », pas vraiment un 4×4 !

In Le fil, Présidentielle #2012 on 5 avril 2012 at 11:59

Vous narrez la campagne présidentielle présente si peu d’intérêt… Pour le moment, (enfin, il reste deux semaines, le rêve reste permis…) cette course à l’Élysée se résume à des arrestations d’islamistes devant les caméras, la tranche d’imposition à 75 % pour ceux dont les revenus excèdent un million d’euros annuel ou le débat télévisé à 10 candidats, qui se fera à 5… En fait, j’en viens à me demander à quoi ressemblerait la campagne sans internet et twitter et leur lot de micro-infos et de polémiques sur la forme ? En fait, que vaudrait cette campagne présidentielle si elle se déroulait en 1988 ? A rien ! Les grandes questions de société n’ont pas été abordés, quant à l’économie, ce sont les journalistes spécialisés qui en parlent le mieux !

Toutefois, ma colère s’explique par pire mobile. Ce qui me défrise le plus demeure les fameux déplacements « sur le terrain » selon des thématiques qui balaieraient le quotidien des Français. Mais que voient donc nos politiques durant ces plongées « en live » ? Qu’ils soient président, candidat à cette mandature, comme parlementaire ou aspirant en campagne, tous se prévalent d’aller « sur le terrain » pour prendre le pouls de la « vrai » France, celle qu’ils ne côtoient jamais. Pour avoir suffisamment couvert ces visites d’élus, où, en comparaison, le monde de Disney ferait presque figure de film d’horreur, je confirme que tout est fabriqué à l’occasion de lors de leur passage. Ce fameux « sur le terrain » tient du cinéma ! Et parfois, comme pour tourner une scène, les forces de l’ordre empêchent au quidam d’approcher… C’est pourtant lui que le politique est censé venir voir, celui qui incarne la réalité. « Sur le terrain », s’assimile donc à l’illusion pour tous. Nos élus pensent en repartir en ayant tout vu. Et compris. Quant au commun des mortels, celui qui reçoit le dignitaire, il croit que ses remarques, revendications ou conseils, seront pris en compte. Poudre aux yeux !

Je me souviens d’un maire d’une grande agglomération qui se baladait seul dans sa ville. Pour la voir réellement vivre, prendre son pouls, la sentir sans tous les artifices dus à son rang. Il discutait, sans une batterie de chargés de com et de spin-doctors, avec ses concitoyens. Il ne venait pas réciter un nouveau chapitre du story-telling écrit par sa « cellule riposte ». Il échangeait. Un exemple du siècle précédant…

Aujourd’hui, être « sur le terrain », c’est autant le dire que le faire. Cela permet de d’entretenir l’existence d’une certaine proximité avec les administrés. Enfin, ceux qui y croient encore… D’autres remettent à la mode le porte-à-porte. Comme de vulgaires témoins de l’Église des Saints des Dernier Jours ! Enfin, le principal demeure de montrer sa tête, son empathie et de passer sur les écrans. Ah, pardon, sur le terrain…

Frédéric Gouis 

Les unes doivent encore pouvoir être orange -ou pas- !

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 2 avril 2012 at 21:42

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En découvrant cette une, ce matin, j’ai très fortement pensé à mes amis et anciens collègues de Tahiti. Libé, comme Le Figaro, rivalisent actuellement de une très engagées. La période de l’élection présidentielle s’y prête même si la campagne s’assimile pour le moment à une surfaceuse. Pour les novices en hockey sur glace, sous ce vocable se cache la machine permettant de refaire la glace de la patinoire, mais uniquement en surface. Le fond, les programmes, sont à peine évoqués par les deux principaux candidats. L’un s’est affranchi de celui décidé par son parti, se contentant d’annonces. L’autre oublie son bilan et n’a toujours pas de programme… Donc, les quotidiens surfent sur les petites phrases, les polémiques, l’accessoire. La forme pas le fond. Un régal pour des quotidiens qui doivent se renouveler et arrivent parfois 24 h après les sites, les pure-players et twitter… Et la, cette une fait remonter dans mon esprit les gros brainstorming qui entouraient la réalisation de cette vitrine quotidienne des Nouvelles de Tahiti. Tant d’interrogations, d’ajustements, de remises en cause pour accoucher d’une feuille à la vie si éphémère au final… Surtout, ces choix se réalisaient avec une latitude totale. Alors là, je voudrais juste leur dire que je pense fort à eux. L’info est un combat pour la démocratie. L’info l’a fait avancer, a libéré les paroles. Un retour en arrière est impensable. Impossible. Les quotidiens de Polynésie doivent pouvoir proposer encore des une comme celle-ci. Et pas seulement en raison de sa couleur orange !

 

Frédéric Gouis


Les surfeurs fous oscarisés

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 30 mars 2012 at 12:22

Avant que le World Tour ne tienne sa 2e étape de l’année, à Bell’s Beach (Australie) à partir de mercredi, comme chaque année, Billabong va récompenser les surfeurs les plus fous. Ceux ayant pris la plus belle grosse vague et le plus gros tube. Dans cette dernière catégorie, cinq surfeurs sont en lice. Pas un Tahitien… Néanmoins, trois surfeurs sont candidats pour un tube surfé à Teahupoo, le spot de Polynésie française ! A déguster ici.

Frédéric Gouis 

HAC : continuons d’être unique !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 29 mars 2012 at 21:10

 

Le dépit des supporters marseillais fait peine à voir. Et ces mots, ce raisonnement, ces attitudes, viennent confirmer l’idée qu’entre le sud et le nord, les différences s’avèrent bien établies. Même si l’on entend des paroles et assiste à des comportements identiques au Havre, à Deschaseaux. Ma ville, mon stade… Ne copions pas cette outrance !

Certes, ce n’est pas simple de vivre une telle passion viscérale, accrochée au coeur comme d’autres se pâment pour la musique des années 70 ou le golf… Avec la nôtre, aimer et supporter un club de foot, que cherche-t-on ? Rêver un peu, non ? Déjà espérer. Parfois pleurer, comme le soir d’une finale de Coupe de Normandie, perdue aux tirs au but face à Rouen en 1976. Pleurer aussi un 11 mai 1985 au soir. De joie, cette fois. OK, deux mains suffisent pour compter les joies que le HAC nous a procuré depuis une décennie… Mais espérer ces émotions, voilà ce qui doit nous pousser à aimer et supporter notre HAC pour les (re)vivre. On les guette, longtemps parfois, pour des moments fugaces de bonheur. Alors, maso ? Possible…

Mais de là à lancer des grèves des encouragements. D’autres étaient bien restés dans le bus, remarquez… C‘est tout aussi con. Avec tous le respect que je nourris pour le public lensois (qui a utilisé ce moyen de grogne, lundi soir à Bollaert), c’est d’un nullisime. Vous payez une place pour assister à un spectacle, dont vous êtes un des acteurs (encore une fois, à Lens, ce n’est pas un vain mot). Et au final, en ne jouant pas votre rôle, vous, vous auto-pénalisez, vous le payeur. Ce gréviste n’aide pas son équipe. Quant à ceux qui sont payés pour produire le spectacle, les joueurs, ils s’en foutent comme de leurs premières Copa Mundial que les encouragements ne descendent pas des tribunes… Lorsque le public en arrive à se rebeller ainsi, la plupart des joueurs quittent le club en fin de saison, tant la situation sent la mort. Mais qui est là au mois d’août suivant ? Les mêmes supporters et le public qui s’enfile les matches de la division inférieure, tout en continuant à lâcher ses euros à l’entrée…

Alors, oui, soutenons le HAC. On s’en fout du président, de l’entraineur, des joueurs. C’est le maillot qu’il faut sauver ! Car oui, le HAC c’est unique ! « On va au HAC », ne l’oublions pas. Le maillot, qu’il soit Airness cette saison ou Nike l’an prochain, sera toujours ciel et marine en hommage à nos créateurs, étudiants venus d’Oxford et de Cambridge, qui, en plus de s’affronter sur la Tamise à coups d’aviron, jouaient déjà au foot, et ont importé ce sport naissant de l’autre côté du Channel.

Je ne veux faire taire les critiques. Je pratique aussi cette activité… D’ailleurs, l’épaisseur de notre dépit n’est-il pas à l’échelle de notre amour pour le HAC ? Je ne vais pas vous la refaire avec le coup du « je vais au HAC » et non pas « je vais au foot » ou « à Deschaseaux ». Quoi que… Bientôt, le nom du nouveau stade va animer les débats. Et faire nombre de déçus. Du coup, nous irons « au HAC » ! Alors quitte à payer, autant que ce soit pour continuer à espérer, à rêver, de vivre des moments de bonheur. Même s’ils sont fugaces. Notre ville possède le privilège d’abriter un club unique. Faisons tout pour le conserver ! Le HAC, mes que un club !

Frédéric Gouis

@FredGouis                             

Hugues Duboscq, un champion comme on n’en fait plus

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 25 mars 2012 at 19:27

Les derniers championnats de France de la carrière du Havrais Hugues Duboscq sont terminés. Il les quitte avec un seul titre et un temps trop juste pour participer aux Jeux Olympiques en individuel. Incongru. Mais sans déclencher des vagues à l’échelle de la nation, la une de L’Equipe ou un psychodrame sur les réseaux sociaux. Dans la discrétion, il accepte la sentence sportive. A 31 ans en août, il n’est plus ce qu’il a été. Au titre des « nageurs supplémentaires » pour le relais 4 nages, il sera néanmoins à Londres l’été prochain pour ses quatrième JO, ce qui doit être unique pour un nageur français. Il s’en fout d’être unique. Les médias aussi, d’ailleurs.

C’est toute la singularité du spécialiste de la brasse. Autant son entraineur historique, celui qui l’a découvert, poli et permis d’assurer une présence au plus haut niveau international depuis 12 ans, Christos Paparodopoulos, « le sorcier grec », fait montre d’un enthousiasme et d’une ferveur débordante, la marque méditerranéenne. Autant Hugues n’a jamais poussé une gueulante ou s’est répandu dans les journaux. Péter plus haut que son cul, ce n’est pas lui.

Personnellement, j’ai couvert ses premiers championnats de France seniors, en 98 à Amiens. Il découvrait le haut-niveau national non pas avec des yeux ahuris, non pas avec une envie de tout manger, non, normalement selon ses codes, comme un vulgaire championnat départemental. Ce n’était pas un dû. Ce n’était pas plus un rêve. Depuis 15 ans, il est comme cela Hugues Duboscq. Des milliers de km, tôt le matin à la piscine du Cours de la République l’ont endurci, mais il ne s’est jamais plaint. Jamais, il n’a rechigné pas plus qu’il n’a tiré la couverture, fait la star au Havre. Fin 2001, j’ai encore eu la chance de le côtoyer. Un stage à Tahiti sous la houlette de Lionel Horter. Il logeait, avec notamment Roxana Maracineanu, alors seule championne du monde française de l’histoire et vice-championne olympique, dans les locaux de l’institut des sports de Polynésie. Un vulgaire Creps des années 70, délaissant les hôtels de luxe qui leur tendaient pourtant les bras. Et à 6 heures, tous les matins, il se rendait à pied à la petite piscine de 25 mètres voisine, tirant les lignes d’eau et livrant les nouvelles du Havre.

Forcément, les livres d’histoire du sport retiendront ses 43 titres de champion de France, dont le dernier cette semaine sur 200 brasse, ses trois médailles olympiques (2004 et 2008), les 17 fois au total où il est monté sur un podium international. Pour ma part, le souvenir d’un garçon d’une humilité sans borne, d’une disponibilité extrême, et d’une fidélité au Havre restera gravé dans ma mémoire. Allez, il reste encore les JO pour profiter de sa singularité, espérer le voir sortir du placard et signer une sortie à la mesure de sa carrière. Unique !

Frédéric Gouis 

Les chaines infos ne méritent pas ces critiques

In Le fil on 22 mars 2012 at 23:07


Itélé et plus encore BFMTV font l’objet de critiques et de lazzis depuis deux jours. Leur couverture non stop de la trentaine d’heures du siège de l’appartement de Mohammed Merah à Toulouse engendre son lot de commentaires, de contestations et de mises à l’index.

Alors, oui, les images fixes sur l’envoyé spécial de la chaîne en alternance avec la fameuse rue où tous étaient bloqués n’apportaient que peu à notre information, fournissant surtout à Volkswagen plusieurs heures de pub gratuite. La fameuse Polo est devenue presque aussi célèbre que sa devancière Coccinelle…

Sur le fond, les critiques, qui viennent pour beaucoup de journalistes installés confortablement devant leur écran d’ailleurs, me chagrinent. M’interpellent et m’attristent même !

Ces pros des médias ont-ils déjà été envoyés sur un tel événement à chaud ? Sûrement. Le fait-divers tient lieu de passage obligé pour tout journaliste débutant. Lors d’un blocage, une manif, des négociations, les infos, parcellaires, avec des sources des différentes parties, vous arrivent. Lorsque, époque révolue, vous travailliez pour la presse écrite, et avant l’existence des sites internet accolés au média papier, vous aviez le temps de séparer le grain de l’ivraie. En radio, entre chaque flash, toutes les heures, vous aviez le temps de recouper, vérifier et chercher de l’info. Quant à la télé, le direct était rarissime, les moyens techniques limitant le champ d’action. Là, encore, les nouvelles passaient les filtres des recoupages et se révélaient consistantes généralement.

Aujourd’hui, les sites internet ayant accéléré le temps de l’info, la parade des télévisions est venu du robinet ouvert des chaines « Priorité au direct ». Twitter a libéré une autre vanne. Plus le temps de vérifier, tout est balancé. Et pendant des heures.

Le public veut tout voir en live. Qui l’a habitué ? Les médias… Là, on touche un autre problème, celui de savoir quoi proposer aux auditeurs, lecteurs, téléspectateurs ou internautes ? Ce qu’ils demandent ou tenter d’élever le niveau ? Vaste débat !

Pour en revenir à Itélé et BFMTV, elles ont fait, avec leurs erreurs bien compréhensibles pour les journalistes qui ont assuré ces directs pendant des heures, ce que nous leur demandions, nous permettant de rester scotché devant des images fixes, attendant que l’événement ne s’emballe avec son dénouement, forcément tragique.

Alors, de grâce, arrêtons de tomber à bras raccourcis sur ces chaines dont l’existence ne répond qu’à notre demande !

Frédéric Gouis


Ce que cachent les instituts sur les sondages 

In Le fil, Présidentielle #2012 on 22 mars 2012 at 21:44

 

Avez-vous déjà entendu parler du document ci-dessus ? Très probablement pas…
En effet, dans les médias, ce tableau de chiffres qui figure dans l’étude complète de chaque sondage, n’est -quasiment- jamais évoqué. Et pour cause ! Les instituts ne vont pas se tirer une balle dans le pied.
En résumé, pour les non spécialistes de statistiques, ces « mentions obligatoires » (comme le nombre de personnes sondées, par quel moyen et à quelle date), viennent mettre à mal la répétition de ces mesures de l’opinion.
Eh oui, lorsque l’on entend ou lit que tel candidat perd 1 ou 2 points, qu’un autre en gagne 1,5 et que le troisième fait du surplace, tout cela peut très bien se révéler complètement… faux. Et même inverse à la réalité !
Les instituts de sondage l’admettent : avec un échantillon de 1 000 personnes (le plus usité) pour des taux entre 10 et 30% d’intention de vote, la marge d’erreur varie de +/- 1,8 point à +/- 2,8 points…
A 30% annoncé par le sondage, le candidat peut donc être en réalité à 27,2% ou 32,8%…
A 20%, le candidat bénéficie d’une intention de vote comprise entre 17,5 et 22,5%…
A 10%, il est entre 8,2 et 11,8%…
Désormais, vous allez accueillir différemment « le dernier sondage qui marque un tournant dans la campagne »…

 

Frédéric Gouis 


La campagne va commencer

In Le fil, Présidentielle #2012 on 4 mars 2012 at 20:00

Ben voilà… L’élection présidentielle approche. Peut-être serait-il opportun de le rappeler aux candidats, quand même ! N’est-il pas temps de débuter la campagne, Mesdames, Messieurs !

Ah, on m’indique dans l’oreillette que cela a déjà débuté… Quoi ? Ces joutes se nomment campagne électorale ? Dois-je rappeler les grands thèmes des dernières semaines ? L’épuration des magistrats et fonctionnaires par François Hollande ainsi que la viande halal à la cantine si les étrangers acquièrent le droit de vote, deux affirmations de Nicolas Sarkozy… Le ticket de métro à 4€ de NKM… Nicolas Sarkozy comparé à Poutine ou Berlusconi par Najat Vallaud-Belkacem… Hollande qui a vu « un petit garçon » en parlant de Sarkozy et du Fouquet’s… Qu’est ce que l’on se marre ! Et l’on vous épargne les Mélanchonades, les Lepenerie, les Jolyeries ou les Pouthouades… (Les autres ayant disparu des écrans radars…) Le niveau de cette campagne, flirtant avec les jacinthes qui commencent à pointer, me consterne. Quoi ? Ce n’est pas pire qu’en 2007 ou 2002 ? Pas l’impression… Surtout, la situation économique, financière et sociale me semble un peu plus préoccupante à régler que ces piques de campagne.

Alors, pourquoi ? Les responsables sont-ils à chercher du côté des journalistes qui se font un délice de relayer ces petites phrases et d’en faire des tonnes sur si peu au final ?

Et si, le fact checking qui, grâce à internet et sa somme de données, permet de démonter un mensonge en quelques minutes, faisait que les candidats n’osent plus se prononcer sur un thème, donner des chiffres, des idées, un programme ? La peur de se faire bacher les maintient-ils dans cet ersatz de débats d’idées qu’est devenu ce jeu des petites phrases et des annonces de mesures symboliques…

Allez, optimisme… A moins de 50 jours du 1er tour, et si la campagne débutait avec Sarkozy, mardi soir à France 2, et Hollande, jeudi à Reims ? Le reste, pour le moment, n’est que fioritures !

Frédéric Gouis  

Les esprits étriqués ont encore de beaux jours devant eux…

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 3 mars 2012 at 17:59

Vous connaissez désormais ma propension à défendre farouchement le surf, sport bien trop méprisé et oublié par les médias en Europe. Et, ce matin, je tombe sur quoi ? Un tweet de Jean-Michel Aphatie, le journaliste politique de RTL et chroniqueur au Grand Journal de Canal +. Visiblement, cette personnalité (plus de 30 000 abonnés sur twitter), découvre que le surf figure en option sport au bac. « C’est beau la France. On est les plus forts » conclut-il ironiquement son tweet.

Au delà du profond mépris pour cette discipline, alors que Aphatie est natif des Pyrénées-Atlantiques, patrie du surf français s’il en est, le journaliste nous offre avec cette remarque un joli déni de la diversité française. Au bac, il faudrait donc uniquement pratiquer la natation, l’athlétisme ou la gymnastique, des sports bien comme il faut, traditionnels et reconnus par le Saint-Siège, et pas une discipline de chevelus blond, qui fument de la marie-jeanne et boivent Hinano ou Budweiser ? Pfffuuuu, bonjour les clichés…

Un chouia énervé sur le coup, j’ai répondu à Aphatie, lui soulignant qu’en Polynésie (où le surf doit figurer au bac), le va’a (pirogue à balancier…) peut aussi être présenté comme discipline sportive à l’examen de terminale. Une belle preuve que le bac, comme la France, ne répond pas à un formatage que certaines élites rêvent d’imposer à tous. Forcément, plus de cinq heures après, il m’ignore toujours.

En fait, cet épisode m’en rappelle un autre. Savez-vous, amis lecteurs de métropole et d’ailleurs, qu’en Polynésie, territoire de la République française, les jours d’élections, il est interdit de vendre de l’alcool. De mémoire, ces décisions émanaient du Haussariat, la préfecture locale. Une mesure qui n’existe pas en France métropolitaine, bien evidemment, tant elle déclencherait un tollé. Comme si les Français d’outremer ne savaient se tenir, étant soumis aux interdictions des mineurs de moins de 16 ans. Des enfants, des sous-humains. D’ailleurs, ils passent une épreuve surf, ou va’a, au bac…

Frédéric Gouis

MAJ 21 h 20 : En fait, tout vient d’une dépêche AFP assurément de notre ami Mike Leyral

PS : Allez, pour retrouver le sourire, voici la une du dernier Surf Session avec « notre » Michel Bourez !

La tendance s’est inversée

In Le fil, Présidentielle #2012, Reims on 28 février 2012 at 13:21

Il caracole en tête depuis le début de ce marathon amenant à la consécration. Pour le moment, tout allait bien, les petits coups durs passagers avaient toujours été suivis d’éclatantes remise aux points alors que l’adversaire N°1 tergiversait, prenait son temps, subissait les revers et semblait déjà hors course dans cette conquête du Graal. Mais à voir les têtes lundi soir, quelque chose a changé. Les mouches ont changé d’âne. Le challenger, même s’il demeure derrière dans les classements, semble avoir trouvé un nouveau souffle, grâce à une force de caractère qui le remet dans une dynamique positive. Quand au leader, il enchaîne les revers, les gaffes, les coups de moins bien… Le sacre, déjà gravé dans le marbre selon certains chroniqueurs, est largement remis en cause, désormais… Ce lundi 27 février 2012 finira peut-être dans les livres d’histoire. Néanmoins, le chemin s’avère encore long, la route semée d’embuches et les retournements de situation toujours possible d’ici mai et le clap final. 

Bien évidemment, vous l’avez compris, je vous parle football, du Stade de Reims et de Sedan après la victoire de ces derniers (1-2), lundi soir à Delaune… Certes, Reims demeure dans le trio de tête, celui qui permet d’aller évoluer en Ligue 1 la saison prochaine. Toutefois, la façon dont Sedan a fait chuter les Rémois laisse à penser que les Ardennais peuvent encore croire à leur étoile, et intégrer, peut-être au détriment des Stadistes, le club des trois !

Frédéric Gouis 


Teahupoo, la France et le surf

In Le fil, Surf & Foot, Tahiti, fenua maohi on 25 février 2012 at 15:42

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Vous allez me prendre pour un mono maniaque… Taper encore sur L’Equipe pour un sujet de surf, cela va devenir un exercice convenu du week-end. Pourtant, David Michel arrive de plus en plus à vendre le surf. Le Mag consacre ainsi un reportage à Gabriel Medina ce samedi. Dans le quotidien, il présente les cinq qui vont tenter de faire la nique à King Slater, en quête d’un 12e titre mondial. Bon, le tahitien Michel Bourez est encore oublié. Une habitude… Et puis, figure le programme de la saison. Hossegor est imprimé en gras pour signaler que l’étape se déroule en France. Pas Teahupoo.
Tahiti, ce n’est pas la France ? Le drapeau tricolore flotte bien à Papeete, non ? Un jour, ce pays sera peut être indépendant. Pas encore, là n’est pas le sujet de ce papier. Alors, que L’Equipe mette Teahupoo en gras ! L’étape polynésienne du circuit mondial le mérite tant.


F.G.

La Seine-Maritime mérite le classement à l’Unesco

In Le fil, LH Beach - Le Havre on 23 février 2012 at 21:55

 

La Seine-Maritime, son rivage, ses falaises, la vallée de la Seine, ces paysages de ma région méritent bien une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, non ? 

Allez, regardez ces images, ce film, oubliez un peu le commentaire… Vous allez voir, vous aller vous régaler ! 

Le site officiel est

 

F.G.




Il faut savoir se retirer

In Le fil, Présidentielle #2012, Tahiti, fenua maohi on 22 février 2012 at 21:42

 

Choisir, c’est renoncer“ lançait souvent, du milieu de l’open-space, mon chef SR favori dans une autre vie. Alors, oui, choisir de décrocher, en l’occurence, c’est renoncer. Renoncer parfois à toute une série de petits avantages, une notoriété, une reconnaissance, toutes ces attentions qui flattent l’ego.

 

En politique, cela semble délicat pour beaucoup qui attendent parfois de se faire rattrapper par la patrouille, qui les met alors d’office à la retraite après quelques condamnation ou privation de droits civiques, pour comprendre qu’il faut ranger l’écharpe tricolore.

 

Là, vous pensez que je vais encore glosser sur Gaston Flosse, le sénateur-réprésentant de l’assemblée de Polynésie française. A 81 ans en juin, il ne veut décrocher et s’accroche encore et toujours alors que son premier mandat national date de… 1978. En France, il n’est pas seul ! Prenez Jack Lang… Le député-Tour-de-France se verrait bien au perchoir de l’assemblée nationale. A 72 ans, ministre pour la première fois voilà trois décennies, il cherche encore un dernier rôle de premier plan, n’envisageant visiblement sa sortie que par ce passage par une grande porte. Désespérant… Dans le camp d’en face, Jean-Claude Gaudin affiche le même age mais garde toujours la barre de Marseille, la 2e ville de France, influençant à Paris depuis un tiers de siècle…

 

Nos politiques pourraient s’inspirer des sportifs. Non pas pour les combines, le recours au dopage, mais sur le fait que beaucoup évitent l’année, la saison ou le match de trop… Guy Roux l’a compris, après une ultime tentative à Lens à 69 ans, en 2007. Depuis, il commente partout et fait plus de pub que Johnny H. Un autre syndrome. Sinon, on risque d’aller vers de grosses désillusions. N’est ce pas Sir Alex Ferguson ou Jeannie Longo ?

Alors, en politique comme en sport, ce n’est pas à un âge fixe qu’il faut savoir décrocher ou raccrocher, mais après un certain nombre de mandat ou de saisons. Quand les jambes, ou les électeurs, n’en peuvent plus ! Se retirer, un art maitrisé seulement par les plus grands.

Frédéric Gouis


Le monde n’est pas bipolaire

In Le fil on 20 février 2012 at 21:43

 

Alors, comme cela, le monde serait manichéen ? Le bien d’un côté, le mal de l’autre. Le noir ou le blanc ; le pour et le contre !

 

Et le gris ? Et l’abstention ? Qui peut se prévaloir de posséder LA solution. Celle qui s’impose à toutes les autres. Personne ! Les diplomates le savent trop bien, tout est une question de compromis, de petits pas, de mains tendues vers l’autre, de solution médiane. Etre opposé à une idée ne signifie pas donner sa caution à celle qui lui fait face dans son exact opposé !

 

Le système à deux têtes, le clivage, la bipolarité, “moi ou le chaos“, rien de cela n’est moteur de progrès ! Alors, être contre n’indique pas embrasser le point de vue de l’autre… Ainsi, on peut ne pas aimer le PSG, sans pour autant idolatrer Marseille mais avoir dans son coeur le HAC ou les Verts de 76 ; on peut aussi ne pas goûter au talent de Picasso, pas plus qu’à celui de Gauguin, et leur préferer Monet ou Cézanne…

 

La diversité, voilà la richesse d’une civilisation. D’ailleurs, l’esprit critique permet de faire avancer une démocratie. Du moins, la maintenir à un niveau sufissament éloigné de la monarchie…

Frédéric Gouis