Frédéric Gouis

HAC : continuons d’être unique !

In Le fil, LH Beach - Le Havre, Surf & Foot on 29 mars 2012 at 21:10

 

Le dépit des supporters marseillais fait peine à voir. Et ces mots, ce raisonnement, ces attitudes, viennent confirmer l’idée qu’entre le sud et le nord, les différences s’avèrent bien établies. Même si l’on entend des paroles et assiste à des comportements identiques au Havre, à Deschaseaux. Ma ville, mon stade… Ne copions pas cette outrance !

Certes, ce n’est pas simple de vivre une telle passion viscérale, accrochée au coeur comme d’autres se pâment pour la musique des années 70 ou le golf… Avec la nôtre, aimer et supporter un club de foot, que cherche-t-on ? Rêver un peu, non ? Déjà espérer. Parfois pleurer, comme le soir d’une finale de Coupe de Normandie, perdue aux tirs au but face à Rouen en 1976. Pleurer aussi un 11 mai 1985 au soir. De joie, cette fois. OK, deux mains suffisent pour compter les joies que le HAC nous a procuré depuis une décennie… Mais espérer ces émotions, voilà ce qui doit nous pousser à aimer et supporter notre HAC pour les (re)vivre. On les guette, longtemps parfois, pour des moments fugaces de bonheur. Alors, maso ? Possible…

Mais de là à lancer des grèves des encouragements. D’autres étaient bien restés dans le bus, remarquez… C‘est tout aussi con. Avec tous le respect que je nourris pour le public lensois (qui a utilisé ce moyen de grogne, lundi soir à Bollaert), c’est d’un nullisime. Vous payez une place pour assister à un spectacle, dont vous êtes un des acteurs (encore une fois, à Lens, ce n’est pas un vain mot). Et au final, en ne jouant pas votre rôle, vous, vous auto-pénalisez, vous le payeur. Ce gréviste n’aide pas son équipe. Quant à ceux qui sont payés pour produire le spectacle, les joueurs, ils s’en foutent comme de leurs premières Copa Mundial que les encouragements ne descendent pas des tribunes… Lorsque le public en arrive à se rebeller ainsi, la plupart des joueurs quittent le club en fin de saison, tant la situation sent la mort. Mais qui est là au mois d’août suivant ? Les mêmes supporters et le public qui s’enfile les matches de la division inférieure, tout en continuant à lâcher ses euros à l’entrée…

Alors, oui, soutenons le HAC. On s’en fout du président, de l’entraineur, des joueurs. C’est le maillot qu’il faut sauver ! Car oui, le HAC c’est unique ! « On va au HAC », ne l’oublions pas. Le maillot, qu’il soit Airness cette saison ou Nike l’an prochain, sera toujours ciel et marine en hommage à nos créateurs, étudiants venus d’Oxford et de Cambridge, qui, en plus de s’affronter sur la Tamise à coups d’aviron, jouaient déjà au foot, et ont importé ce sport naissant de l’autre côté du Channel.

Je ne veux faire taire les critiques. Je pratique aussi cette activité… D’ailleurs, l’épaisseur de notre dépit n’est-il pas à l’échelle de notre amour pour le HAC ? Je ne vais pas vous la refaire avec le coup du « je vais au HAC » et non pas « je vais au foot » ou « à Deschaseaux ». Quoi que… Bientôt, le nom du nouveau stade va animer les débats. Et faire nombre de déçus. Du coup, nous irons « au HAC » ! Alors quitte à payer, autant que ce soit pour continuer à espérer, à rêver, de vivre des moments de bonheur. Même s’ils sont fugaces. Notre ville possède le privilège d’abriter un club unique. Faisons tout pour le conserver ! Le HAC, mes que un club !

Frédéric Gouis

@FredGouis                             

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  1. Merci pour cet article qui, dans le contexte actuel, fait vraiment plaisir à lire. Je partage votre vision du supporteur acteur du match et le fait que les grève de supprteur, au fond, nous pénalisent plus, nous, supporteurs que les joueurs.

    Concernant l’aspect unique de notre club, il n’est hélas pas suffisament mis en avant par la direction actuelle. Aucune référence à nos origines, notre histoire. Pourquoi aller chercher des sois-disantes stars du réal pour inaugurer le nouveau stade ? Pourquoi ne pas simplement organiser un match avec les équipes d’Oxford et Cambridge ? Cela reviendrait beaucoup moins cher et au moins, on aurait commencé à se démarquer. Mais non, au lieu de ça, on continue de tenter de séduire le fan de foot de base pour qui seul l’argent, les titres, les joueurs renommés compte…

    Pour en revenir à votre article, je trouve dommage de terminer un texte pronant l’unicité du HAC par une devise Barcelonaise : « Le HAC, mes que un club ». Cette dernière phrase fait perdre de la crédibilité à un article qui dans son ensemble était très bien écrit et illustré par des exemples.

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